Vergne - "Localiser les problèmes"

Jerez, G

Jerez, G.N. - Jean-Eric Vergne a connu une nouvelle journée de tests compliquée avec Toro Rosso, la machine du team autrichien étant grevée de problèmes liées à la nouvelle propulsion hybride de Renault, tout comme chez Red Bull et Marussia. Avant de mettre pied à terre pour de bon à 16h20, Vergne avait déjà connu une éprouvante journée avec très peu de temps passé en piste. ToileF1 a passé quelques instants avec lui après la pause déjeuner.

Ce sont des tests qui sont très difficiles jusqu’à présent, car on rencontre quelques soucis au niveau du moteur, bien évidemment. On essaie d’avoir la meilleure communication possible avec les ingés pour, d’une part, localiser le problème le plus rapidement possible, et d’autre part, le corriger”, décrit-il.

Dans la matinée, Vergne a été l’auteur d’une petite pirouette dans la chicane, sur une soudaine perte de motricité. Le Français confirme qu’il s’agit de l’une des conséquences des ennuis rencontrés au niveau du moteur.

On a des problèmes de régulation de couple. Plus d’un, malheureusement ! Ce qui s’est passé ce matin, c’est que la piste était un peu humide. J’étais constant au niveau de l’accélérateur et d’un seul coup, le turbo s’est mis à marcher, sans prévenir. C’est pour cela que c’est parti en tête-à-queue”.



La nouveauté du dosage et des contraintes spécifiques la nouvelle auto sont encore inconnues de JEV, qui n’est actuellement avec Toro Rosso qu’au stade où certaines équipes se trouvaient lors de la première journée de tests. “Pour l’instant, c’est tellement loin de la réalité que c’est impossible à dire”, confirme-t-il, préférant aborder sa relation de travail avec ses ingénieurs. Après plusieurs saisons dans le team et une connaissance pointue des protocoles de fonctionnement de l’équipe, JEV est au cœur du dialogue technique, ce qui est un petit peu plus compliqué pour son jeune coéquipier, Daniil Kvyat. “Effectivement, l’expertise est un peu meilleure. L’expérience aide, surtout dans des journées comme ça, à localiser les problèmes. J’espère être d’une bonne utilité à l’équipe pour l’emmener dans la bonne direction. Pour le moment, nous sommes tellement loin de l’aspect performance qu’on ne discute pas de grand-chose, si ce n’est de comment solutionner les problèmes. J’essaie de donner le meilleur ressenti possible aux ingénieurs, de manière à ce qu’ils puissent aller droit aux problèmes, sans perdre de temps”. “J’ai roulé sur le papier, mais je n’ai jamais « tiré » la voiture. Evidemment, la clé va être la fiabilité. Il va être super important d’avoir une voiture fiable pour la première course. C’est la priorité”, décrit-il, sur la réserve. Pendant la phase de préparation de la saison, Vergne s’est rendu à l’usine pour soutenir l’effort collectif. “Oui, j’y ai passé en tout environ une semaine. Simulateur, moulage de baquet, entretiens avec les ingénieurs dans l’équipe pour essayer de comprendre tout ce qu’il se passe de nouveau sur la voiture”… Pour JEV, la trêve hivernale a aussi servi à se rendre en stage de mise en condition physique de 15 jours en solo à la montagne, en même temps que celui de l’équipe de France FFSA.

Faites partie de quelque chose de grand

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Jean-Éric Vergne , Daniil Kvyat
Équipes Toro Rosso
Type d'article Actualités