Top 10 - Les meilleurs pilotes GP2 en 2015 (2/2)

Voici la deuxième partie de notre classement des meilleurs pilotes GP2 en 2015.

Pour consulter la première partie, cliquez sur le lien ci-dessous!

5.  Pierre Gasly

DAMS

8e, 110 points

Score en qualifications face à Lynn : 6-4 // Pourcentage des points de l'écurie : 50%

Il semble incroyable qu’un pilote du potentiel de Pierre Gasly n’ait pas remporté la moindre victoire depuis plus de deux ans.

Gasly avait pourtant des atouts : une écurie DAMS qui a remporté trois des quatre titres précédents et trois meetings d’expérience dans la discipline avec Caterham en fin de saison dernière.

De plus, la performance pure était là : Gasly s’est qualifié dans le top 7 à neuf reprises en onze meetings. Il voulait s'améliorer dans ce domaine et a conclu la saison sur les chapeaux de roue avec trois pole positions lors des quatre dernières manches. Quand le pilote DAMS n’était pas accablé par les problèmes, il se battait toujours aux avant-postes, même si la victoire lui a échappé.

Or, les problèmes ont été nombreux. Dès la première course à Bahreïn, il a été la victime innocente d’un carambolage impliquant Nato, Pic et Marciello. À Monaco, lorsque les commissaires ont cru qu’il était responsable du chaos du départ, Gasly a été rétrogradé en fond de grille pour la première course du weekend, avant que la direction de course ne s’aperçoive de son erreur – trop tard. Le pilote DAMS pouvait difficilement espérer de s’imposer, mais le top 8 aurait été à sa portée (et donc une bonne position pour la deuxième course du weekend).

À Monza, Gasly était bien parti pour s’imposer lorsque sa DAMS lui a fait défaut, problème de transmission, lui coûtant peut-être une victoire. Voilà donc trois weekends qui ont été gâchés pour le Français en raison du système de grille inversée. À cela s’ajoute une erreur de jugement de sa part qui a provoqué un gros accident avec de Jong à Spa-Francorchamps.

Gasly aurait donc pu faire bien mieux qu’une huitième place qui n’est pas représentative de son talent, et tentera de redresser la barre en 2016 avec l’objectif, tout d’abord, de remporter une première victoire en sport auto depuis 2013. Dans quelle équipe, cela reste à voir, car il semble que le Normand ne soit pas parti pour rester chez DAMS. 

4.  Mitch Evans

Russian Time

5e, 135 points

Victoires : 2 ( Monza C2,  Bahreïn II C2)

Score en qualifications face à Haryanto : 6-2 // Pourcentage des points de l'écurie 73.8%

La saison 2015 de Mitch Evans pourrait être titrée "L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde".

Evans a connu deux moitiés de saison diamétralement différentes : 35 points lors des douze premières courses, 100 points lors des neuf dernières!

En cause, le fait que Russian Time a encore changé de mains en 2015. Techniquement, elle n'a pas changé de propriétaire ; cependant, l’écurie n’est plus opérée par iSport, avec qui Evans avait obtenu la quatrième place du championnat 2014, mais par Virtuosi.

C’est ainsi que s’explique l’étonnant manque de compétitivité du pilote néo-zélandais en début de saison, malgré une belle deuxième place à Barcelone. En plus de ce niveau de performance décevant, Evans a été victime d’un nombre impressionnant de problèmes techniques, si bien qu’il n’a même pas été en mesure de prendre le départ des courses sprint à Barcelone et à Monaco, alors qu’à Bahreïn, c’est une crevaison qui lui a coûté. Enfin, lorsque son appuie-tête s’est détaché en pleine course, Evans a été contraint à l’abandon lors de la première épreuve de Silverstone.

Or, à mi-saison, alors qu’il languissait en neuvième place du championnat, Evans a retrouvé ses deux ingénieurs de la saison passée. Après avoir eu l’impression de piloter ‘les mains attachées dans le dos’ en première moitié de saison, Evans a retrouvé la monoplace qu’il connaissait en 2014, et les résultats ont été fulgurants : six podiums en neuf courses, avec une superbe victoire à Monza en point d’orgue grâce à un dépassement sur Pic au dernier tour, ainsi qu'un autre succès à Bahreïn! Seul Vandoorne a marqué davantage de points dans la deuxième moitié de saison.

2015, en ce qui concerne Mitch Evans, restera un point d’interrogation : et s’il avait toujours eu ces deux ingénieurs à ses côtés?

3.  Sergey Sirotkin

Rapax

3e, 139 points

Victoire : 1 ( Silverstone C1)

Score en qualifications face à ses coéquipiers : 9-1 // Pourcentage des points de l'écurie : 87.4%

Sergey Sirotkin aura été un rookie particulièrement impressionnant en cette saison 2015, réalisant la meilleure saison d’un pilote Rapax depuis 2010 avec la troisième place du championnat des pilotes.

Après deux premiers meetings compliqués à Bahreïn et à Barcelone, ce qui est compréhensible pour un débutant, Sirotkin a entamé une série incroyable de courses dans les points, qu’il aurait pu porter à 13 si Lynn n’était pas venu le percuter en tête de la course à Monza.

