Le samedi après-midi d'un pilote GP2 à Monaco

Il est facile, lorsque l'on est spectateur, de regarder le sport automobile et d'oublier que la course n'est que la partie visible de l'iceberg

Il est facile, lorsque l'on est spectateur, de regarder le sport automobile et d'oublier que la course n'est que la partie visible de l'iceberg.

Le samedi 25 mai avait lieu la deuxième et dernière course du week-end monégasque pour les pilotes GP2, la course sprint. Le départ de celle-ci étant prévue à 16h10, les jeunes hommes ont pu apprécier un réveil plus tardif que lors des deux jours précédents, où ils avaient pris la piste en fin de matinée.

Ce jour-là, la plupart des pilotes arrivent au paddock entre 12h et 13h pour prendre leur repas avec les membres des diverses équipes, avant que les premiers préparatifs ne débutent.

À 14h, le paddock se scinde en deux groupes. D'un côté, les mécaniciens ont fort à faire pour préparer les voitures pour la course. De l'autre, les pilotes et d'autres membres des équipes se massent devant la télévision installée dans le paddock pour regarder les qualifications de leurs aînés, en Formule 1. Chacun y va de son petit commentaire, et pas toujours en anglais : Fabio Leimer et Daniel Abt, respectivement suisse et allemand, discutent de la séance dans la langue de Goethe.

Une fois le tour de la pole position signé par Nico Rosberg, c'est le branle-bas de combat : tous les pilotes partent d'un même mouvement. Certains vont s'isoler dans leur motorhome, d'autres entament leurs échauffements et étirements en prévision de la course.

Pendant ce temps, les monoplaces quittent le paddock et rejoignent l'avenue de la Quarantaine, qui débouche sur l'accès aux stands et à la ligne droite de départ. Les voitures s'y réunissent à la queue leu-leu, telles les Arden ci-dessous. L'atmosphère reste décontractée pour les pilotes et les ingénieurs.

Puis, une par une, chaque monoplace rejoint le circuit, moteur éteint, avec un mécanicien au volant, un autre assis sur le capot moteur, ou accroché à l'aileron arrière. Les équipes de GP2 envahissent alors les stands, le temps d'une course de quarante-cinq minutes remportée par le local Stefano Coletti, premier pilote monégasque à s'imposer à domicile depuis Louis Chiron. À la fin de l'épreuve, tous les concurrents qui ont vu le drapeau à damier rentrent au paddock GP2 au volant de leur monoplace, en empruntant la fameuse avenue de la Quarantaine, puis les deux tunnels qui mènent au paddock. Les monoplaces des pilotes ayant abandonné sont habituellement rapatriées par camion, mais ce jour-là, les 25 pilotes qui ont pris le départ ont vu l'arrivée de la course. Les GP2 sont alors mises en parc fermé par les commissaires de course au fond du paddock. C'est le moment de refaire la course pour les pilotes qui, sortant de leurs cockpits simultanément, échangent leurs impressions. Ils n'échappent toutefois pas au briefing avec leurs ingénieurs, nécessaire pour analyser les données de la course. Enfin, les jeunes hommes peuvent aller se changer dans leur motorhome, et prendre une pause bien méritée après un après-midi éreintant.

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A propos de cet article
Séries FIA F2
Pilotes Nico Rosberg , Stefano Coletti , Fabio Leimer , Daniel Abt
Type d'article Actualités