Vatanen s'oppose à une exclusion de Renault

Candidat à la présidence de la FIA, Ari Vatanen s'est exprimé sur l'affaire Singapour 2008, souvent surnommée "crashgate", et estime qu'il faudrait éviter une exclusion de l'écurie Renault

Candidat à la présidence de la FIA, Ari Vatanen s'est exprimé sur l'affaire Singapour 2008, souvent surnommée "crashgate", et estime qu'il faudrait éviter une exclusion de l'écurie Renault.

C'est demain que le Conseil Mondial du Sport Automobile va se réunir et décider des sanctions à infliger à l'équipe française. Plusieurs sanctions sont possibles, allant de la simple amende à l'exclusion définitive bien qu'une suspension d'une ou plusieurs courses assortie d'une amende soit le verdict le plus probable.

"Renault a plus ou moins reçu sa punition en termes d'image et nous devons voir le contexte dans son ensemble. Ne pas se focaliser uniquement sur cet incident et voir ce qu'on peut faire à la FIA et pour le sport," a déclaré Vatanen dans une émission de la BBC.

"Si Renault est exclue, ce ne serait pas le résultat d'une juste indépendante. Nous devons faire en sorte d'être justes, avec une justice entièrement indépendante, autrement les gens auront toujours une question. Qu'y a-t-il derrière ça ?"

L'ancien champion du monde de rallye remet également en cause l'immunité accordée à Nelson Piquet Jr par la Fédération Internationale de l'Automobile, jugeant que le Brésilien devrait assumer le fait d'avoir accepté de se "crasher" volontairement.

"Le système d'immunité est très dangereux. Je pense que les gens devraient assumer les résultats de leurs actes. Pour lui, la décision finale était de le faire ou de ne pas le faire et il ne peut pas échapper à cette responsabilité."

"Nous devons nous rappeler qu'il a révélé l'affaire après avoir été mis à la porte. Ce n'est donc pas aussi clair que ça en a l'air. Il y a eu beaucoup de choses similaires ces dix dernières années où des pilotes ont fait des choses délibérément et leurs condamnations n'ont pas été sur un pied d'égalité," ajoute-t-il.

"Il y a eu beaucoup de jeux de pouvoir, de vendettas et de justice très sélective et cela ne peut pas créer une atmosphère de confiance. L'incident de Renault est une autre sale histoire d'auto-destruction."

S'il est élu à la tête de la FIA le mois prochain, Vatanen promet de faire de la prévention des scandales de ce genre sa principale ligne de conduite et d'instaurer une atmosphère de confiance.

"L'affaire Renault n'est que la partie immergée de l'iceberg. Il semblerait qu'on passe d'une affaire à l'autre, de l'affaire d'espionnage au "crashgate" et beaucoup d'autres choses. L'image de la FIA et du sport a été ternie."

"Nous ne pouvons pas continuer dans cette voie avec ce type de gouvernance. Nous avons des millions et des millions de fans à travers le monde et de grands acteurs en Formule 1 et pour les garder en Formule 1, il nous faut une gouvernance qui inspire la confiance et ce n'est pas le cas aujourd'hui," conclut le Finlandais.

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Séries Formule 1
Pilotes Nelson Piquet , Ari Vatanen
Type d'article Actualités