La chaleur, invitée surprise au Paul Ricard

B.V., Paul Ricard - Si la Provence a la réputation d'une météo clémente et agréable, la vague de chaleur qui s'abat sur Le Castellet ce week-end peut surprendre et met à mal les organismes et la mécanique.

La chaleur, invitée surprise au Paul Ricard

En ce vendredi, journée d'essais en Formule V8 3.5, le mercure a oscillé entre 29 °C et 32 °C tout au long de la journée, six à dix degrés au-dessus des normales de saison, et les températures s'annoncent similaires pour le reste du week-end.

Pour les quinze pilotes du championnat, il faut donc composer avec la chaleur. A-t-elle eu un impact lors de ces deux séances d'essais de 50 minutes, ce vendredi ?

"Pour nous, non, car je pense qu'on est quand même en condition physique, mais... putain, il fait chaud quand même dans les voitures !" s'exclame Matthieu Vaxiviere pour Motorsport.com.

"C'est plus dur pour la voiture que pour le pilote, c'est différent de d'habitude. Les pneus montent plus vite en pression, les freins deviennent plus chauds. Ils montent plus vite. Rien que quand on part, le pneu est à 45 °C alors que d'habitude, il est à 10 ou 15 ! Ça change énormément."

Une dégradation qui pourrait jouer un rôle

Selon ce que nous a confié Louis Delétraz, deuxième du championnat et meilleur rookie, la chaleur pourrait jouer un rôle dans la dégradation des pneus en course.

"Je n'ai pas beaucoup d'expérience de cette piste à la base, donc c'est un peu compliqué de savoir", relativise le pilote Fortec à notre micro. "Mais la chaleur, ça n'aide pas forcément, comme tout le monde le sait. Ça augmente la dégradation. On a l'air plutôt bien avec ça, on a fait quelques runs de course et ça n'avait pas l'air de trop nous affecter, mais c'est clair que ça n'aide pas et qu'il faut en prendre soin."

"Je n'aurai pas forcément une approche différente en qualifications, parce qu'on a juste toujours le même choix de faire qu'un tour, le tour le plus rapide. Après, sur une course de 45 minutes, je pense que ça va être important, ça peut faire la différence à la fin."

 

Alfonso Celis Jr., AVF
Alfonso Celis Jr., AVF

Photo de: Formula V8 3.5

Des dépôts de gomme différents, souligne Dillmann

Quant au pilote le plus expérimenté du plateau, Tom Dillmann, il découvre la version longue du Circuit Paul Ricard, comme il l'explique également pour Motorsport.com : "Cette fois, j'ai dû apprendre le circuit parce que je n'ai jamais roulé sur le grand avec une monoplace. Je n'ai roulé qu'en Porsche, en 2014, sur le petit."

Dillmann estime que la dégradation ne devrait pas poser de problème, en raison de gommes Michelin qui sont loin de connaître la même usure que les pneus Pirelli utilisés en GP2 et en GP3, par exemple.

"C'est un circuit super abrasif et il fait super chaud, mais les pneus ont l'air de bien tenir. On sait qu'avec les Michelin ça marche bien, ce sont des super pneus !" souligne le pilote AVF, également pour Motorsport.com.

Selon Dillmann, c'est plutôt du côté de la gomme déposée sur la piste que la différence pourrait se faire. En effet, la Formule V8 3.5 évolue habituellement aux côtés de l'International GT Open, mais ce week-end, joue le rôle de course annexe du Blancpain GT Series.

"C'est le seul week-end où on roulera avec le Blancpain, avec des gommes Pirelli sur la piste. D'habitude, on roule avec le GT Open et ce n'est que du Michelin tout le weekend. Ça change un peu l'équilibre de la voiture tout le week-end. Là, vu qu'il y a les essais libres du Blancpain, peut-être que la piste sera différente demain matin, donc on ne sait pas trop dans quelle direction ça va aller. On fera avec ce qu'on connaît et on verra", conclut l'Alsacien.

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