Sa performance la plus remarquable restera Silverstone, où il a signé la pole position, la victoire et le meilleur tour de la course principale… alors que contrairement à ses rivaux, il découvrait ce circuit!

Sirotkin a marqué 139 des 159 points de Rapax, une autre statistique intéressante, ayant été associé à Robert Visoiu, puis à Gustav Malja lors des deux derniers meetings. Mais comme nous le confiait le Russe, Rapax se focalisait sur lui comme Ferrari sur Schumacher dans les années 2000.

Quoi qu’il en soit, il faudra sans aucun doute compter avec Sirotkin pour le titre 2016, quelle que soit son écurie.

2.  Alexander Rossi

Racing Engineering

2e, 181,5 points

Victoires : 3 ( Spa-Francorchamps C2,  Monza C1,  Sotchi C1)

Score en qualifications face à King 5-5 // Pourcentage des points de l'écurie 75.2%

À l’aube de cette saison 2015, Alexander Rossi était un point d’interrogation après une demi-saison 2014 assez catastrophique chez Caterham Racing. Le fait est que l’Américain a redressé la barre de la meilleure des manières.

Rejoignant Racing Engineering, une écurie avec laquelle il a toujours voulu travailler, Rossi a constamment joué aux avant-postes et a remporté le titre honorifique de vice-champion GP2.

Il est vrai qu’il était plus expérimenté que certains de ses poursuivants avec une saison et demie d’expérience dans la discipline au moment d’aborder 2015, mais Rossi a quand même impressionné. Certes pas par ses performances en qualifications, où le Californien a péché tout au long de la saison. Pour cause : en onze meetings, il ne s’est qualifié que quatre fois dans le top 5!

Cela ne fait que démontrer les qualités dont Rossi a constamment fait preuve en course, car la plupart du temps, il était un candidat sérieux à la victoire en course principale. Il a d’ailleurs remporté deux d’entre elles, Monza et Sotchi, en s’élançant respectivement 8e et 3e. Le dernier succès est arrivé à Spa-Francorchamps lors de la course sprint, où Rossi était deuxième sur la grille et a pris l’avantage facilement sur son coéquipier Jordan King.

La plus belle performance de Rossi restera toutefois une pole position magistrale à Monaco, où le pilote Racing Engineering était tout simplement intouchable sous la pluie. Dommage pour lui que cela ne se soit pas concrétisé en victoire, puisqu’un arrêt au stand trop lent lors de la course principale a permis à Vandoorne et ART, intraitables, de s’emparer de la première place pour ne plus la lâcher.

Auteur d’un intérim convaincant en Formule 1 par ailleurs, Rossi peut se féliciter d’avoir remis sa carrière sur les rails.

1.  Stoffel Vandoorne

ART Grand Prix

1er, 341,5 points

Victoires : 7 ( Bahreïn I C1,  Catalunya C1,  Monaco C1,  Red Bull Ring C1,  Spa-Francorchamps C1,  Bahreïn II C1,  Yas Marina C1)

Score en qualifications face à Matsushita 10-0 // Pourcentage des points de l'écurie 83.3%

Comment évoquer la saison de Stoffel Vandoorne à sa juste valeur? Le pilote ART a dominé le GP2 comme personne auparavant. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : aucun abandon, classé dans le top 10 de chaque course, 7 victoires, 16 podiums…

Vandoorne a démontré sa capacité à signer des pole positions, à gagner depuis la pole position, à gagner sans partir de la pole position, à remonter depuis la 8e place de la grille de départ, à assurer le podium lorsque la victoire n’était pas à sa portée. Parfois ébranlé, comme à Silverstone, le Belge ne s’est jamais écroulé.

À vouloir être pointilleux, on pourrait souligner qu’il n’est pas parvenu à remporter les deux courses d’un même weekend comme certains l’ont fait avant lui, mais quoi qu’il en soit, la saison 2015 de Vandoorne est digne des plus grands et laisse croire qu’il est promis à un avenir des plus prometteurs. Dommage que celui-ci ne se dessine pas en Formule 1 dans l’immédiat.

Vandoorne face aux meilleurs pilotes de l'Histoire

En une saison

 Meilleur piloteStoffel Vandoorne
Pole positions (Piquet Jr) 4
Victoires 6 (Maldonado) 7
Meilleurs tours (Palmer, Hamilton) 7
Podiums 14 (Hamilton) 16
Points 276 (Palmer) 341,5

En carrière GP2

 Meilleur piloteStoffel Vandoorne
Pole positions 6 (Pantano, Piquet Jr) 8
Victoires 10 (Maldonado) 11
Meilleurs tours 12 (Coletti) 10
Podiums 23 (Pantano) 26
Points 474 (Nasr) 570,5
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A propos de cet article
Séries FIA F2
Pilotes Alexander Rossi , Mitch Evans , Sergey Sirotkin , Stoffel Vandoorne , Pierre Gasly
Équipes ART Grand Prix , DAMS , Rapax , Racing Engineering , RUSSIAN TIME
Type d'article Analyse
Tags analyse, classement