Villeneuve affirme que Mercedes domine moins la F1 qu'en 2014
Pour Jacques Villeneuve, la domination affichée par Mercedes en ce début de saison 2026 de F1 n'est pas aussi intense qu'en 2014.
Photo de: Lars Baron / Getty Images
Mercedes moins dominatrice début 2026 qu'en début de saison 2014 ? C'est l'opinion de Jacques Villeneuve après les deux premières manches du championnat.
Après deux Grands Prix sur les 22 que comptera la saison 2026, Mercedes a quasiment fait carton plein en signant deux pole positions, deux victoires nettes le dimanche ainsi qu'un succès lors du premier sprint, ne laissant en route que trois points par rapport au maximum possible, en raison de la cinquième place "seulement" de Kimi Antonelli lors de ce même sprint.
George Russell mène le championnat pilotes, avec quatre unités d'avance sur son équipier italien, alors que chez les constructeurs, Mercedes s'envole déjà avec plus de 30 points de marge sur Ferrari, clairement la deuxième force du plateau.
En bref, après une ère des F1 à effet de sol difficile pour la marque allemande, les troupes de Toto Wolff sont bien de retour aux affaires et ont été les plus performances pour aborder la toute nouvelle réglementation technique, qui a changé aussi bien les châssis que les moteurs.
Forcément, comme d'aucuns le pressentaient déjà depuis longtemps, ce démarrage sur les chapeaux de roue n'est pas sans rappeler le début de la première ère des moteurs V6 turbo hybrides, en 2014, quand la marque avait copieusement dominé les débats, avec à l'époque Lewis Hamilton et Nico Rosberg dans ses rangs.
En 2014, Mercedes avait moins bien commencé la saison avec certes deux victoires et un doublé en Malaisie, mais un abandon pour Hamilton en Australie.
Photo de: Steven Tee / Motorsport Images
Cette domination initiale avait ouvert la voie à trois saisons durant lesquelles Mercedes avait tout raflé, titres pilotes comme constructeurs, en ne laissant échapper que huit victoires en 59 Grands Prix disputés entre 2014 et 2016, avant un nouveau changement réglementaire d'ampleur en 2017, côté châssis, qui avait quelque peu resserré les écarts.
Toutefois, pour Jacques Villeneuve, qui était présent à Shanghai en tant que consultant pour le groupe Sky, l'ampleur de la domination de 2026 n'est pas comparable à celle de 2014.
"C'est une domination, certes, mais elle n'est pas écrasante. Ce n'est pas comme en 2014, où l'écart dépassait la seconde et où ils avaient encore de la marge pour améliorer les performances", a déclaré le champion du monde 1997 à Sky Deutschland.
"Et d'autres voitures sont également équipées du moteur Mercedes. C'est simplement qu'ils semblent avoir conçu une voiture facile à piloter, bien équilibrée. Si vous regardez Russell, il ne transpire même pas. C'est comme s'il se baladait dans un parc."
"Il lui reste encore un peu de marge, et c'est ce qui lui permet de ne pas trop forcer, de ne pas user ses pneus. Les autres écuries trouveront un moyen de mieux gérer leur énergie."
"Mais si vous regardez les courses, les deux pilotes Ferrari ont fait preuve d'un meilleur sens de la course. Regardez les premiers tours : ils ont su, sur le vif, comment gérer leur énergie et ils ont mis la pression sur Russell. C'était à la fois fun et impressionnant."
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