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Actualités

La F1 veut valoriser le fait de détenir une écurie

Pour Liberty Media et la FIA, la question des nouvelles écuries en Formule 1 est un dossier sensible qui est abordé avec énormément de prudence.

Lawrence Stroll, propriétaire, Racing Point

Sur le papier, attirer de nouvelles entités dès que possible pourrait être particulièrement tentant, mais dans les faits, l'histoire a montré les risques que cela pouvait comporter. L'épisode HRT-Caterham-Manor en reste aujourd'hui l'illustration. Inutile donc d'en faire une idée fixe, et encore moins un sujet de précipitation. PDG de la F1, Chase Carey le dit lui-même, le crédo des dirigeants de la discipline est de privilégier "la qualité plus que la quantité".

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Ces derniers mois, plusieurs projets ont émergé pour mettre sur pieds une écurie en Formule 1, notamment Panthera et Campos, faisant état de discussions avec les pontes de la catégorie reine. Chase Carey ne nie pas l'existence de ces échanges, mais rappelle fermement que les conditions ne sont pas forcément réunies. L'Américain est très clair : avant d'attirer de nouvelles écuries, la F1 doit rendre le simple fait d'en posséder une beaucoup plus valorisant.

"La plupart des gens avec qui j'ai eu des discussions préliminaires veulent voir des règles en place qui offrent un cadre pour un business model plus sain", explique Chase Carey. "Un niveau équitable, ou ce qu'ils considèrent comme tel, de redistribution des revenus. Il y aussi le fait que tout dépend comment vous allez dépenser votre argent, et pas forcément de combien vous allez dépenser. Nous voulons que le fait de posséder une équipe, comme dans d'autres sports, soit valorisé. Comment rendons-nous le fait d'avoir une équipe digne d'une bonne proposition commerciale, et pas seulement la quête d'une passion ?"

Des freins à faire disparaître

Romain Grosjean, Haas F1 Team VF-19

Sur l'actuelle grille F1, le dernier arrivant demeure Haas, qui a fait son entrée en 2016. La structure américaine a fait les frais d'une règle financière très rebutante, puisque la redistribution des primes ne se fait qu'après deux années passées dans le top 10 du championnat. Ce verrou devrait justement sauter avec la négociation des futurs Accords Concorde.

"Si vous venez, vous devez faire partie de la F1 et ne pas être quelqu'un de seconde classe", reconnaît Chase Carey. "Arriver et être quelqu'un de seconde classe, je pense que c'est un frein. Quand quelqu'un s'engage, c'est pour investir dans un bon business, pas seulement une discipline formidable. Si je viens et que je ne suis pas considéré comme quelqu'un de premier ordre, qui fait partie du club, alors ça me dissuade."

Sur cette question, il ne fait aucun doute que la F1 et la FIA sont sur la même ligne. Président de la fédération internationale, Jean Todt est lui aussi très réservé sur les projets dont il a eu connaissance, et donne à son tour la priorité aux structures déjà bien installées dans la discipline. 

"Je soutiens les équipes [existantes], car si l'on a 12 équipes, ça retire évidemment de la valeur", précise-t-il. "Nous avons reçu des propositions d'engagement intéressantes, nous avons souvent des équipes qui veulent venir, et nous n'avons jamais vraiment été convaincus par la solidité de ces équipes. Mais si nous pouvions être convaincus par une bonne équipe qui veut nous rejoindre, je serais plutôt heureux d'avoir 12 écuries en F1. Mais ça fonctionne avec dix équipes. S'il y a dix équipes compétitives, ça peut très bien fonctionner."

Une vue d'ensemble de la grille

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