Chronique Sirotkin - L'une des courses les plus désagréables de ma vie...

Chroniqueur de Motorsport.com, Sergey Sirotkin évoque un week-end GP2 très difficile à Monza, où il n'a pas marqué le moindre point et a vu ses chances de titre sérieusement diminuées.

Chronique Sirotkin - L'une des courses les plus désagréables de ma vie...
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix devance Raffaele Marciello, RUSSIAN TIME et Luca Ghiotto, Trident
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix et Nobuharu Matsushita, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix devance Norman Nato, Racing Engineering et Jordan King, Racing Engineering
Sergey Sirotkin, ART Grand Prix, abandonne

Chers lecteurs de Motorsport.com,

Ce meeting de Monza n'a pas été à la hauteur de nos attentes. Nous avons été handicapés par des problèmes de boîte de vitesses et par d'autres événements malheureux, mais au final, la vitesse pure n'était pas là.

Pour être honnête, le week-end avait mal commencé puisque les essais libres ne se sont pas très bien passés. Nous étions 11e au classement, un résultat vraiment moyen et pourtant très représentatif. Malheureusement, nous n'avons pas pu trouver beaucoup de temps au tour avant les qualifications.

Dans la lutte pour la pole, je me suis retrouvé neuvième, à six dixièmes de la pole position. Tout comme à Spa-Francorchamps, le rythme pour concurrencer les voitures de tête n'était pas là. Les circonstances n'avaient rien à voir avec ça, nous n'étions simplement pas au même niveau en termes de vitesse.

L'équilibre a quelque peu changé en qualifications au moment de passer des mediums aux tendres, mais ça n'explique pas tout. Nous avons aussi eu des problèmes d'équilibre en qualifications à Hockenheim et ça ne nous a pas empêchés de signer la pole.

Ici, le déficit n'était pas facile à justifier, c'était clairement quelque chose de majeur. Et nous ne sommes pas encore sûrs de ce que c'est exactement.

Problèmes de boîte

Je me souviendrai de la course principale comme l'une des courses les plus désagréables que j'aie faites dans ma carrière. Je ne me sentais pas vraiment passager, mais je n'ai pas pu faire grand-chose.

J'ai pris un excellent départ et j'ai gagné quelques places, mais il n'y a eu que ça de positif. J'ai rapidement peiné à changer de vitesse. Les capteurs de vitesse sur les pneus arrière ont cessé de fonctionner et le programme de contrôle du moteur m'empêchait parfois de changer de vitesse.

Je me suis parfois retrouvé coincé dans la même vitesse. Vous avez peut-être remarqué que j'ai occasionnellement dû me décaler en ligne droite pour éviter d'être percuté par des voitures plus rapides. Parfois, les vitesses me prenaient du temps à changer ; d'autres fois, il fallait que j'actionne la palette trois ou quatre fois.

À Monza, ce genre de chose résulte en une perte de vitesse absolument catastrophique. Gagner du terrain était impensable, et même résister aux voitures de derrière était difficile. Nous perdions du temps en ligne droite, et c'était loin d'être parfait dans les virages. J'ai essayé de prendre soin de la voiture pour finir cette course, qui m'a laissé un sentiment particulièrement amer.

Un malheur n'arrive jamais seul

Pour la course sprint, nous pensions pouvoir améliorer la voiture, et en effet, il y a eu des progrès. Mais non seulement les problèmes de capteur de la course principale sont revenus, mais d'autres capteurs ont commencé à défaillir également.

Au départ, les capteurs GPS, qui sont contrôlés par le GP2 et permettent de surveiller la position de la voiture en piste, ont commencé à tomber en panne. Si ça n'avait pas été résolu, j'aurais perdu le DRS pour la course, donc j'ai dû me rendre sur la grille de départ immédiatement après le premier tour d'installation pour que mes mécaniciens puissent enlever le baquet de la voiture et changer ce qui avait besoin de l'être.

Encore une fois, j'ai pris un bon départ, et encore une fois, il n'y a eu que ça de positif. J'ai perdu du temps pendant la VSC parce que le pilote de devant a ralenti comme si c'était une véritable voiture de sécurité.

Désormais loin du peloton, j'ai couru sans DRS et ai continué à souffrir des mêmes problèmes de boîte de vitesses que ceux qui ont détruit notre course principale. Cela s'est amélioré dans les virages, donc le rythme était correct, mais nous n'avons pas vraiment pu progresser.

C'est tout ce qu'il y a à dire. Franchement, je m'attendais à un bien meilleur week-end à Monza, mais tout est allé de travers. De façon plus inquiétante, nous n'avions pas vraiment le rythme.

Mon moteur approche de sa fin de vie. Cela a peut-être joué un rôle. Je ne peux pas en être sûr, car nous n'avons pas accès à la télémétrie des autres équipes, mais environ un tiers des voitures de la grille a eu un changement de moteur juste avant Monza. Peut-être que ça a joué sur le résultat.

De toute façon, ce n'est pas la peine de se lamenter sur ce week-end. On se tourne désormais vers Sepang, et je ne tiens pas à faire de pronostics à ce sujet.

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À propos de cet article

Séries FIA F2
Événement Monza
Lieu Autodromo Nazionale Monza
Pilotes Sergey Sirotkin
Équipes ART Grand Prix