Trois moteurs par an, "une vraie folie" pour Horner
La saison prochaine, ce sont trois unités de puissance par monoplace qui pourront être utilisées pour boucler les 21 week-ends de Grand Prix de la saison. Une "vraie folie", selon Christian Horner, directeur de Red Bull Racing.
Qu'il est loin, le temps où l'utilisation des moteurs n'était pas limitée ! Cela fait déjà une quinzaine d'années, et depuis la règle imposant un seul moteur par week-end en 2004, les exigences ne sont pas allées en s'assouplissant, bien au contraire.
Lorsque la réglementation des moteurs V6 turbo hybrides a été établie, il était prévu d'avoir initialement cinq unités de puissance par saison, puis quatre en 2017 et trois en 2018 – avec seulement deux éléments pour le MGU-K, l'unité de contrôle électronique et la batterie.
Or, les difficultés rencontrées par Renault et surtout par Honda au niveau de la fiabilité cette saison laissent imaginer qu'il leur sera particulièrement ardu de ne pas dépasser la limite fixée pour l'an prochain. Red Bull avait ainsi proposé de maintenir les quatre unités de puissance par saison en 2018, mais Ferrari y a opposé son veto.
"Pour moi, c'est une vraie folie", déclare Christian Horner pour Channel 4. "Nous venons de faire cette année avec six moteurs, je crois. Passer à trois l'an prochain avec plus de courses, c'est débile, franchement. On brûle quand même ces moteurs au banc d'essai, mais la réalité, c'est que ça n'économise pas d'argent."
"Ces pénalités sur la grille, je pense que personne n'aime les voir dans l'envergure que ça prend actuellement. Si on arrivait à la dernière course et que ça se décidait avec les pénalités moteur, ça ne serait pas génial."
"Nous voulons voir les gars en piste, sans perdre toute prudence au niveau des coûts, mais pour moi, cinq moteurs pour un championnat de 21 courses, ce serait un chiffre plus raisonnable et logique."
Finir la saison sans pénalité
Red Bull va désormais espérer que ses pilotes Daniel Ricciardo et Max Verstappen pourront conclure cet ultime week-end de Grand Prix sans défaillance mécanique, alors que Renault est sur la corde raide quant aux pièces disponibles pour les unités de puissance.
"Aujourd'hui, nous avons dans la voiture des unités de puissances plus vieilles qui ont déjà été utilisées, donc si nous faisons les EL1 et les EL2 sans changement de moteur, cela nous mettra en meilleure position pour samedi et dimanche, où nous espérerons pouvoir prendre un peu moins de précaution", conclut Horner.
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