V6 Hybrides - Que le temps des critiques semble loin pour Vettel

Après avoir traversé une saison 2014 à oublier, durant laquelle il ne mâchait pas ses mots sur la nouvelle technologie moteur, le pilote allemand a retrouvé le goût de la victoire... et le plaisir de piloter sa monoplace.

Qu’il semble loin le temps où Sebastian Vettel avait répondu par un laconique "C’est de la merde" quand on lui demandait ce qu’il pensait des nouvelles unités de puissance turbo hybrides. Pourtant, cela ne remonte qu’à un an et demi. Certes, le pilote allemand répondait principalement à la question portant sur la sonorité réduite des V6 par rapport aux précédents V8, mais le propos avait fait le tour des médias et le quadruple Champion du Monde s’était fait taper sur les doigts. 

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts - toujours plus vite qu’ailleurs en Formule 1 - et après une saison 2014 famélique chez Red Bull Racing, Vettel a retrouvé le chemin du succès en rejoignant Ferrari. Avec trois victoires à la clé cette saison, il a de nouveau affiché ce qui a fait son succès entre 2010 et 2013, plus particulièrement à Singapour en dominant de bout en bout une course parfaitement maîtrisée. De quoi confirmer ce que l’on imaginait déjà facilement : piloter une monoplace performante peut faire changer d’avis. 

Contre-nature pour un pilote

Désormais, le pilote allemand n’est plus aussi critique qu’il a pu l’être envers les nouvelles motorisations. Il rappelle que ce sont les monoplaces dans leur ensemble qui ont énormément évolué l’an dernier, et que le moteur n’est qu’un aspect parmi d’autres de ces changements. 

"Je pense évidemment que les voitures ont énormément changé entre 2013 et 2014, pas seulement l’unité de puissance mais aussi la voiture en elle-même", explique-t-il. "Alors je crois que pour nous tous c’était une expérience d’avoir beaucoup moins de grip disponible, ce qui n’est évidemment pas la bonne direction dans laquelle aller pour un pilote, car on veut toujours aller plus vite." 

Plus frustrant pour le fan que pour le pilote

L’année 2014 vierge de toute victoire n’est déjà qu’un lointain souvenir pour un Vettel qui y a pourtant appris beaucoup. Et cette année, au volant d’une SF15-T qui a su se rapprocher du niveau des Mercedes, le plaisir semble bel et bien revenu. Presque comme par magie. 

"Il y avait certaines choses auxquelles j’ai dû m’habituer et, c’est sûr, au début de l’année dernière ce n’était pas génial en acquérant de l’expérience avec cette génération de voitures", admet Vettel. "Par-dessus tout, j’ai connu une saison difficile pour plusieurs raisons mais oui, je crois avoir plus de contrôle et être plus à l’aise avec la voiture de cette année par rapport à celle de l'an dernier. C’est pour de nombreuses raisons, mais je ne crois pas que ce soit vraiment dû à l’unité de puissance." 

Qui aurait même pu imaginer il y a un an que Vettel irait jusqu’à faire l’éloge, du point de vue du pilote, d’une technologie hybride qui a du mal à se faire comprendre du public ?

"Je crois que l’unité de puissance, pour nous les pilotes, est comme elle est. Je crois que nous n’avons probablement pas la même position que les fans en ce qui concerne le bruit. Bien sûr, c’est un pas en arrière, mais en termes de technologie derrière tout ça, c’est incroyable."

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Tags critique, moteur, plaisir, unité de puissance, v6 turbo