Wehrlein - Le DTM, une "très bonne préparation" à la F1
Le Champion DTM 2015 et membre de la filière Mercedes, Pascal Wehrlein, a fait ses grands débuts en F1 cette saison avec Manor. Dans un entretien exclusif, l'Allemand revient sur l'importance du tourisme dans sa préparation.
Espoir de la discipline reine et du clan à l'Étoile, l'Allemand a débuté sa carrière en F1 en Australie, où il a marqué les esprits en tenant un temps la 11e place du Grand Prix.
Au volant d'une MRT05 motorisée par Mercedes, Pascal Wehrlein a entamé un nouveau chapitre de sa jeune carrière avec l'une des voitures les plus faibles du plateau, mais dont la marge de progression semble importante.
"C’est difficile mais… c’est un gros challenge et je pense que lors des deux dernières courses, nous avons fait un gros pas en avant", a-t-il expliqué à Motorsport.com. "Je suis heureux de cela, et vous savez, je suis juste en train d’apprendre pour le moment et en train d’essayer de pousser aussi fort que possible afin de progresser pour les prochaines courses."
Une bonne préparation à la F1
Comme Paul di Resta avant lui, Wehrlein est passé d'un titre de Champion DTM à la Formule 1. Même si les différences entre les disciplines sont évidentes, il estime que ce championnat de tourisme est une bonne école pour la catégorie reine du sport automobile.
"Je pense que le DTM est une très bonne préparation pour la Formule 1 et, vous savez, on travaille de manière très professionnelle en DTM, tout est compétitif. C’est très similaire. Bien sûr, les voitures sont très différentes mais en termes de travail sur le circuit avec l’équipe, avec les ingénieurs, les médias. C’est assez similaire."
"Oui, c’est différent. C’est une voiture de tourisme. Pas une monoplace. Oui, c’est différent mais je pense que la voiture… évidemment elle est lourde et immense et on n'est pas au milieu, donc c’est vraiment différent d’une Formule 1, mais à la fin de la préparation, la manière de travailler avec les ingénieurs..."
Il estime qu'il est plus aisé de s'adapter à la monoplace en arrivant du tourisme que l'inverse. "Le tourisme est très différent et si l'on vient de la Formule 1 et avant du GP2, on crée un style de pilotage qui est très similaire et on l'utilise pour quelques années. On sait que l'on a son propre style de pilotage et qu'il est difficile de s’adapter."
Beaucoup d'ingénieurs en DTM
Son passage en DTM, au sein d'une structure professionnelle et importante sous l'égide de Mercedes, l'a finalement rapproché de la Formule 1, où les staffs sont plus fournis que dans les formules de promotion en monoplace.
"En DTM, nous avions 300 personnes qui travaillaient juste pour le DTM chez HWA [son équipe d'alors], donc on sait que c’est grand. Et on doit se rendre dans chaque département et leur dire 'nous devons améliorer ça, et ça' et c’est la même chose ici. On travaille avec tellement d'ingénieurs. Aéro, pneus, les choses mécaniques… et vous savez, avant en F3, j’avais un ingénieur et un autre qui regardait les données, et c’était tout. Donc c’est assez différent, en conséquence je pense que le DTM était assez bien."
300 personnes, c'est quasiment le double de l'écurie Manor Racing. "Oui, je pense que nous avons autour de 150 personnes à l’usine. Mais HWA c’est au total. Il y a des gars de la Formule 3 et du GT3 et ainsi de suite, mais au total ils ont 300 personnes, et évidemment nous avions huit voitures, pas deux comme en Formule 1, mais c’est toujours beaucoup."
Propos recueillis par Oleg Karpov
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