Mon job : directrice de communication en FIA F2 et GP3

Motorsport.com s'intéresse à ceux qui, à chaque week-end de Grand Prix, opèrent dans les paddocks tout en étant bien moins exposés que les pilotes. Rencontre aujourd'hui avec Alexa Quintin, directrice de communication en FIA F2 et GP3.

Mon job : directrice de communication en FIA F2 et GP3

Mon job, c'est...

Je suis directrice de communication de deux championnats : la FIA Formula 2 et le GP3 Series. En tant que telle, je m'occupe de l'image de ces deux championnats en général mais également de celle des équipes et des pilotes. Il faut par ailleurs s'assurer que le public puisse savoir ce qui se passe en piste.

Mon programme du week-end

Très chargé ! Il faut savoir qu'on est une petite équipe pour suivre ces deux championnats. Le jeudi, il y a toutes les activités preview pour préparer non seulement le week-end mais aussi le magazine The Insider de la semaine suivante : faire les photos avec les vainqueurs, organiser les interviews avec les journalistes, mener les entretiens pour le magazine, envoyer les communiqués, statistiques, informations pratiques... Il faut également s'assurer que toutes les données soient bien mises à jour sur le site, créer les albums photo et animer les réseaux sociaux.

Pendant le reste du week-end, il faut suivre chaque séance puis écrire son résumé, envoyer les communiqués de presse, publier les photos, encore une fois animer les réseaux sociaux, faire les conférences de presse, organiser les séances photo qui en découlent, sans oublier toutes les requêtes que l'on va avoir au dernier moment : les demandes d'interview, que ce soit presse écrite ou TV. Il faut s'assurer que les choses roulent bien, comme le live timing sur le site qui peut parfois avoir quelques petits soucis ! C'est assez rare, mais ça peut arriver.

Ce sont parfois de longues journées à attendre les décisions des commissaires, s'il y en a. Il faut ensuite communiquer à ce sujet, donner les informations aux personnes qui en ont besoin de suite, les publier nous-mêmes. Puis on va se coucher bien fatigué, et on se lève très tôt le lendemain matin ! Il faut savoir que si on a la course [de GP3] à 9h, on est dans la pitlane à 8h30, toujours une demi-heure avant. Quand la course est à 8h en Angleterre, on est dans la pitlane à 7h30, donc on se lève très tôt !

Alexa Quintin, directrice de communication FIA F2, sur le muret des stands

Le plus important, dans mon job…

C'est de s'assurer que l'on donne l'information le plus rapidement possible, sans erreur. C'est le plus important. On est la voix officielle des deux championnats, et de ce fait, on se doit de donner l'information la plus exacte dans le délai le plus court possible. Cela veut dire qu’il faut faire vite mais surtout ne pas se précipiter et vérifier chaque info avant publication.

Trois outils qui me sont indispensables

Mon pass, mon téléphone et mon chargeur de téléphone ! Évidemment, l'ordinateur aussi, mais s’il y a vraiment trois outils qui sont indispensables, ce sont ceux-là. Le téléphone, premièrement, parce que c'est comme ça qu'on peut me joindre le plus facilement : il y a les e-mails, Skype, Whatsapp, ainsi que Twitter, Instagram et Facebook, qui sont mes outils de communication primordiaux. Je peux aussi gérer le site via mon téléphone. Ce serait plus long pour écrire les communiqués, certes, mais le téléphone, pour moi, c'est vraiment vital. Et le chargeur !

Les gens avec qui je suis toujours en contact

Bruno Michel [PDG des deux championnats, ndlr], c'est primordial. Après, c’est Didier Perrin, le directeur technique ; Marco Codello, le chef des opérations ; David Cameron, l'attaché de presse, ainsi que Cyril Davillerd, notre graphiste. Il y a aussi la chef des commissaires. J'aime bien discuter avec elle en fin de journée quand une décision a été prise afin de la comprendre. Ainsi, quand on me pose la question, je peux répondre en ayant une meilleure vision de l'incident qui a été pénalisé ou non. Je suis aussi évidemment en contact avec les gens de la FIA par rapport à la F2. Et les journalistes, aussi ! Sans oublier [le commentateur] Alex Jacques et les gens de la FOM. Ils font un travail extraordinaire, on ne se rend pas compte du barnum que c'est de filmer un événement. Ils font un boulot de dingue.

Luca Ghiotto (RUSSIAN TIME) répond aux questions de David Cameron, attaché de presse FIA F2, et d'Alexa Quintin, directrice de communication FIA F2

Quand je ne suis pas au circuit…

Je travaille ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que pour un week-end de course, il y a au minimum une semaine de préparation avant de venir sur les circuits, ne serait-ce que pour organiser tout ce qui va s’y passer, mais aussi une semaine après. Par exemple, le magazine nous prend trois jours, donc du lundi au mercredi soir, on travaille pour écrire les articles, choisir les photos, compiler tout ça, valider, publier, faire la promotion…

Ensuite, je m’occupe aussi des temps forts en vidéo. Je travaille sur le montage avec une société de production française qui s’appelle Perle Productions. Puis il faut promouvoir la vidéo. Après, je valide et publie les articles sur le site. Voilà, c’est une grosse semaine de travail après un week-end de course.

Le reste du temps, c’est de la gestion de communication : préparer tout ce qui est plan de communication, gérer le budget, travailler avec nos partenaires. Par exemple, pour Jerez, comme on n’était pas avec la F1, il y avait énormément de choses à préparer en amont avec le circuit. J’ai aussi commencé à préparer la remise de prix qui aura lieu à Abu Dhabi. C’est non-stop, mais c’est vraiment passionnant.

Sans moi…

Le monde continue de tourner ! Je ne suis pas irremplaçable. Par exemple, l’année dernière, je ne pouvais pas être sur les Grands Prix parce que j’étais enceinte. J’ai donc mis en place une équipe qui puisse exécuter les tâches sur place pendant que je travaillais depuis mon canapé avec mon gros ventre. Je n’ai absolument pas la prétention de dire que sans moi, le monde va s’écrouler, loin de là.

La Formule 2, c’est…

La Formule 2, c’est un championnat passionnant avec des courses qui réservent toujours des surprises. Pour moi, la Formule 2, c’est de la course automobile pure parce que les pilotes disposent de la même voiture, du même moteur et des mêmes pneus. C’est donc un tremplin formidable pour des jeunes pilotes qui rêvent d’aller plus loin et qui espèrent montrer toutes leurs capacités devant la Formule 1. Ce n’est jamais pareil, c’est tous les jours une surprise et c’est aussi ça que j’aime dans mon métier.

Alexa Quintin, directrice de communication FIA F2, entourée par les concurrents lors de la parade des pilotes
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