Tom Dillmann - La victoire à Budapest, "une vraie délivrance"

Deux pole positions avec plus de six dixièmes d'avance, une victoire et une deuxième place : Tom Dillmann a dominé le dernier meeting de Formule V8 3.5, au Hungaroring.

Tom Dillmann - La victoire à Budapest, "une vraie délivrance"
Départ, Tom Dillmann, AVF mène
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Le vainqueur Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Tom Dillmann, AVF
Le vainqueur Tom Dillmann, AVF
Le vainqueur Tom Dillmann, AVF
Le vainqueur Tom Dillmann, AVF

Cela n'a pas été facile pour autant : la pluie a fortement perturbé les festivités à Budapest, et Dillmann a dû faire face à la concurrence de ses rivaux, tels que Louis Delétraz, Aurélien Panis et Johnny Cecotto Jr.

L'Alsacien a accepté de revenir en détail sur ce week-end mouvementé pour Motorsport.com.

"À Alcaniz, l'ensemble des pilotes connaissait bien le tracé pour y avoir beaucoup roulé durant les essais hivernaux. Je savais qu'en Hongrie, sur un circuit où personne n'a en revanche effectué des essais avant la course, je pouvais être à mon avantage car je suis en général assez vite dans le rythme. D'autant que c'est un tracé que j'apprécie, et où je me suis souvent montré performant, avec notamment une pole position en GP2.

Le re-surfaçage a un peu changé le circuit, mais le tracé reste le même. Juste, il y a moins de bosses, et cela va deux secondes plus vite. De plus, les pneus dégradent beaucoup moins car le bitume est hyper lisse ; en revanche, sous la pluie, c'était une vraie patinoire."

Une erreur qui met la pression

"Après ma pole en GP2, refaire la pole en 3.5 était une belle satisfaction, surtout avec la manière et six dixièmes d'avance. En course, cela se passait plutôt bien, mais c'est moi qui fais l'erreur. Pas de question de malchance ou quoi que ce soit, cela nous a coûté la victoire. Je menais assez facilement, mais il y a eu un safety car et, à la reprise, j'ai voulu recreuser l'écart trop rapidement et j'ai bloqué mes roues.

Cela commençait à mettre un peu de pression sur moi puisque je partais deux fois de la pole et par deux fois la victoire m'échappe. Je fais abstraction de cela, mais cela m'aurait embêté de repartir de Budapest sans victoire.

Du coup, quand la pluie arrive le dimanche, cela nous embête un peu car nous étions tellement performants sur le sec. Cela redistribuait les cartes, mais je fais tout de même la pole position sous la pluie avec une bonne avance."

Faible visibilité, piste glissante

"Autant la course 1 était facile à gagner et c'est moi qui la fous en l'air, autant celle-ci était difficile à aller chercher. Dans ces conditions, on pouvait se mettre dehors à chaque seconde. À 180 km/h, j'avais encore du patinage, c'était de la folie, c'était facile de finir dans le bac. Je suis en tête mais je prends un coup d'aquaplaning qui me fait perdre la première place, je reste P2, et l'équipe fait le bon choix de s'arrêter au premier tour de la fenêtre de ravitaillement.

Malheureusement, on a un problème au pitstop qui nous fait perdre une place face à Panis, mais je gagne une place face à Vaxiviere, cela efface la boulette. Je suis virtuellement P2, et au restart je passe Panis, le leader virtuel ; j'arrive à prendre cinq secondes d'avance mais je ne voyais rien du tout, j'avais de la buée sur la visière, ce n'était pas facile.

Dans ces conditions, on pouvait se mettre dehors à chaque seconde. À 180 km/h, j'avais encore du patinage, c'était de la folie.

Tom Dillmann

Puis il y a eu un drapeau jaune, et la règle veut que dans ce cas, on doit ralentir de deux secondes dans le secteur concerné. Pour ne pas prendre de risque, j'ai respecté la règle, au contraire du pilote derrière moi qui est revenu rapidement. Il était dans ma boîte les trois derniers tours, je me suis juste appliqué à ne pas faire d'erreur et à rester à la corde pour que cela ne passe pas, et voilà.

J'avais la pression du début à la fin de la course, je n'étais jamais relax. C'était une vraie délivrance, la première victoire de l'équipe, la première pour moi aussi dans ce championnat. Cela enlève la pression pour les prochaines courses, et pour les prochaines poles."

La tête du championnat sans triomphalisme

"En quatre courses j'ai marqué l'équivalent de trois victoires, c'est un bon début de saison. Mais j'ai 14 points d'avance, ce qui n'est rien, cela se perd en une course. J'envisage les courses les unes après les autres, je vise les poles et les victoires, et si je ne peux pas gagner, il faudra marquer des points et viser le podium."

C'est à Spa-Francorchamps que la Formule V8 3.5 se rend pour son prochain meeting, les 21 et 22 mai. Dillmann parviendra-t-il à continuer sa série de podiums consécutifs, lui qui s'est classé dans le top 3 des quatre premières courses de la saison ?

Propos recueillis par Emmanuel Rolland

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