Suspensions 2017 - Une décision de la FIA avant les essais

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Suspensions 2017 - Une décision de la FIA avant les essais
Jonathan Noble
Par : Jonathan Noble
13 févr. 2017 à 10:52

La Fédération Internationale de l'Automobile devrait prendre une décision sur la légalité des systèmes de suspension contestés avant les premiers essais hivernaux de Formule 1, à la suite de discussions entre les équipes.

Les débats se poursuivent au sujet de ces systèmes de suspension pré-chargée, après que Ferrari a fait une demande de clarification au sujet des éléments dont le but est la performance aérodynamique.

Dans cette lettre envoyée au directeur de course Charlie Whiting, Simone Resta, designer en chef de la Scuderia, évoquait le cas de ce système qui pourrait reproduire le système FRIC (Avant et Arrière InterConnectés, sans lien physique entre l'avant et l'arrière de la voiture) inventé par Mercedes.

Selon cette lettre, ce concept irait au-delà de la simple maniabilité de la voiture et pourrait améliorer la performance grâce à une hauteur de caisse et une aérodynamique améliorées.

"Leur contribution au but primaire de la suspension, à savoir l'attachement des roues à la voiture d'une façon qui isole la partie suspendue des perturbations de la route, est faible, tandis que leur effet sur la hauteur de caisse, et par conséquent sur la performance aérodynamique, est bien plus grand, si bien qu'à notre avis, cela pourrait justifier le poids additionnel et la complexité du design", écrit Resta.

"Par conséquent, nous remettons en question la légalité de ces systèmes selon l'Article 3.15 et son interprétation dans la Directive Technique 002-11, qui fait la différence entre les détails qui sont 'entièrement liés au but premier du système de suspension' et ceux 'qui ont été conçus pour influencer directement la performance aérodynamique de la voiture'."

La réponse de Whiting a été claire : selon lui, tout système de suspension qui se comporterait ainsi serait en infraction avec le règlement.

"Selon nous, tout système de suspension qui est capable d'influencer le comportement du système de suspension de la voiture de la façon que vous décrivez dans les paragraphes 1) et 2) contreviendrait probablement à l'Article 3.15 de la Réglementation Technique F1", a-t-il répondu.

Prendre les rivaux à défaut

La requête de Ferrari n'aurait pas pour but de donner le feu vert à un système que la Scuderia souhaite développer, mais de savoir si les concepts utilisés par les équipes rivales sont légaux. En effet, Mercedes et Red Bull seraient en train de pousser la complexité des suspensions à la limite, même si ces teams n'ont pas le sentiment que la décision en question concerne leurs suspensions.

Malgré la réponse initiale de Whiting, le sujet a continué d'être débattu par les équipes à l'aube de la saison 2017, notamment dans le cadre d'une réunion des directeurs techniques avec la FIA la semaine dernière. Cependant, les concurrents n'ont atteint aucun consensus quant à ce qui devrait être autorisé ou non.

Diverses idées ont été proposées, notamment un retour aux suspensions conventionnelles, un passage à la suspension active ou l'absence de restriction sur les concepts hydrauliques actuels, mais les opinions des équipes étaient divisées.

Une directive à venir

À la lumière de la situation et du fait que la technologie des suspensions joue un rôle crucial sur le niveau de performance de la voiture, une nouvelle Directive Technique de Whiting à ce sujet devrait arriver dans la prochaine quinzaine de jours.

Cette directive imposera-t-elle des restrictions sur les suspensions développées par les équipes, les contraignant à une révision majeure avant la saison 2017, ou autorisera-t-elle les systèmes complexes vis-à-vis de la réglementation ? C'est difficile à dire.

Cependant, il est espéré que la décision clarifiera ce qui est autorisé ou non, et son arrivée avant les essais hivernaux permettra aux écuries de retomber sur leurs pattes avant la première manche de la saison, le mois prochain. En cas de désaccord sur la situation, il est toutefois possible que le conflit aboutisse sur une confrontation au Grand Prix d'Australie.

En effet, les équipes sont conscientes que l'opinion de Whiting n'est que consultative, et que seuls les commissaires de course peuvent prendre une décision définitive sur l'interprétation de la réglementation, ainsi que la Cour d'Appel Internationale de la FIA. Cela signifie que si une équipe est mécontente des agissements d'un team rival, elle pourra protester officiellement lors d'un Grand Prix.

Les essais hivernaux débutent à Barcelone le 27 février.

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Séries Formule 1
Auteur Jonathan Noble
Type d'article Actualités