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Vettel chez Aston Martin : un pari osé ou un choix sensé ?

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Vettel chez Aston Martin : un pari osé ou un choix sensé ?
Par :
15 juil. 2020 à 16:07

On dit qu'en politique, une semaine est une longue période, mais en Formule 1, ce peut être une éternité dans la manière de bouleverser complètement le paysage.

Les perceptions changent très rapidement en F1, et peut-être que le plus grand changement entre le Grand Prix d'Autriche et le Grand Prix de Styrie aura été la réalité du rythme affiché par Racing Point. Le premier week-end hésitant de la "Mercedes rose" a fait penser à la concurrence que l'équipe avait franchi un cap important, mais c'est seulement lors de la deuxième course disputée sur le Red Bull Ring que s'est faite la véritable prise de conscience : Red Bull a reconnu que, désormais, toutes les équipes devaient s'en inquiéter ; Renault a porté réclamation ; et l'équipe de Silverstone a elle-même prévenu qu'elle se sentait capable de faire encore mieux.

L'incidence de cette performance pourrait être plus large, et devenir le catalyseur de ce qui serait alors la plus grosse surprise sur le marché des transferts : voir Sebastian Vettel rejoindre Aston Martin. Alors qu'auparavant une telle perspective semblait extrêmement fantaisiste, Vettel se montrant clair quant à la qualité de l'équipe qu'il voulait rejoindre, tout ceci prend soudain beaucoup plus de sens.

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En fait, la clé dans tout cela est que ce n'est pas Racing Point qui tente de convaincre Vettel quant aux qualités dont pourrait disposer sa monoplace dans les années à venir. Suite à la manière dont la crise du coronavirus a changé la réglementation F1, l'Allemand peut déjà voir à quoi ressemblera la voiture de l'an prochain. Avec des changements minimes autorisés pour 2021, les chances d'assister à un bouleversement de la hiérarchie lors des 18 prochains mois sont minces. Ceux qui sont rapides aujourd'hui devraient toujours l'être l'année prochaine. En outre, la refonte prévue pour 2022, avec le plafonnement budgétaire qui affectera les équipes, pourrait devenir une distraction pour les top teams, et donner ainsi aux écuries de milieu de grille une chance de progresser.

Sebastian Vettel, Ferrari

Interrogé la semaine dernière sur sa réflexion quant à un départ chez Racing Point, Vettel a laissé la porte grande ouverte. "Dans l'immédiat, la course est extrêmement importante pour moi, ensuite nous verrons dans quelques semaines ou mois ce qui va se passer, quelles opportunités il pourrait y avoir", a-t-il rappelé. "Indépendamment de ça, je pense que Racing Point a fait très forte impression et se trouve clairement en bonne position cette année. Je connais une partie de l'équipe, je connais bien quelques membres de l'équipe et depuis longtemps. C'est naturellement une bonne opportunité pour eux d'avoir une bonne voiture cette année et de se battre pour continuer à progresser."

L'attitude de Vettel dans ses déclarations publiques ces deux dernières semaines a clairement fait comprendre que la décision de ne pas prolonger son contrat chez Ferrari n'était pas de son fait. Ses propos confirment que la Scuderia a unilatéralement mis fin à leur aventure commune, et le positionnent comme un pilote qui a envie de rester en compétition. S'il s'était résigné, s'il était fatigué de la F1 et de son implication, il aurait alors probablement gardé le silence et accepté une année sabbatique. Avoir exprimé publiquement son mécontentement est un message clair sur sa motivation pour continuer.

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Avant la première course en Autriche, Vettel a insisté sur ce point et sur le besoin d'un "bon package" pour rester en F1. "Je suis d'une nature très compétitive", a-t-il répété. "J'ai accompli beaucoup de choses et je suis motivé, je veux en faire plus. Pour le faire, il me faut le bon package et les bonnes personnes autour de moi. C'est donc ce que je recherche actuellement. Si la bonne occasion se présente, alors je pense que ce sera très clair. Si ce n'est pas le cas, alors il faudra probablement chercher autre chose."

Est-ce qu'Aston Martin peut être ce package recherché ? La voiture semble suffisamment rapide, plus que la Ferrari actuellement, et sachant que ce sera la même en 2021, c'est encourageant. Cependant, il est inévitable que Vettel garde un œil sur l'issue donnée à la réclamation portée par Renault : si la FIA estime que l'équipe a enfreint la réglementation en copiant les écopes de freins de Mercedes, cela pourrait avoir de plus grandes implications sur le reste de la monoplace.

Arrêt au stand de Lance Stroll, Racing Point RP20

L'autre facteur important, c'est le moteur, car un transfert dans cette équipe ferait entrer Vettel dans la famille Mercedes. Bien sûr, les liens ne seraient pas aussi forts que s'il courait pour l'écurie d'usine, mais ils existent. Cela le placerait en situation d'attente si jamais l'équipe Champion du monde perdait Valtteri Bottas ou Lewis Hamilton.

Le projet ambitieux d'Aston Martin pour l'avenir, avec l'investissement énorme de Lawrence Stroll, est aussi un signe positif qui pourrait convaincre Vettel : être le leader de l'équipe d'un constructeur automobile, et avoir une structure heureuse de travailler autour de lui. Ils peuvent bâtir quelque chose ensemble. Vettel n'a jamais été aussi fort que lorsqu'il se sentait aimé et apprécié : chez Aston Martin, il pourrait redécouvrir ce sentiment qui lui rappellerait ses premières années avec Red Bull puis Ferrari.

Le plus fascinant dans ce scénario concerne vraisemblablement le choix qu'aurait à faire Racing Point si Vettel voulait rejoindre l'écurie. Il faudrait pousser un pilote dehors, et la victime naturelle serait Sergio Pérez, dont le contrat disposerait d'une clause qui permettrait à l'écurie de le remplacer par l'Allemand. La manœuvre pourrait paraître rude, sachant à quel point Pérez a été fidèle envers l'équipe, sachant le rôle qu'il a joué pour la maintenir à flot en 2018 alors que Force India était au bord de la faillite. Mais la F1 est parfois un jeu impitoyable.

N'oublions pas non plus le sponsoring assez important que Pérez apporte : c'est quelque chose qui ne sera pas si facile à remplacer. Les dirigeants de Racing Point doivent également être conscients qu'un duo formé par Vettel et Pérez constitue une combinaison plus forte que Vettel et Lance Stroll. Cela peut faire la différence entre terminer parmi les trois premiers du championnat constructeurs et terminer à la cinquième place. L'impensable pourrait-il se produire et l'équipe pourrait-elle vraiment chercher un rôle différent pour Stroll ? C'est difficile à croire, mais en F1, presque rien n'est impossible.

La balle est maintenant dans le camp de Vettel, avec une décision qui s'impose avant que la F1 ne se retrouve à Silverstone pour le Grand Prix de Grande-Bretagne. Alors qu'il y a quelques semaines, signer chez Racing Point serait apparu comme le pari de sa vie, aujourd'hui cela pourrait bien être l'une des décisions les plus futées qu'il ait jamais prises.

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Auteur Jonathan Noble