GP2 - Tom Dillmann : "besoin de visibilité"

A Spa-Francorchamps, ToileF1 s'est entretenu avec Tom Dillmann

A Spa-Francorchamps, ToileF1 s'est entretenu avec Tom Dillmann. L'Alsacien, qui concourt cette année chez Russian Time, revient de loin après une saison 2012 tronquée faute de budget, même s'il est “reconnaissant” envers Rapax de l'avoir fait courir lorsque c'était possible. Or, la bataille n'est pas gagnée et rouler en GP2 est loin d'être évident.

De l'avis des pilotes du paddock GP2, le championnat est parfait pour se préparer à la F1 mais tout n'est pas simple. Course support de la F1, ce championnat ne bénéficie pas de l'exposition dont il pourrait prétendre. Le Français partage ce sentiment.

Par rapport à la moto, le Moto2 est bien plus médiatisé que le GP2 en auto. C'est vraiment dommage”, déplore-t-il, “car les courses sont vraiment intéressantes et spectaculaires. Ce serait plus facile si l'on avait plus de visibilité pour attirer des sponsors et éviter que les pilotes aient à apporter leur budget.

Cette année, Russian Time est une nouvelle équipe en GP2, qui émane de l'expertise de Motopark, avec qui Tom Dillmann réalise du driver coaching en F3 allemande. Si Lotus truste les podiums en F3 avec Motopark, Russian Time doit encore consolider ses deux monoplaces et le roulage en GP2 n'est pas suffisant pour aller de l'avant rapidement.

Le GP2 est très particulier : il n'y a pas beaucoup d'essais, 30 minutes par week-end”, rappelle-t-il. “L'expérience compte énormément. Dans cette demi-heure, on n'apprend pas grand-chose et il faut surtout que le pilote se mette dans le rythme pour les qualifications. Il peut tenter une configuration, mais guère plus.

Pour mettre au point la monoplace, si Sam Bird estime que le duo de pilote qu'il forme avec le Français est probablement le plus performant du plateau, Tom Dillmann est dans une perspective de développement depuis le début de la saison et commence, petit à petit, à tirer profit de ses premiers efforts, comme avec la pole au Hungaroring. “On a commencé la saison avec Sam [Bird] qui a beaucoup d'expérience, il est allé chercher les résultats. J'ai dû faire beaucoup de développement. Parfois, je tentais des choses mais cela m'amenait par moments dans la mauvaise direction.” Le Français précise ses objectifs : “le but n'était pas d'aller chercher la performance mais d'aider l'équipe à progresser. Cela m'a désavantagé sur la performance mais c'est comme cela qu'on arrive à progresser, cela a permis à Sam de gagner des courses”, se satisfait-il. A Spa-Francorchamps, la chance n'a pas souri à Tom Dillmann. Si la performance était là, comme l'a prouvé la pole de Sam Bird, le Français n'a pas bénéficié d'une fiabilité hors pair, ce qui s'est ressenti sur le comportement de sa Dallara GP2/11. “J'ai eu un problème d'amortisseur. J'ai tout de suite senti, au volant, que la voiture avait un comportement anormal. On a identifié le problème dans la soirée [du vendredi, après les qualifications]”, précise-t-il. Tom Dillmann est assuré de réaliser la fin de la saison, et compte bien tirer profit de ces manches pour démontrer ce dont il est capable. Depuis le début de la saison, il entretient l'objectif logique de s'imposer - comme il l'avait fait en course sprint au Bahreïn en 2012. Reste à savoir si les soutiens suivront.

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Séries FIA F2
Pilotes Sam Bird , Tom Dillmann
Type d'article Actualités