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Crise à la FIA : le vice-président claque la porte et s'en prend à Ben Sulayem

Vice-président de la FIA, Robert Reid a démissionné de son poste avec effet immédiat, dans un contexte toujours troublé dans les hautes sphères de l'instance dirigeante.

Max Verstappen, Red Bull Racing, reçoit le trophée de la pole position Pirelli de la part de Robert Reid, président des sports adjoint de la FIA

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Dans un contexte déjà très tendu autour de la FIA et de son président Mohammed Ben Sulayem, Robert Reid a donc démissionné avec effet immédiat, mettant en avant une "rupture des normes de gouvernance".

En poste depuis 2021 après avoir été élu aux côtés de Ben Sulayem, Reid s'est dit alarmé par ce qu'il a appelé "des décisions critiques prises sans procédure adéquate". "Lorsque j'ai pris mes fonctions, c'était pour servir les membres de la FIA et non pour servir le pouvoir", a-t-il par ailleurs indiqué dans un communiqué. "Au fil du temps, j'ai été témoin d'une érosion constante des principes que nous avions promis de défendre. Les décisions sont prises à huis clos, sans tenir compte des structures et des personnes que la FIA est censée représenter."

Ma démission n'est pas une question de personnalité, mais de principes.

"Ma démission n'est pas une question de personnalité, mais de principes. Le sport automobile mérite une direction responsable, transparente et axée sur les membres. Je ne peux plus, en toute bonne foi, continuer à faire partie d'un système qui ne reflète pas ces valeurs."

Reid s'est donc aussi déclaré "de plus en plus alarmé par le fait que des décisions critiques sont prises sans procédure adéquate ni consultation appropriée, tant en interne qu'avec les membres de la FIA et les organes de gouvernance de la FIA, à savoir le Sénat et le Conseil mondial du sport automobile".

Robert Reid était l'un des deux membres de la FIA, aux côtés de David Richards, le président de Motorsport UK, à se voir interdire l'entrée du Conseil mondial (CMSA) après avoir refusé de signer un accord de non-divulgation imposé par Ben Sulayem. La FIA a été contacté pour commenter cette démission.

Ce nouveau départ, qui concerne cette fois la personnalité la plus haut placée en dehors de Ben Sulayem, s'inscrit dans une hémorragie de cadres FIA qui dure depuis près de deux ans. En effet, en fin d'année passée, Janette Tan, qui devait officier en tant que directrice de course en F2, et Tim Mayer, l'un des commissaires les plus expérimentés en Formule 1, avaient été évincés une quinzaine de jours après l'annonce surprise du départ de Niels Wittich, directeur de course de la discipline reine depuis 2022. En octobre dernier, la fédération s'était aussi séparée de son directeur de la communication Luke Skipper et du secrétaire général à la mobilité Jacob Bangsgaard.

À la fin de 2023, le directeur sportif Steve Nielsen et le directeur technique monoplace Tim Goss ont démissionné, tandis que la responsable de la commission "Women in Motorsport" de la FIA, Deborah Mayer, est partie elle aussi. La première directrice générale de la FIA, Natalie Robyn, a également quitté l'organisation en mai 2023, après moins de deux ans à ce poste.

La FIA répond à la charge de David Richards

Concernant David Richards, justement, il avait écrit début mars une lettre ouverte aux membres de Motorsport UK, instance nationale gérant le sport automobile britannique, s'adressant également à la FIA dans le contexte de cette interdiction d'assister à la réunion. Il s'en prenait à Ben Sulayem et à son approche de la gestion de la F1 ainsi que de l'ensemble de ses activités dans le domaine du sport automobile. Un mois plus tard et avant l'annonce de la démission de Reid, la FIA a fini par répondre à cette lettre en demandant à ce qu'elle soit publiée sur le site et dans le magazine de Motorsport UK.

Cet échange a débuté peu après que Richards a refusé de signer le fameux accord de non-divulgation. Sa première lettre, publiée dans le numéro de mars du magazine Motorsport UK destiné à ses membres, évoquait ce qu'il appelait "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase" dans la gestion des affaires de la FIA et exposait en détail ses inquiétudes quant à l'avenir de la FIA sous la direction de Ben Sulayem, tout en menaçant d'intenter une action en justice si ces inquiétudes n'étaient pas prises en compte.

Il poursuivait en citant des points spécifiques qui l'ont amené à hésiter à signer le "bâillon" que constituait, selon lui, l'accord de non-divulgation, et en expliquant que ces éléments ne relevaient pas des statuts déjà établis au sein de la FIA. Il soulignait également certains des changements radicaux qui se sont produits au sein de l'organisation, notant que "la situation s'est progressivement détériorée, la presse confirmant que de nombreux hauts responsables de la FIA et bénévoles ont été congédiés ou ont démissionné en toute opacité".

