Domenicali attend une analyse minutieuse des performances

Ferrari n'a pas été en mesure de contester la suprématie de McLaren lors du Grand Prix de Chine disputé ce week-end

Ferrari n'a pas été en mesure de contester la suprématie de McLaren lors du Grand Prix de Chine disputé ce week-end. Cependant, l'écurie italienne est toujours en lutte pour les titres mondiaux.

Mais avant d'attaquer le Grand Prix du Brésil, la Scuderia devra analyser les données récoltées en Chine afin de comprendre pourquoi la F2008 n'était pas au niveau de la MP4-23. C'est en tout cas l'objectif que s'est fixé Stefano Domenicali en quittant Shanghai.

"La chose que nous devons comprendre avant de nous rendre au Brésil est pourquoi et comment cela a t'il été possible, alors qu'à Singapour et à Fuji nous étions vraiment rapides, aussi bien sur les tours rapides qu'au niveau du rythme de course."

"Du point de vue des performances, il est évident que c'était la pire course que nous ayons eue cette année dans ces conditions, avec l'Allemagne. Le seul point commun vient du fait que nous utilisions les mêmes types de pneumatiques. Nous devons comprendre si le problème vient de là, mais je ne le pense pas."

"Evidemment, ce week-end nous nous plaignions de ne pas avoir assez d'adhérence pour être compétitifs, mais par dessus tout nous n'étions pas satisfaits du comportement de la voiture dans le premier secteur."

"Nous ne pouvons pas être en lutte au Brésil - comme nous l'avions dit en début de saison - pour les titres mondiaux si notre voiture est moins compétitive dans ces conditions, car il y a un trop grand écart par rapport à nos principaux adversaires, McLaren."

Domenicali a également tenu à souligner le travail accompli par Lewis Hamilton et l'ensemble de son équipe lors de ce Grand Prix de Chine.

"Ce week-end, nos principaux rivaux étaient plus rapides que nous. Ils ont peut-être fait du meilleur travail, mais quoi qu'il en soit ils étaient plus rapides, c'est évident. Nous avons vu dès vendredi qu'ils étaient sur un meilleur rythme et qu'ils signaient de meilleurs temps. Nous avons vu aujourd'hui qu'ils ne faisaient rien de particulier."

"Ils étaient simplement plus rapides que nous et c'est la raison pour laquelle je dois dire que si l'on prend en compte ce que nous étions capables de faire dans ces conditions, nous avons vraiment atteint le maximum."

"Honnêtement, Lewis était sur une autre planète, il a piloté à la perfection, il était rapide et constant. Et nous ne pouvions même pas penser l'attaquer. Pendant notre briefing, le matin, nous avons dit que nous devions essayer d'attaquer Lewis, surtout en début de course pour voir comment serait la situation, mais nous n'avons pas pu le faire car il était trop rapide."

Cependant, le patron de l'écurie Ferrari refuse d'admettre que McLaren dispose de la meilleure voiture.

"Une semaine auparavant ce n'était pas le cas. Il y a de cela deux courses, ce n'était pas le cas. Nous devons comprendre pourquoi il y a ce genre de changement au niveau des performances. Nous devons effectuer une analyse minutieuse pour comprendre les raisons exactes de cette perte de performance."

"Ce week-end, nous étions plus lents, les autres étaient plus ou moins solides sur le plan du rythme ou du rythme attendu, donc pour être honnête c'est nous qui n'avons pas été assez forts. Je ne pense pas qu'en une semaine tous les autres aient fait un pas en avant, sauf nous. Donc c'est quelque chose qui est en rapport avec notre performance."

"C'est pour cela que nous devons travailler dur parce que nous abordons la dernière course de la saison et nous devons nous assurer que nous ferons tout pour disposer d'une bonne voiture pour le dernier Grand Prix."

Même si la Scuderia Ferrari peut encore espérer remporter les deux titres mondiaux, elle n'a plus son destin entre ses mains. La marque italienne devra briller et compter sur une contre-performance de McLaren.

"Je pense que l'approche ne changera pas car d'un certain côté, nous n'avons plus notre destin entre nos mains. Parce que pour remporter le titre avec Felipe, nous devons avant tout gagner et il faut que Hamilton ne réussisse pas vraiment une bonne course."

"En ce qui concerne le championnat constructeurs, la situation est différente parce que nous savons que l'avance dont nous disposons n'est pas suffisante, on ne sait jamais ce qui peut se produire. Vous avez vu une fois de plus que Kovalainen a eu un problème. Une crevaison peut survenir au mauvais moment, donc tout est encore jouable."

"Mais ça peut arriver aux quatre personnes qui jouent un rôle aux championnats pilotes et constructeurs. La seule chose que nous puissions faire c'est de travailler très dur pour essayer de comprendre les performances de la voiture. Nous ne devons pas paniquer car, comme je l'ai dit, la situation était différente la semaine dernière et nous devons nous assurer de bien travailler, en étant bien concentrés."

Surtout que Ferrari n'est pas la seule écurie à avoir de la pression en cette fin de saison. Puis Massa sera devant son public à Interlagos, ce qui pourrait lui conférer un petit avantage psychologique.

"Pour être honnête, je pense que la pression est des deux côtés. Je discutais ce matin avec Martin Whitmarsh. Nous savons que tout le monde est concentré, mais aussi terrifié à l'idée que quelque chose d'inattendu puisse se produire. Evidemment, je m'attends à ce que Lewis se dise 'oh mon Dieu, je ne m'attends pas à vivre une autre course difficile'."

"D'un autre côté, il faut vous dire que c'est la même chose pour Felipe. Et c'est pareil pour notre équipe, donc je pense qu'en quelque sorte il sera important de rester calme, aussi bien les pilotes que l'équipe, et nous verrons bien quelle sera l'issue des championnats au Brésil."

"Je pense que ce week-end c'était la course la plus crispante pour Felipe parce que Lewis avait la possibilité de remporter le titre lors de ce Grand Prix. Etant donné qu'il n'était pas suffisamment compétitif pour battre Lewis ce week-end et que l'on ne sait jamais ce que nous réserve la fiabilité, il faut vraiment arriver à un point où l'on se dit 'Ok, nous avons fait ce que nous pouvions, le maximum'."

"Donc je m'attends à ce que Felipe soit plus - je ne sais pas si relaxé est le bon mot - mais plus tranquille au Brésil qu'en Chine. Et je suis sûr qu'il gèrera la pression de la bonne manière," explique Domenicali.

Enfin, le manager italien a été interrogé sur la stratégie d'équipe mise en place par Ferrari quand Kimi Räikkönen a laissé passer Felipe Massa. Selon lui, cette manœuvre n'est pas comparable à celle du Grand Prix d'Autriche 2002, lorsque Rubens Barrichello avait cédé la victoire à Michael Schumacher.

"C'était complètement différent. Vous ne vous souvenez pas de ce qu'il s'est passé en Allemagne, et personne ne s'en est plaint, entre Kovalainen et Hamilton ? Je sais pourquoi vous posez la question donc je réponds la même chose."

"Aujourd'hui c'était plutôt normal je dirais. Les pilotes connaissent l'intérêt de l'équipe sans que l'on ait à leur rappeler. Je respecte ce que Lewis a dit en conférence de presse. Lewis a dit que c'était un jeu d'équipe et nous avons fait du bon travail."

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Pilotes Michael Schumacher , Rubens Barrichello , Kimi Räikkönen , Lewis Hamilton , Felipe Massa , Martin Whitmarsh
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