Smedley - La pression des pneus, un problème de performance et de sécurité

À l'issue du Grand Prix d'Italie, la pression des pneus était au cœur des discussions.

Les deux pilotes Mercedes sont en effet sous investigation des commissaires, s'étant trouvés en-dessous de la pression recommandée par Pirelli pour les pneumatiques.

Tandis que cela ne devrait pas avoir d'impact sur Nico Rosberg, qui a abandonné en fin de course lorsque son moteur a rendu l'âme, Lewis Hamilton pourrait perdre sa victoire.

"Je n'ai pas tous les détails bien sûr, mais je pense que les pressions étaient vérifiées sur la grille et que les Mercedes n'avaient pas la pression minimum stipulée au début du week-end," commentait Rob Smedley, directeur de la performance chez Williams, sur Sky Sports F1.

"Nous avons mis en place un processus qui ne permettrait pas aux pneus de descendre sous le minimum demandé. La FIA a utilisé un outil de mesure, et visiblement les pressions étaient trop basses. C'était une recommandation très nette de la part de la FIA et de Pirelli, et donc nous avons mis en place des processus pour assurer que les pneus restent toujours au-dessus du minimum. Visiblement Mercedes a eu plus de mal."

Selon Smedley, il est clair que rouler en-dessous de la pression imposée par Pirelli représente un avantage en termes de performance, mais il s'agit également de sécurité, après les délaminations survenues à Spa-Francorchamps.

"C'est un problème de sécurité, ce n'est pas un souci de légalité ou d'avantage, c'est simplement la sécurité. Les pressions descendent lentement une fois que les couvertures sont enlevées, la masse est assez imposante, donc ça reste assez lent."

"0.3 PSI ne donne pas vraiment un grand avantage de performance, 1.1 déjà un peu plus. Il y a vraiment un avantage de performance toutefois si vous roulez sous le minimum," conclut le Britannique.

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