GP2 - Interview exclusive de Nathanael Berthon

Alors qu’il vient de réaliser ses premiers tours de roues en GP2 Series à l’occasion des essais privés sur le circuit d’Abu Dhabi, Nathanael Berthon a pris le temps de répondre aux questions de ToileF1 suite à ces essais

Alors qu’il vient de réaliser ses premiers tours de roues en GP2 Series à l’occasion des essais privés sur le circuit d’Abu Dhabi, Nathanael Berthon a pris le temps de répondre aux questions de ToileF1 suite à ces essais.

Le Français a découvert une catégorie où il espère bien pouvoir courir en 2011 bien que le budget demandé soit assez élevé. Quoiqu’il arrive, il sera en GP2 Series ou en Formule Renault 3.5 l’an prochain.

Première prise en main de la GP2/08 sur le circuit d’Abu Dhabi, comment cela s’est-il passé ?

"La GP2 c'est juste fantastique, ça accélère très fort, ensuite le freinage est juste impensable et le passage en courbe est très impressionnant.
Pour ma part, le plus dur a été de repousser mes limites à chaque freinage, c'est difficile de se dire qu'une voiture est capable d'une tel performance, maintenant je la relativise quand même et je n'ose pas imaginer celle d'une Formule 1, tu dois prendre ton pied, quelque chose de rare."

"Sinon dans l'ensemble je n'ai pas du tout axé ces 3 journées de tests sur de la perfo pure, je me suis mis au travail sur mon pilotage et j'ai essayé d'absorber un maximum d'info qui me permettront de grandir et de me perfectionner."

Qu’avez-vous pensé du circuit d’Abu Dhabi que vous avez découvert lors de ces essais ?

"Le premier tour de piste que j'ai fait à pied la veille de mon roulage, je me suis dit, mais comment ceci est possible est-ce un jeu vidéo?
C'est marrant de dire ça, mais c'est quelque chose de pharaonique, au passage j'ai eu le temps d'aller au Ferrari World Center pour tester le fameux "Formula Rossa", et le centre est à l'image du circuit et de Abu Dhabi, c'est dans la démesure qu'ils se démarquent."

Quelles sont les principales différences entre la monoplace de Formule Renault 3.5 et celle du GP2 Series ?

"On pourrait dire l'accélération, mais en deux ou trois tours tu es déjà habitué. Pour moi c'est surtout le freinage qui est complétement différent, j'ai eu un gros temps d'adaptation."

"Les pneus Michelin que j'ai eu en World Series sont très différent des Bridgestone, ça peut paraitre rien, mais l'utilisation de ses gommes sont différentes de ce que j'ai connu et j'ai eu du mal à bien comprendre la vitesse en milieu de virage des Bridgestone."

"L'année prochaine se sera au tour des Pirelli donc les cartes sont redistribués."

Après trois journées d’essais, comment vous sentiez-vous dans la GP2/08 ?

"Après trois journées, je pense avoir bien cerné ce qu'est la catégorie GP2. Ce qui est sûr, c'est qu'il faut de la rigueur et beaucoup de travail pour percer dans cette discipline où les pilotes sont très expérimentés, surtout quand on sait qu'en 2009, j'étais dans ma "vraie" première année de Formule 2.0.

Vous avez roulé chez DAMS et ART Grand Prix lors de ces essais, quelles étaient les différences entre ces deux équipes françaises ?

"Les méthodes de travail sont plus ou moins similaire, ce sont deux écuries française et je n'ai jamais eu l'opportunité de travailler avec des écuries de mon pays."

"Concernant la voiture elle est différente dans le ressenti mais je pense que malgré les très bon résultat de ART, la DAMS est très compétitive."

Dans quelle catégorie préféreriez-vous être l’an prochain ? La Formule Renault 3.5 pour viser le titre après une saison d’apprentissage ou débuter en GP2 Series, où il y aura une nouvelle monoplace ?

"Pour moi, clairement j'aimerai faire du GP2 l'année prochaine, ma ligne de conduite a toujours été de viser plus haut. Je pense pouvoir arriver à faire quelque chose de bien en GP2 l'année prochaine et je suis prêt à beaucoup travailler pour ça."

"Maintenant, le problème du GP2 est son budget très élévé par rapport aux World Series. Il me manque le budget du GP2 Asia pour me lancer l'année prochaine dans de bonnes conditions. Les cartes ne sont plus dans mes mains, mais on travaille beaucoup pour arriver à ce résultat avec mon entourage."

Qu’est ce que le programme de la FFSA d’apporte-t-il tout au long de la saison ?

"Nous avons eu cette année un stage de préparation à Chamonix qui est réactualisé en janvier prochain.C'est une bonne opportunité de contrôler notre "préparation". De plus, faire parti de l'équipe de France est une forme de reconnaissance qui ne laisse pas indifférent."

A Monza, vous avez passé du temps avec le Renault F1 Team ? Qu'avez-vous appris lors de cette expérience ?

"Ce que j'ai appris? Ce que je savais déjà, je veux aller en Formule 1!
Non plus sérieusement, le rythme d'un week-end de course est très soutenu, les pilotes sont constamment sollicités. Je pense qu'il faut être très fort mentalement pour suivre convenablement un week-end entier."

"Ensuite j'ai eu la chance de rester tout le week-end et notamment avec certaines écuries de F1, j'ai d'ailleurs passé la course dans un des box avec une radio, ce qui m'a permis d'entendre et de comprendre comment se passe les communications entre le pilotes et les stands. J'ai eu aussi l'opportunité de faire un tour dans le paddock GP2 et prendre pas mal de contacts important, notamment DAMS."

Enfin, quels sont vos objectifs dans la saison à venir ?

"Mon objectif est de me battre pour la gagne à chaque fois que je fais quelque chose, c'est à fond et je donne le meilleur de moi-même.
Si je fais la saison en GP2, je ferais tout pour arriver aux avant postes rapidement, ensuite si c'est la WS je pense pouvoir jouer le championnat pour ma deuxième saison."

Faites partie de quelque chose de grand

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Équipes ART Grand Prix , DAMS
Type d'article Actualités