Verstappen - Pas besoin de consignes, je serai loin devant Sainz
Max Verstappen pouvait légitimement entretenir de grands espoirs avec la cinquième place des qualifications du Grand Prix d'Australie, mais sa course a été un véritable cauchemar.
Les déboires de Lewis Hamilton au départ ont permis à Verstappen de s'emparer de la quatrième place. Toujours quatrième au 31e tour après avoir profité de l'abandon de Kimi Räikkönen, le Néerlandais a vu sa course prendre un mauvais tournant lorsqu'il est rentré au stand alors que son équipe n'était pas prête.
Perdant un temps précieux, Verstappen a repris la piste juste derrière la Renault de Jolyon Palmer et la Toro Rosso de Carlos Sainz. S'impatientant derrière son coéquipier qui n'arrivait pas à dépasser Palmer, le fils de Jos a réclamé à cor et à cri qu'on le laisse tenter sa chance avant de finir par partir à la faute. Est-ce la fin des consignes d'équipe chez Toro Rosso ?
"Franchement, je n'en sais rien et je m'en moque", lâche un Verstappen agacé. "Normalement, je devrais être loin devant. Ça devrait aller."
Le top 5 était possible
C'est donc un premier Grand Prix décevant pour une Scuderia Toro Rosso à fort potentiel, comme le montrent les 5e et 7e places des deux STR11 en qualifications, alors que l'équipe a quitté l'Australie avec seulement trois points dans son escarcelle. Il était possible de faire mieux.
"Ça se voyait", confirme Verstappen. "Je pense que nous aurions dû être proches de Ricciardo [qui a fini 4e, ndlr] si nous avions fait les bons arrêts au stand, et tout. Finir dixième est évidemment très décevant."
C'est quand l'écurie a décidé de changer les pneus de Sainz alors que Verstappen souhaitait rentrer au stand que tout a basculé : "C'est là que le malentendu a commencé. Je voulais rentrer et je n'ai rien entendu. Puis je suis rentré et les pneus n'étaient pas prêts."
L'équipe a-t-elle demandé à Sainz de laisser passer son coéquipier pour qu'il tente de dépasser la Renault de Palmer ? "Bien sûr que non", répond Verstappen. "Mais ce n'est pas grave. Je savais que j'étais bien plus rapide. Notre rythme ne m'inquiète pas. Nous avons juste connu un mauvais arrêt au stand, et quand on en sort, on est derrière."
Le jeune Néerlandais reste toutefois optimiste pour les manches à venir, affichant une sérénité certaine.
"Franchement, pour moi, ça va. J'ai le sentiment que tout est sous contrôle. Je ne ressens pas sa pression. Je suis tourné vers l'avant, c'est là qu'est la concurrence. Nous devons juste tout analyser et devenir plus forts pour la prochaine course", conclut-il.
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