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Chronique Sirotkin - J'ai tiré le meilleur du chaos de Bakou

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Chronique Sirotkin - J'ai tiré le meilleur du chaos de Bakou
Traduit par: Benjamin Vinel
23 juin 2016 à 12:00

Notre chroniqueur Sergey Sirotkin revient sur ses performances lors de la chaotique première venue du GP2 à Bakou, où il est monté sur le podium des deux courses malgré une voiture endommagée.

Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Helmet of Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix, Oliver Rowland, MP Motorsport, Luca Ghiotto, Trident, Antonio Giovinazzi, PREMA Racing, Sergey Sirotkin, ART Grand Prix, & Artem Markelov, RUSSIAN TIME
Jimmy Eriksson, Arden International devance Sergey Sirotkin, ART Grand Prix & Sean Gelael, Pertamina Campos Racing
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix & Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME franchissent la ligne d'arrivée
Le deuxième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Le deuxième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Le vainqueur Antonio Giovinazzi, PREMA Racing, le deuxième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix & le troisième Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME
Le vainqueur Antonio Giovinazzi, PREMA Racing & le deuxième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Le deuxième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Le troisième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Podium : le vainqueur Antonio Giovinazzi, PREMA Racing, le deuxième Pierre Gasly, PREMA Racing & le troisième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Le vainqueur Antonio Giovinazzi, PREMA Racing, le deuxième Pierre Gasly, PREMA Racing & le troisième Sergey Sirotkin, ART Grand Prix

Chers lecteurs de Motorsport.com,

J'ai des sentiments mitigés après ce week-end de GP2 à Bakou. D'un côté, je me sentais moins à l'aise dans la voiture que lors des deux premiers meetings, et ma première victoire de la saison continue à m'échapper. De l'autre, après avoir peu concrétisé mon rythme à Barcelone et à Monaco, je quitte Bakou avec deux podiums et de gros points.

Dès les essais libres, qui ont été durs, il a été clair que j'allais connaître des hauts et des bas ce week-end. J'ai eu du trafic en permanence, notamment sur mon meilleur tour, que j'ai par ailleurs dû faire sans DRS à cause des drapeaux jaunes.

Tout bien considéré, le troisième temps des essais libres n'était pas si mal, mais je ne pouvais pas dire que nous ayons fait un travail particulièrement approfondi, ce qui aurait été agréable avant les qualifications.

En qualifications, j'ai eu ma chance habituelle, puisque des drapeaux jaunes ont été agités dans mon tour lancé, ce qui m'a privé du DRS. Ce dernier vaut cinq ou six dixièmes sur ce circuit. Puis, aux virages 3 et 4, j'étais au coude à coude avec Nato avant de devoir dépasser une voiture à l'intérieur du virage 8.

Si je n'avais rencontré aucun de ces problèmes, je pense que ça aurait été un très bon tour : la pole, ou à quelques centièmes de la pole. À la place, j'étais troisième. Mais sur ce circuit, les qualifications n'étaient clairement pas si importantes.

La remontée après un départ tumultueux

J'ai pris un assez bon départ lors de la course principale, mais ça n'a pas été le cas de Giovinazzi en pole position, et il a presque calé juste devant moi.

J'ai dû réagir rapidement pour l'éviter et du coup, j'ai lâché l'accélérateur. Les tours ont chuté, même si c'était loin d'être suffisant pour que l'anti-calage se mette en marche, et pourtant, il s'est bel et bien mis en marche et je me suis retrouvé au point mort. Quand j'ai repassé la première et accéléré, c'était trop tard.

Vu que Giovinazzi a fini par s'élancer, on pourrait croire que j'ai fait n'importe quoi au départ, mais c'était loin d'être le cas de mon point de vue.

Le reste de la course a été loin d'être simple. Au virage 5, j'ai tenté de dépasser King de l'extérieur, mais heureusement, je me suis rendu compte à temps qu'il ne m'avait pas vu. J'ai ralenti, mais nous nous sommes quand même touchés et un gros bout du côté gauche de mon aileron avant est parti. J'ai fini la course sans cette pièce, et ça ne m'a pas énormément aidé.

Ce n'était pas facile, et je ne peux pas dire que nous étions particulièrement rapides. Mais grâce à la bonne stratégie, et en étant au bon endroit au bon moment, j'ai dépassé les voitures les unes après les autres. Tout cela a culminé en cette deuxième place obtenue au dernier moment : j'étais exactement là où il fallait être pour prendre l'avantage sur Marciello pour 0,11 seconde.

Le carnage de la course sprint

La course sprint a commencé de façon un peu plus normale pour moi, mais j'ai eu un gros problème au deuxième restart, où j'étais déjà deuxième, derrière mon coéquipier. Il n'a pas arrêté d'accélérer et de freiner à l'approche de la ligne de voiture de sécurité et j'ai fini par le toucher pas moins de trois fois. 

La troisième fois a été le problème, le bout de mon museau a été cassé, et ça a fait un grand trou. Ça ne m'a pas aidé pour la résistance à l'air, et ça m'a coûté 5 à 7 km/h dans chaque ligne droite pendant le reste de la course.

Sans oublier le contact au premier tour avec Marciello, qui a encore endommagé la partie gauche de mon aileron avant et qui m'a grandement ralenti.

Je me suis aussi fait passer par les pilotes Prema pendant le chaos du restart. Qu'ils me doublent ne respectait pas complètement les règles, car ils m'ont passé avant la ligne de voiture de sécurité, ce qu'ils n'ont pas le droit de faire. Mais ce n'est pas la peine de se plaindre maintenant.

Après tout ça, avec les dégâts infligés à ma voiture, je pense que le fait que je tenais plus ou moins le rythme de ceux qui m'entouraient était assez rassurant. Franchement, ça aurait été futile de me battre pour la première ou la deuxième place, car on aurait cru que ma voiture revenait de la guerre.

Le chaos du restart

Je pense que la longue ligne droite a provoqué le chaos lors des restarts. Pour le pilote de tête, il n'y a aucun intérêt à accélérer à fond à la sortie du virage 16, puisqu'il se fera facilement dépasser par une ou deux voitures avec l'aspiration.

Il est donc tout naturel que le leader reprenne son rythme aussi tard que possible. Et je comprends que quand on essaie d'attendre, on zigzague, on va d'avant en arrière, et ça peut créer le désordre.

La prochaine fois, je pense qu'il faudrait se mettre d'accord sur une procédure de restart, pour que le pilote de tête ne puisse pas laisser la voiture de sécurité partir avec la liberté de décider ce qu'il va faire, ou simplement interdire les dépassements au premier virage au restart et ne les permettre qu'à partir du virage 2.

Car ce que nous avons vu lors de ces courses, c'est qu'avec ces règles, au restart, il y aura des accrochages à chaque fois.

Remontée au championnat

Je pense que nous avons fait du bon travail en récupérant des points après ce qui nous est arrivé lors des deux premiers week-ends, même si comme je l'ai dit, je me sentais mieux avec la voiture lors de ces premières manches.

Mais il faut commencer à penser aux points, et deux podiums consécutifs, c'est un très bon résultat. Je ne peux pas dire que je suis trop satisfait de ce weekend, mais c'est le genre de résultat qui, au final, nous aidera dans cette campagne.

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À propos de cet article

Séries FIA F2
Événement Bakou
Lieu Baku City Circuit
Pilotes Sergey Sirotkin
Équipes ART Grand Prix