Le travail de Honda a aussi facilité l'envol de Verstappen

Max Verstappen s'est dit surpris par la qualité de son impulsion au départ du Grand Prix d'Émilie-Romagne, mais Honda a mis les bouchées doubles cet hiver pour améliorer ce point spécifique.

Le travail de Honda a aussi facilité l'envol de Verstappen

Vainqueur du Grand Prix d'Émilie-Romagne dimanche dernier, Max Verstappen n'a presque pas tremblé malgré des conditions difficiles. Surtout, le Néerlandais était déçu de sa séance de qualifications et ne partait "que" troisième sur la grille de départ. Un handicap qu'il a effacé dès le premier freinage, prenant le dessus sur Lewis Hamilton, non sans avoir profité d'un envol parfait.

Ce dernier point a surpris le pilote Red Bull Racing, qui dans un passé récent a connu toutes les peines du monde dans cet exercice sur le mouillé. On se souvient que l'an dernier à Istanbul, les deux RB16 étaient restées scotchées sur la grille et avaient perdu de nombreuses places avant même le premier virage. Ce scénario cauchemardesque ne s'est donc pas reproduit.

"Une course comme celle-ci n'est jamais facile, c'est assez stressant pour prendre les bonnes décisions", rappelle Verstappen après son succès à Imola. "Je crois que la clé était de prendre ce bon envol, ce qui a aussi été une petite surprise pour moi ! Après l'an dernier, où nous avons toujours eu du mal sur le mouillé, nous avons clairement progressé durant l'hiver et le début de la saison, et c'était très bien. [...] On essaie toujours de prendre le meilleur départ possible, et une fois que j'ai vu que l'envol était très bon, je me suis lancé. C'était évidemment très important."

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Pour résoudre ce point faible qui handicapait la RB16 mais ne semble plus affecter son héritière qu'est la RB16B, Red Bull a surtout compté sur les efforts fournis par Honda avec sa nouvelle unité de puissance. "Honda a fait un excellent travail durant l'hiver", insiste Christian Horner, directeur de Red Bull Racing. "Ils ont vraiment travaillé dur et tout le mérite leur en revient. C'est leur première victoire à Imola depuis Senna en 1991, donc c'est génial pour eux d'obtenir un tel résultat. Et franchement, nous n'aurions pas pu le faire sans leur soutien. C'est vraiment encourageant."

Ce travail sur le moteur et plus particulièrement sur les départs, Honda confirme y avoir consacré du temps et de l'énergie. "Nous avons passé en revue les paramètres de départ, examiné soigneusement ce qui s'était mal passé en Turquie l'an dernier, et réfléchi aux paramètres à modifier pour améliorer ça", précise Toyoharu Tanabe, directeur technique F1 de Honda. "Ça s'est fait par une combinaison technique, comme au niveau du contrôle d'embrayage côté véhicule et au niveau du couple requis côté moteur. Le système de départ est très complexe et nous avons continué à le développer avec l'équipe cette année. Aujourd'hui le résultat est clair. Nous avons pu démontrer le résultat de notre développement."

Une frayeur au restart

Verstappen a mené l'essentiel du Grand Prix à Imola et il est parvenu à résister aux éléments perturbateurs, notamment le drapeau rouge consécutif au violent accident survenu entre Valtteri Bottas et George Russell à Tamburello. La seule grosse frayeur du Néerlandais demeure finalement cette brève perte de contrôle alors qu'il donnait le tempo pour relancer l'épreuve après que la voiture de sécurité se soit effacée.

"Prendre la bonne décision au bon moment pour passer des intermédiaires aux slicks n'était pas facile, car j'ai vu quelques pilotes devant moi en slicks mais ils avaient beaucoup de mal", précise Verstappen. "Mais même en intermédiaires, les pneus étaient morts, donc continuer avec était difficile, ça glissait énormément. Si l'on allait quelques centimètres hors de la trajectoire, on perdait la voiture, donc ce n'était pas simple. Mais une fois que nous avons passé les slicks, tout allait bien."

"Après, il y a évidemment eu le drapeau rouge, avec énormément de débris au virage 2, donc l'avantage [que j'avais pris] avait disparu. Et puis j'ai eu ce mauvais moment au restart. C'était quelque chose. Il fallait chauffer les pneus ! Mais après ça allait."

Avec Ken Tanaka  

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