GP2 - Débuts compliqués pour Berthon chez Trident

Confirmé quelques jours avant le début de la saison chez Trident, Nathanaël Berthon n'a pas pu préparer sa deuxième saison en GP2 Series de façon idéale

Confirmé quelques jours avant le début de la saison chez Trident, Nathanaël Berthon n'a pas pu préparer sa deuxième saison en GP2 Series de façon idéale. Les événements s'enchaînant rapidement dans la catégorie, le Français a eu beaucoup de mal à Sepang.

Malgré tout, Berthon pouvait prétendre à un Top 10 en qualifications avant d'être gêné par un pilote au ralenti dans son tour lancé le plus rapide.

"Lorsque j’ai pris le volant vendredi aux essais libres, j’étais un peu dans le cirage", explique Berthon. "Depuis mon arrivée en Malaisie, je n’avais dormi que quatre heures par nuit, et après trois jours, impossible de gommer le décalage horaire. Autant dire que je n’étais pas spécialement affûté pour attaquer les premiers chronos. En plus j’avais du mal à assurer mes freinages, avec une pédale d’accélérateur qui ne revenait qu’à 70% environ. En qualifications, je me battais pour une dixième place – je n’en suis pas spécialement fier – lorsque j’ai tout perdu dans le dernier secteur derrière Sergio Canamasas qui roulait lentement."

La première course de la saison aurait pu sourire au pilote tricolore mais une nouvelle fois, il a été ralenti par un problème mécanique qui le prive de précieux points alors qu'il avait fait le travail nécessaire pour remonter dans la hiérarchie.

"Partant depuis la neuvième ligne, le choix des pneus durs s’imposait. J’ai dépassé Marcus Ericsson et Stéphane Richelmi tout de suite, puis j’ai fait le freinage à Julien Leal, et comme Canamasas tenait délibérément toute la piste, je l’ai surpris par l’extérieur. Les leaders ont observé leur pit-stop les uns après les autres, si bien que je me suis retrouvé deuxième derrière Palmer au 18ème tour. Mon rythme n’avait pas faibli, mais je devais observer l’arrêt obligatoire pour changement de pneus. Cela ne s’est pas très bien passé."

"Problème avec une roue avant, idem à l’arrière. En quittant les stands, je savais que ‐ normalement ‐ j’allais terminer dans les points, entre la cinquième et la huitième place. Déterminé, je boucle une dizaine de virages… et dans le onzième, plus de son, plus d’image. Le moteur a coupé net ! C’est très frustrant, parce que cela aurait pu être un bon jour… Mais il faut prendre cette course comme un test grandeur nature, qui va nous permettre de progresser, notamment en matière de compréhension du fonctionnement des nouveaux pneus Pirelli."

Le dimanche matin, Nathanaël est donc une nouvelle fois parti en fin de grille. Effectuer une remontée dans les points étant difficile, Trident Racing a décidé de se servir de cette course pour effectuer des essais avec le Français en vue des prochaines courses.

"22ème sur la grille, nous savions que de toute façon ce serait difficile. C’est pourquoi nous avons pris le parti d’utiliser cette deuxième course comme une séance d’essais. D’une part, nous n’avions pas réellement fait de tests jusque‐là, et de l’autre, mon abandon la veille, juste après le pit‐stop, ne m’avait pas permis de juger le comportement de la voiture en pneus tendres. J’ai donc demandé à l’équipe Trident de me rappeler au stand pour changer de gommes huit tours avant la fin – il n’y a pas d’arrêt obligatoire dans la course sprint. J’ai roulé en 1’ 49’’ 126, 1’ 48’’ 824 et fixé le record du tour en 1’ 48’’ 780. Samedi, Sam Bird avait fait le meilleur tour en 1’ 48’’ 777. C’est anecdotique, bien sûr, et je n’en tire aucune gloire. Mais cela me donne confiance pour Bahreïn. L’équipe est consciente des efforts à accomplir pour progresser et nous sommes tous très motivés !"

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A propos de cet article
Séries FIA F2
Pilotes Sam Bird , Marcus Ericsson , Nathanaël Berthon , Stéphane Richelmi , Sergio Canamasas
Type d'article Actualités