Vettel peu convaincu par le règlement F1 2022

Sebastian Vettel se demande si les efforts de la FIA et de Liberty Media pour changer le Règlement Technique de la Formule 1 cette saison en valent la peine.

Vettel peu convaincu par le règlement F1 2022
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Depuis de nombreuses années, les dirigeants de la Formule 1 ont pour objectif d'augmenter les opportunités de dépassement en piste en essayant de réduire au maximum les perturbations aérodynamiques que les monoplaces génèrent.

La dernière tentative date de cette année, avec une refonte totale du Règlement Technique. Les nouvelles voitures, plus épurées qu'autrefois, s'appuient davantage sur l'effet de sol et non sur leurs ailerons en ce qui concerne l'appui, ce qui a pour effet d'améliorer le suivi dans les portions sinueuses. Et d'un point de vue statistique, c'est une réussite, puisque les voitures se suivent plus facilement et que le nombre de dépassements à ce stade de la saison est en hausse par rapport à l'an dernier.

Mais certains ne sont pas convaincus par les effets bénéfiques des nouvelles règles, ce qui est le cas de Sebastian Vettel. Le quadruple Champion du monde, en passe de quitter la F1, a estimé que la diminution de l'effet d'aspiration annulait l'avantage offert par la possibilité de suivre une voiture de plus près.

Interrogé par Motorsport.com, Vettel a déclaré : "[Les nouvelles règles] ont toujours été délicates, mais disons-le ainsi : cette année, le gros effort était de faire en sorte que les voitures puissent se dépasser et se suivre de beaucoup plus près. Mais je ne pense pas qu'il y ait une grande différence [avec 2021]. On se suit de plus près mais il y a moins de traînée, donc il faut être plus près pour doubler aussi."

Outre les changements liés à l'aérodynamique, la F1 a introduit cette année de nouvelles roues, plus grandes, là aussi pour améliorer le spectacle en piste et faire augmenter le nombre de dépassements. Or, Vettel n'est pas convaincu non plus par les bienfaits des pneus 18 pouces, notamment en qualifications.

"Concernant les pneus, le grand objectif était d'améliorer la qualité de la course, mais je ne pense pas qu'il y ait une grande différence non plus", a-t-il affirmé. "Je ne veux pas dire que c'est un échec mais il est certain que beaucoup d'efforts ont été fournis et pas tous n'ont été une réussite, disons-le ainsi."

"Je pense que tout le monde explore ou trouve les mêmes choses. Tant que l'on est du bon côté, [ça va]. Mais, généralement, plus le package est compétitif, moins on a de problèmes. Maintenant que nous sommes en fond de grille, nous connaissons quelques surprises et quelques week-ends où ça se passe mal. On n'a qu'une ou deux tentatives maximum en qualifications, ce qui, vous le savez, rend les choses beaucoup plus difficiles. Mais je dirais que c'est à peu près comme avant."

Les sprints, "un moyen de gagner plus d'argent"

Sebastian Vettel, Aston Martin AMR22

Sebastian Vettel, Aston Martin AMR22

Vettel a également un avis bien tranché sur le format sprint, mis en place l'an dernier afin de rendre les grilles de départ moins prévisibles et rendre chaque journée d'un week-end de course plus intéressante du point de vue des enjeux avec des qualifications le vendredi, une course sprint de 100 kilomètres le samedi et un Grand Prix le dimanche.

Ce qui déplait au pilote Aston Martin est non seulement le manque d'action en piste lors du sprint en raison des conséquences importantes qu'auraient une erreur de pilotage ou un abandon mais aussi les raisons derrière le changement du format, motivé par l'argent selon lui.

"Du point de vue du pilotage, un sprint n'est pas très emballant", a expliqué Vettel. "Je pense que l'on se concentre toujours sur la course principale. On cherche peut-être à améliorer sa position [sur la grille], évidemment, mais surtout à ne pas perdre [de places]. On récolte quelques points maintenant, un peu plus [que l'année dernière], mais je pense que la course est toujours l'objectif principal."

"Je ne veux pas être le méchant mais je pense que [les sprints] sont un moyen de gagner plus d'argent. S'il y a une course, c'est évidemment plus intéressant qu'une séance d'essais. Il y a plus de gens qui regardent. Je suppose donc que c'est une question d'approche mais je n'ai pas un accès complet aux chiffres. C'est ce qu'on nous a dit il y a quelque temps."

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