Todt - La FIA a une responsabilité pour intervenir sur les coûts

En annonçant la mise au placard des budgets plafonnés le mois dernier, Jean Todt avait relancé la polémique concernant la réduction des coûts en F1, avecun clivage de plus en plus visible entre grosses et petites équipessur le sujet

En annonçant la mise au placard des budgets plafonnés le mois dernier, Jean Todt avait relancé la polémique concernant la réduction des coûts en F1, avec

un clivage de plus en plus visible entre grosses et petites équipes

sur le sujet. Pourtant, ce n’est pas de gaité de cœur que le Président de la FIA avait lâché cette annonce, lui qui se dit toujours déterminé à mettre des solutions en œuvre.

Sans rien révéler de la

réunion qui s’est tenue la semaine dernière

avec toutes les équipes, le Français a insisté sur la nécessité de trouver un accord mais a également appuyé sur le fait que rien ne pourrait se faire sans un effort venant de la part de toutes les équipes.

« Je suis convaincu que la F1 est beaucoup trop chère, et quelque chose doit absolument être fait », a-t-il martelé dans les colonnes d’Autosprint. « Mais pour nous, en tant qu’instance dirigeante, nous n’avons plus ou moins aucune influence sur les coûts. Mais j’ai le sentiment que nous avons une responsabilité pour intervenir dans ce contexte, car les plus grosses équipes se taillent la part du lion dans les sponsorings. »

En décembre 2013, la FIA avait officiellement annoncé l’instauration de budgets plafonnés dès 2015, mesure figurant au rapport d’un Conseil Mondial. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu par la suite.

« Je ne croyais pas que nous pourrions contrôler les coûts avec un plafonnement [des budgets], mais j’ai dit aux équipes : ‘Si vous montrez que c’est faisable, je serai heureux d’imposer une limite’ », révèle Todt. « La plupart des équipes étaient d’accord, mais désormais je ne comprends pas pourquoi les six membres du Groupe Stratégique y sont opposés. Suis-je déçu ? Oui, dans un sens je le suis, car maintenant ce sera difficile d’atteindre l’objectif d’une réduction des coûts. Nous allons devoir le faire à travers les règlements techniques et sportifs. »

Des règlements sur lesquels planche la FIA, qui aurait tout un

lot de propositions en trois temps

déjà constitué, mais qui attend également les idées que devraient soumettre les équipes, notamment les plus petites qui mènent la fronde, d’ici la fin du mois.

« Nous devons commencer à faire quelque chose dès 2015 avec le Groupe Stratégique et la Commission F1 [de la FIA]. Globalement nous avons 18 votants, donc s’il y en a neuf ou plus qui sont pour, cela fonctionnera. Sinon, ça ne passera pas. »

Todt est également revenu sur le mécontentement de certaines équipes en début de saison face à la nouvelle ère technique engagée en Formule 1. Il s’est de nouveau montré très ferme sur ce point, sans néanmoins être surpris par les requêtes qu’il a pu recevoir, notamment en provenance de la Scuderia Ferrari.

« D’abord, je n’ai pas le pouvoir de changer les règles. Et si je l’avais, en faisant ce que di Montezemolo désire, peut-on imaginer la réaction qu’il y aurait ? », interroge-t-il. « Mon travail est de faire en sorte que le sport soit administré de la bonne manière. Ensuite, comme nous le savons, des mécontentements ont été exprimés, mais comme c’est souvent le cas, ceux qui se plaignent sont plus bruyants que ceux qui sont satisfaits. »

Et de conclure, non sans un sourire : « C’est un monde de concurrence, où ceux qui ne gagnent pas se plaignent généralement. C’est comme ça depuis toujours. Mais cette année il y a un nouveau corps décisionnaire, le Groupe Stratégique. »

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