Vasseur s'en prend vivement aux critiques et aux rumeurs autour de Ferrari
Alors que l'avenir de Frédéric Vasseur chez Ferrari est au centre des spéculations depuis quelques semaines, le dirigeant français a vivement réagi ce vendredi à Montréal.
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images via Getty Images
Le directeur de Ferrari Formula 1, Fred Vasseur, s'en est pris aux médias italiens après que des questions ont été soulevées quant à son avenir au sein de l'équipe. Ces hypothèses ont été relayées par deux grands journaux italiens, la Gazzetta della Sport et le Corriere della Sera, tout comme l'impact de l'arrivée de l'ingénieur Loïc Serra, venu en provenance de Mercedes.
Vasseur s'est montré particulièrement agacé par les spéculations incessantes sur son avenir et celui de membres clés de son équipe, déclarant en avoir assez de cette situation et que les journalistes devaient se rappeler qu'ils avaient affaire à des "personnes et non à des objets".
"Il ne s'agit pas de moi, je peux gérer ça", a déclaré Vasseur, qui a rejoint Ferrari en provenance de Stake Sauber en 2023. "Il s'agit davantage des membres de l'équipe, et jeter leur nom en pâture comme ça est irrespectueux envers eux et leur famille. Nous avons eu le cas l'année dernière avec le responsable de l'aérodynamique [Diego Tondi] et nous avons eu un autre [membre du personnel] nommé cette saison."
"Je ne sais pas ce qui est visé. Je ne comprends pas l'objectif. Peut-être est-ce pour nuire à l'équipe, mais dans ce cas, je ne vois pas l'intérêt. Peut-être que pour eux, c'est la seule façon d'exister, mais cela nuit vraiment à l'équipe."
Loïc Serra, Ferrari
Photo de: Ferrari
"À un certain moment, c'est le manque de concentration qui fait la différence, et quand on se bat pour le championnat, chaque détail compte. Et depuis le début du week-end, c'est tout ce dont on parle. Si leur objectif est de mettre l'équipe dans cette situation, ils ont atteint leur but. Mais je pense que c'est vraiment... Ce n'est pas comme ça qu'on va gagner un championnat. Et en tout cas pas avec ce genre de journalistes autour de nous."
Vasseur a poursuivi : "À un moment donné, nous devons considérer que les personnes qui font partie de chaque équipe du championnat travaillent très dur. Ils y mettent toute leur énergie, parfois ils font des sacrifices pour leur famille, alors citer des noms comme ça dans la presse, je trouve ça très, très dur."
"Il faut comprendre que lorsqu'un journaliste dit que Ferrari va recruter telle personne pour tel poste, il y a quelqu'un qui occupe ce poste et qui, le dimanche soir, se dit : 'OK, demain matin, je n'aurai plus de travail si ce qui est écrit dans le journal est vrai, quelqu'un va prendre ma place'. Nous sommes dans cette situation tous les jours en Italie et c'est trop. Si nous voulons réussir, nous devons pouvoir travailler dans un environnement sain, et ce n'est pas le cas actuellement."
L'usine de Maranello.
Photo de: Motorsport Images
Vasseur a déclaré qu'il allait aborder la question avec son personnel à Maranello afin de les rassurer quant à leur avenir au sein de l'équipe. Il a ajouté : "Je vais aller voir les gars lundi matin pour leur dire : 'Les gars, ce n'est pas vrai'. Mais je ne suis pas pompier, c'est juste une question de respect."
"Je sais que nous en sommes arrivés à un point où ils [la presse italienne] sont capables de répandre une rumeur sur quelqu'un que je n'ai jamais rencontré de ma vie. Nous parlons de gens, nous ne parlons pas d'objets, et tout le monde doit faire preuve d'un minimum de respect."
Plus tard, au micro de Canal+, il a ajouté : "Quand on jette des noms comme ça en pâture ou qu'on invente des recrutements qui n'ont jamais existé ou qu'on dit que Charles [Leclerc] va partir chez Mercedes l'année prochaine ou... Je pense que la seule raison, c'est soit des journalistes qui espèrent faire du clic et espèrent exister avec ça, soit pour perturber l'équipe, ou peut-être les deux."
"Mais en tout cas, s'ils se veulent supporters ou proches de l'équipe, c'est raté parce que... Il faut se poser les bonnes questions si Ferrari ne gagne pas depuis quelques années : on a changé le team principal, on a changé les pilotes, on a changé à peu près tout sauf une chose."
"Mon poste est fragile par définition. C'est comme un entraîneur de foot : on sait que quand on fait ce job, chez Ferrari ou ailleurs, on est exposés et je crois que les teams principals, il y en a trois qui changent par saison. Donc je ne suis pas venu en me disant 'je viens là pour la vie'. J'essaie juste de développer l'équipe, de progresser, de faire des choses, de créer quelque chose."
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