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Pour Verstappen, Ferrari "arrête de tricher" : la Scuderia s'indigne

Max Verstappen a affirmé sans détour que Ferrari avait triché avec la légalité de son moteur lors des derniers Grands Prix, provoquant l'indignation de l'écurie italienne à Austin.

Sebastian Vettel, Ferrari, avec Max Verstappen, Red Bull Racing

Troisième du Grand Prix des États-Unis, Max Verstappen a été le seul capable de suivre le rythme des Mercedes dimanche sur le Circuit des Amériques, sans toutefois venir s'immiscer directement dans la lutte pour la victoire. Au volant d'une Red Bull retrouvée depuis deux courses, le Néerlandais a renoué avec le podium, avant de se fendre d'une remarque qui n'est pas passée inaperçue.

Interrogé sur le niveau de performance étonnant des Ferrari à Austin, le Néerlandais a répondu au micro de Ziggo Sport : "C'est ce qui arrive quand on arrête de tricher, évidemment. Maintenant, nous devons garder un œil là-dessus." Ces propos, Verstappen les a maintenus lors de la conférence de presse organisée après le Grand Prix, laissant entendre que la publication d'une Directive Technique par la FIA il y a quelques jours était le facteur expliquant cette baisse de forme de la Scuderia. "Je ne suis pas surpris du tout à ce sujet", a-t-il martelé. "Après ce qui est sorti. Ça explique tout."

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Depuis la fin de l'été et la dynamique enclenchée par Ferrari, avec trois victoires consécutives décrochées à Spa, Monza et Singapour, ainsi qu'une domination qui a duré jusqu'à ce week-end en qualifications, les rumeurs enflent autour de la légalité de l'unité de puissance italienne. Plusieurs écuries ont demandé à la FIA de clarifier des pratiques supposées, sans succès, avant que Red Bull Racing n'emprunte une voie plus formelle en posant une question claire à l'instance internationale. La demande de clarification portait sur le contournement éventuel du débitmètre, ce à quoi la FIA a répondu de manière ferme en se reportant au Règlement Technique.

Binotto : Des propos qui font "du tort à la F1"

Devant les déclarations accusatrices de Verstappen, Charles Leclerc s'est montré circonspect. Le Monégasque, quatrième dimanche, a terminé loin du podium et à plus de 50 secondes du vainqueur Valtteri Bottas. "Pour être franc, je pense que c'est une blague", ne peut qu'imaginer le pilote Ferrari en apprenant les propos de son adversaire. "Il n'en a pas la moindre idée. Il n'est pas dans l'équipe. Nous savons exactement ce que nous faisons. Je ne sais pas pourquoi il parle. Il ne sait rien du tout à notre sujet."

Charles Leclerc, Ferrari SF90

Ce week-end, Verstappen n'est pas le seul à avoir fait de telles allusions à une éventuelle tricherie de Ferrari. Le pilote Red Bull n'a pas pris de pincettes dans ses commentaires, qui interviennent après ceux plus subtils et mesurés de Lewis Hamilton et Toto Wolff. Tous les deux se sont contentés d'évoquer une perte de puissance constatée chez Ferrari à Austin, laissant chacun libre d'interpréter leur propos. Pour Mattia Binotto, toute cette agitation n'a que trop duré.

"J'ai lu et entendu de nombreux commentaires ce week-end au sujet d'une Directive Technique et de son incidence sur nos voitures", a réagi le directeur de Ferrari. "J'ai entendu des commentaires à l'issue de la course qui sont très décevants. Dans les faits, je crois que nous étions très proches de la pole position [samedi], comme ce fut le cas lors du dernier Grand Prix. Je pense que Seb [Vettel] aurait pu faire la pole, mais il a peut-être été trop prudent dans un virage. Charles a rencontré un problème dans la matinée, a perdu tous les EL3 puis a dû revenir à un ancien moteur sur sa voiture. Dans l'ensemble, quand on regarde sa performance en Q3 et ce qui aurait pu être fait sans ce problème le matin, je suis quasiment sûr qu'il aurait également pu faire la pole. Alors je ne vois pas où est le problème."

"Si je prends la course, la vitesse en ligne droite n'était certainement pas un problème, tandis que nous avons rencontré de véritables ennuis avec l'adhérence de la voiture lors du premier relais, pour les deux pilotes. C'est le genre de commentaires qui fait du tort à la F1. Ce n'est pas bon pour la F1 et je pense que tout le monde devrait être un peu plus prudent."

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