Chronique Tom Dillmann : Le potentiel pour de beaux résultats

Après sa première victoire en GP2 sur le tracé de Sakhir, Tom Dillmann a connu un début de saison européenne plus mitigé en Espagne et à Monaco

Après sa première victoire en GP2 sur le tracé de Sakhir, Tom Dillmann a connu un début de saison européenne plus mitigé en Espagne et à Monaco. Néanmoins, le pilote français reste confiant quant à la suite de sa saison et préfère retenir les points positifs tant personnellement qu’avec son équipe.

A Barcelone, les essais s’étaient bien passés tant l’an dernier qu’en début de saison, j’étais confiant. En étant cinquième en essais libres, la tendance se confirmait et le week-end démarrait bien”, confie Tom Dillmann à ToileF1.

Nous avons ensuite utilisé pour la première fois les pneus soft, que nous n’avions jamais essayé de toute la saison. Pour tout le monde, c’était la surprise. La qualification ne s’est pas bien déroulée et je suis parti en tête-à-queue”.

Une erreur dont le pilote français paiera les conséquences au prix fort sur un circuit tel que celui de Barcelone. “Le bénéfice de la gomme de la F1, et la durée optimale de l’utilisation du pneu à un tour ont contribué à une position lointaine sur la grille. Et contrairement au Bahreïn, les dépassements sont difficiles car il faut être beaucoup plus rapide que la voiture devant pour concrétiser une occasion. Je n’ai donc pas pu réaliser de remontée. C’était un week-end décevant alors que je m’attendais à beaucoup mieux. Même si en course 2, j’effectue une remontée, cela ne suffit pas car je ne marque pas de points. C’était donc un mauvais week-end”. Contrairement à Barcelone, le Français n’avait jamais roulé à Monaco. Pour sa première sur le circuit princier, Tom Dillmann s’est pourtant rapidement acclimaté, se mettant dans le rythme sur le tas. “Avec une demi-heure d’essais libres, nous savions que le week-end ne serait pas facile, étant donné que les trois-quarts du plateau y ont déjà roulé, soit en World Series by Renault, soit en GP2”. Le pilote Rapax ne s’en est pas découragé pour autant : “En essais libres et en qualifications, j’étais le meilleur débutant, ce qui était positif. Après la qualification, j’étais assez satisfait de ma performance, et il en allait de même pour l’équipe”. Le champion 2010 de Formule 3 allemande réalise même un début de course remarqué : “En course, j’ai pris un super départ, entre les arrêts au stand, j’étais placé autour du huitième rang. Synonyme de pole en course 2, cette grille inversée implique qu’une grande partie du boulot est déjà faite, c’est déterminant à Monaco. Lors de l’arrêt au stand, au lieu de ressortir devant Stéphane Richelmi, je ressors derrière Nathanaël Berthon car trois secondes sont perdues au stand – résultat, trois places de perdues. C’est décevant car nous avions fait le nécessaire en qualifications pour être aux portes du top 10. Mon rythme était bon, tout comme mon départ, et avec les pépins rencontrés par les pilotes devant, il était possible de se classer dans les huit premiers”. La place dans les huit premiers s’échappe. Dillmann se classe alors onzième de cette course longue qui aurait pu lui permettre d’espérer un meilleur scénario en course sprint, puisque cette dernière s’achèvera dans l’empilement du premier tour. “A Monaco, ce n’est pas la vitesse qui prime mais la position, car il n’est pas possible de doubler. C’est sûr qu’en partant devant le lendemain, je n’aurais pas été dans le cataclysme du départ et j’aurais eu de plus une superbe position pour débuter la course. Là, il n’y avait juste rien à faire pour éviter cela”. Le pilote français envisage les prochaines étapes de la saison avec sérénité, sur des circuits où il a déjà une expérience d’autres disciplines, à commencer par les GP3 Series la saison passée : “Nous avons du potentiel et nous arrivons sur des circuits sur lesquels j’ai déjà roulé, ce qui n’était pas le cas lors des trois premiers meetings et à Monaco. J’ai couru à Valence en GP3, il y a également Silverstone et Hockenheim. Il ne s’agit que de circuits que je connais, cela ne peut qu’être bénéfique. Nous progressons avec l’équipe, je suis confiant. L’objectif est de faire des résultats. J’ai déjà signé une victoire, c’est satisfaisant mais je n’ai pas souvent marqué des points”. Enfin, Tom est revenu sur un aspect plus inédit vis-à-vis de l’origine de son intérêt pour le sport automobile : “Mon deuxième prénom est Aston, cela vient de la passion de mon père pour l’automobile – je suis véritablement né là-dedans, sans aucun doute” !

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A propos de cet article
Séries FIA F2
Pilotes Tom Dillmann , Nathanaël Berthon , Stéphane Richelmi
Type d'article Actualités