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Toto Wolff - "Il y a encore de vraies personnalités en F1"

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Toto Wolff - "Il y a encore de vraies personnalités en F1"
Par :
25 juin 2015 à 16:14

Susie Wolff, pilote de développement Williams avec son mariToto Wolff, Président exécutif de Mercedes AMG F1
Toto Wolff, Mercedes AMG F1 Team
(Gauche à Droite) : Toto Wolff et Nico Rosberg, Mercedes AMG F1
Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 sur le podium avec Gerhard Berger
Le vainqueur Nico Rosberg, Mercedes AMG F1 fête sa victoire avec son équipier Lewis Hamilton, Mercedes AMG F1 dans le Parc Fermé
Sebastian Vettel, Ferrari SF15-T

Le patron de l’équipe Mercedes, Toto Wolff, a donné son avis sur le supposé manque de vraies personnalités en Formule 1 de nos jours. Un thème récurrent sur le paddock, et qui revient assez régulièrement dans les conversations ces temps-ci.

Âge de 43 ans, Wolff est bien placé pour parler.

Quand j’étais jeune, j’étais fan [de F1],” se souvient-il d’après Speed Week. “Quand je marchais dans le paddock, et que Herr [Jacques] Laffite passait non loin de là, j’étais tout excité.”

Bernie Ecclestone lui-même ne s’était pas privé d’ajouter son grain de sel à Monaco, s’en prenant tout particulièrement à Nico Rosberg et Sebastian Vettel alors que Lewis Hamilton serait, selon lui, la seule vraie “star” du plateau.

Mais tout en admettant que les pilotes n’ont plus autant de personnalité qu’à une époque, l’Allemand tempère les avis trop tranchés sur la question.

Est-ce que cela a changé aujourd’hui parce que les pilotes sont plus jeunes ? Ou parce que dans le monde moderne, nous avons tous la surcharge sensorielle ?” interroge-t-il. “C’est difficile à dire. Mais je suis convaincu que nous avons toujours de vraies personnalités en Formule 1.”

Communication et formatage

Il est vrai que pour qui a connu l’époque de tous les dangers en F1, quand plusieurs pilotes perdaient la vie ou étaient grièvement blessés chaque année, la notion d’héroïsme est sans doute moins présente.

Mais il n’y a pas que cela: dans les années 80 par exemple, outre Ayrton Senna et Alain Prost dont les joutes sur la piste et en dehors passionnaient le grand public – même celui qui ne s’intéressait pas particulièrement à la F1 –, les Nigel Mansell, Nelson Piquet ou Gerhard Berger avaient tous une personnalité bien trempée et qui leur était propre.

Plus que de s’en prendre aux pilotes eux-même, c’est au “système” que Wolff adresse ses reproches.

Si quelqu’un comme Lewis Hamilton arrive sur le circuit avec ses chiens, ou qu’il s’intéresse à la musique, alors il aussitôt montré du doigt,” dit-il. “Mais si Sebastian Vettel protège sa vie privée, il est accusé de ne pas être assez intéressant. C’est un peu: quoi que vous fassiez, vous avez tort.”

La raison est donc peut-être que les gens ne sont jamais contents. Mais cette situation est aussi due, sans doute, à notre époque toute en communication et formatage. Et la Formule 1 n’est pas la seule touchée.

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À propos de cet article

Séries Formule 1
Auteur Jean-Philippe Vennin