Il faisait aussi spécifiquement référence aux changements apportés aux commissions d'audit et d'éthique de la FIA, qui, dans les nouveaux statuts approuvés, ont transféré le pouvoir de décision du responsable de la conformité et de la commission au président de la FIA lui-même, ce qui a soulevé des questions d'ordre éthique.

La réponse de la FIA, datée du 7 avril et rédigée par son directeur général, Alberto Villarreal, ne répond pas complètement aux préoccupations exprimées par Richards dans sa lettre initiale. Villarreal a toutefois pris note des problèmes soulevés au sujet de la clause de confidentialité et a indiqué : "La FIA, comme c'est souvent le cas dans le monde des affaires et, j'en suis sûr, dans les nombreuses organisations que vous avez dirigées, a mis en place des procédures visant à protéger et à sauvegarder les informations confidentielles, y compris par le biais de clauses de confidentialité. Ces accords font partie intégrante du monde des affaires."

David Richards et Mohammed Ben Sulayem.

David Richards et Mohammed Ben Sulayem.

Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images

"La divulgation non autorisée d'informations ne porte pas seulement préjudice à la FIA, mais compromet notre capacité à remplir notre mission auprès des clubs membres, ce qui a un impact sur les objectifs de croissance de la participation au sport automobile, d'amélioration de l'accessibilité et de développement de l'innovation dans le sport que nous aimons."

"Il n'est donc pas surprenant que les mesures prises par la FIA pour préserver la confidentialité aient été soutenues à une écrasante majorité par les membres du Conseil mondial du sport automobile. Dans cet esprit, nous avons du mal à comprendre votre réticence à être lié par les mêmes termes et conditions que vos collègues membres, étant donné que vous reconnaissez les dégâts que les nombreuses fuites du Conseil mondial du sport automobile ont causés à la mission de la FIA."

"En tant que membre responsable du conseil et personne intègre, j'espère que vous n'aurez aucune objection raisonnable à un accord qui sert simplement à renforcer les obligations de confidentialité existantes, et qui est conforme aux meilleures pratiques pour une organisation ayant les responsabilités et le statut de la FIA. Il ne s'agit en aucun cas d'un 'bâillon' comme votre lettre le qualifie."

La seconde moitié de la missive de Villarreal insiste sur ce que Ben Sulayem a mis en place pour la FIA et en défendant la croissance que l'organisation a connue grâce sous son commandement, notamment en transformant le déficit de 24 millions d'euros de 2021 en une "amélioration prévue de 2,2 millions d'euros en 2024", sans toutefois aborder les points soulevés précédemment par Richards. La réponse de la FIA se termine non seulement par la demande que la lettre soit partagée, mais aussi par une mention de la fierté de la FIA concernant ce que Ben Sulayem a accompli.

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Richards, dans sa propre réaction publiée mercredi, n'a pas été enthousiasmé par ce que l'organisation avait à dire : "Ce qui est décevant dans cette lettre d'Alberto [Villareal], c'est qu'elle ne tient pas compte des préoccupations très concrètes qui ont été exprimées, non seulement par moi-même, mais aussi par un nombre croissant de personnes, sur le fait que la gouvernance et l'organisation constitutionnelle de la FIA deviennent de plus en plus opaques et concentrent le pouvoir entre les mains du seul président."

S'il assure se réjouir d'un "dialogue ouvert et transparent sur les performances de la FIA", il ajoute : "J'espère vraiment qu'en dépit de la lettre d'Alberto, qui rejette ces questions substantielles, nous pourrons encore avoir une discussion sensée avec le conseiller juridique de la FIA et résoudre ces points. Ils ne sont pas insurmontables, mais tels qu'ils sont actuellement rédigés, ils sont totalement inappropriés. À tel point que plusieurs autres parties ont exprimé les mêmes préoccupations, ce qui a entraîné des adaptations des accords qu'elles ont signés. Cette possibilité ne m'a pas encore été offerte."

Il conclut en indiquant qu'il sera au Moyen-Orient et qu'il espère rencontrer Ben Sulayem pour discuter de ses préoccupations afin de trouver un terrain d'entente et des solutions réalisables. Et alors que Ben Sulayem devrait être pour la première fois présent sur un Grand Prix de F1 cette saison à Bahreïn, ce week-end, son temps sera limité car il sera probablement occupé avec de nombreuses questions urgentes, dont les Accords Concorde ou encore les discussions autour d'un retour des moteurs V10.

Avec Filip Cleeren et Lalita Chemello

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