Rétro WSR - Carlos Sainz, le dixième Champion

Épreuve reine des World Series by Renault, le championnat de Formule Renault 3.5 a vu le jour en 2005 et s’est imposé depuis comme l’une des voies d’accès privilégiées à la Formule 1.

Rétro WSR - Carlos Sainz, le dixième Champion
Départ : Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Vainqueur: Carlos Sainz Jr.
Vainqueur: Carlos Sainz Jr.
Vainqueur: Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr.
Carlos Sainz Jr, Scuderia Toro Rosso STR10

Plus abordable financièrement que le GP2, la catégorie phare du Losange a vu quantité de jeunes pousses talentueuses affûter leurs armes avant d’effectuer le grand saut vers le pinacle du sport automobile. Retour sur le parcours du Champion 2014. 

2014 – Carlos Sainz Jr

Peu de pilotes ont abordé une saison de Formule Renault 3.5 avec autant d’attentes placées en eux que Carlos Sainz Jr. début 2014. Pour le protégé Red Bull, la donne était simple : gagner ou voir ses rêves de F1 prendre le large. Mission accomplie pour le jeune Ibère qui devient le champion le plus victorieux de la catégorie avec sept succès. Pour autant, sa titularisation chez Toro Rosso en 2015 ne fut pas cousue de fil blanc.

Lors de cette 10ème édition du championnat de FR 3.5, DAMS est l’écurie à battre. Carlos Sainz Jr., qui n’avait disputé qu’une saison partielle l’année précédente avec Zeta Corse pour se concentrer sur son programme prioritaire en GP3, sait donc pouvoir compter sur un matériel soigneusement préparé. Mais il peut également se reposer sur le soutien inconditionnel de Red Bull, qui l’accompagne depuis ses débuts en automobile en Formule BMW lors de la saison 2010.

Avant qu’elle ne débute, cette année doit cependant marquer un tournant dans la carrière de l’Espagnol, fils de Carlos Sainz, double champion du monde des rallyes et vainqueur du Dakar. Après la 3.5, la suite logique lorsque l’on a déjà disputé cinq saisons en monoplace, c’est la Formule 1.

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Carlos entreprend donc de soigner sa campagne, qui sera néanmoins constituée de hauts – beaucoup – et de bas – tout autant. Son palmarès fait en effet état de sept podiums… dont sept victoires. Le panache – ses sept pole positions en attestent – paye cependant car il peut se contenter de gérer la finale sur ses terres espagnoles de Jerez.

Au final, Sainz devance de 35 points le Français Pierre Gasly, son compagnon de route au sein du Red Bull Junior Team et l’auteur d’un finish tonitruant, et de 44 unités son compatriote Roberto Merhi, particulièrement en verve durant l’été.

Devancé par Verstappen chez Toro Rosso

Sa fin de saison est néanmoins difficile psychologiquement. Dès le mois d’août, le baquet qui lui semblait promis en F1 chez Toro Rosso revient au jeune prodige Max Verstappen, 16 ans et une saison en monoplace dans les jambes à peine.

Un coup dur pour Sainz. Giancarlo Minardi, qui autrefois dirigeait l’écurie italienne, estime cependant à l’époque que rien n’est perdu pour lui. "Honda se bat pour s’attacher les services de Fernando Alonso et Sebastian Vettel ne semble pas heureux de sa situation. Il pourrait donc y avoir des changements et un effet domino..."

L’Italien savait-il ce qui se tramait dans la coulisse? Un peu moins de deux mois plus tard, le double champion du monde espagnol annonce effectivement qu’il quitte Ferrari où il sera remplacé par… Vettel. L’Allemand cède, quant à lui, son volant à Daniil Kvyat, transfuge de Toro Rosso. Un baquet se libère donc de nouveau à Faenza, mais Sainz, une nouvelle fois, n’est pas confirmé immédiatement.

Contre toute attente, Jean-Eric Vergne, qui avait été prié de faire ses valises fin 2014, revient dans la course. Carlos met tous les atouts de son côté en faisant sienne la couronne de Formule Renault 3.5, et continue à ronger son frein non sans une certaine amertume. Son salut n’interviendra que le 28 novembre, lorsque Red Bull le confirme comme équipier de Verstappen pour 2015.

Se faire son propre nom

Les choses sérieuses débutent, Carlos commence donc par s’affirmer pour se faire son propre nom. Comme le Néerlandais avec qui il partage désormais son stand. "Je ne souhaite plus être comparé à mon père", sont ainsi ses premières déclarations publiques au lendemain de son officialisation. "Quand j'étais petit et que j'arrivais sur les pistes de karting, j'ai réalisé à quel point le nom de mon père était important dans le monde du sport automobile. J'ai beaucoup travaillé pour me forger ma propre réputation. Ce serait donc sympa si les gens pouvaient juste m'appeler Carlos Sainz. Je comprendrais que l'on m'appelle Junior si j'étais un pilote de rallye, mais étant désormais en Formule Un, je ne vois pas pourquoi l’on continuerait à m'appeler ainsi..."

Dès son premier Grand Prix en Australie, achevé en neuvième position, Sainz marque ses premiers points ainsi que les esprits avant de récidiver en Malaisie deux semaines plus tard. Carlos paye toutefois le prix de la compétitivité et de la fiabilité très aléatoires du moteur Renault. Qu'importe, l'essentiel est pour l’instant ailleurs : il fait jeu égal avec Verstappen, alors que beaucoup considèrent le Néerlandais comme le futur prodige de la discipline. Le bilan comptable est largement à l'avantage du fils de Jos the Boss, mais Sainz signe tout de même une belle première campagne dans la catégorie reine du sport automobile.

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