Di Grassi relativise son statut de favori du début de saison

Le pilote brésilien considère qu'il est impossible de citer des favoris pour l'ouverture de la saison 2 en Chine, car trop d'inconnues demeurent selon lui.

Di Grassi avait remporté l'ePrix inaugural à Pékin l'an dernier après que Nico Prost et Nick Heidfeld se soient accrochés dans le dernier tour alors qu'ils luttaient pour la tête.

Mais le pilote ABT Schaeffler Audi Sport affirme ne pouvoir être considéré comme favori pour la course de ce week-end, malgré les bonnes performances de son équipe lors des essais d'intersaison.

Nous avons eu une bonne intersaison, et nous avons un bon niveau de spécification pour un package complexe. Sommes-nous favoris ? Non, je n'irais pas jusque-là. Il y a trop d'inconnues pour les premières courses,” a-t-il déclaré à Motosport.com.

Nous avons eu une bonne intersaison. Sommes-nous favoris ? Non, je n'irais pas jusque-là.

Lucas di Grassi

Di Grassi et ses rivaux vont découvrir un terrain de jeu modifié à Pékin ce week-end, par rapport à la version 2014. La suppression de la première chicane et la modification des deux autres représentent des changements considérables sur le circuit tracé autour du “Nid d'oiseau” – ainsi qu'est surnommé le Stade olympique construit pour les Jeux de 2008.

En ce qui concerne la piste, il y a une chicane de moins cette année et les autres sont un peu plus serrées. On ne sait pas quel sera l'effet réel sur les temps au tour, mais ce sera probablement plus rapide car les voitures seront plus rapides,” dit-il. “À Donington, nous roulions une seconde et demie plus vite qu'avec l'ancien groupe propulseur.”

Mais il y a beaucoup d'inconnues et de choses à comprendre en conditions de course. Les ingénieurs et les pilotes mériteront leur argent ce week-end, c'est sur.”

Une économie d'énergie cruciale

Di Grassi, comme de nombreuses personnes sur le paddock de Formule E, pensent que les courses et finalement le titre reviendront au package le plus économe de la grille.

Il y a deux façons d'évaluer Pékin,” dit-il. “L'une est la performance, en qualification. Là, on aura le maximum de puissance, on pourra rouler aussi vite que possible mais peu importe ce qu'on consommera en énergie.”

La course sera une autre histoire. C'est là que l'efficacité des nouvelles technologies sera vraiment mise en avant. Là seulement, nous saurons qui est devant en termes d'efficacité et ce sera une partie très intéressante.”

Le mode course, bien sûr, ne pourra être observé et étudié qu'après le week-end. Ces nouveaux paramètres seront intéressants à voir. Ce sera encore serré, j'en suis sûr.”

La gestion thermique mise en avant

Di Grassi insiste sur le fait qu'avec l'augmentation de la puissance disponible des batteries de 150 à 170 kW en conditions de course, gérer les températures sera plus important que durant la saison 1.

Si la batterie a le même refroidissement que l'année dernière, ce à quoi je m'attends, alors elle chauffera plus,” explique Di Grassi. “La température thermique sera donc plus élevée et plus compliquée à gérer. Ce sera intéressant, particulièrement en Malaisie.”

Le pire, ce sera derrière la Voiture de Sécurité car là, ça devient contre-intuitif. On s'attend à ce que la température baisse, d'accord ? En fait, c'est le contraire.”

Avec juste assez de tours derrière le Safety Car, on peut faire le reste du relais à fond. Donc, si on économise assez d'énergie, les tours restants sont parcourus à fond et la batterie chauffe beaucoup.”

Mais si la neutralisation est courte, c'est mauvais pour la batterie et la température moteur sur le long terme, et si on a beaucoup de tours derrière le Safety Car ou sous Full Course Yellow, on n'a pas suffisamment d'énergie, on est à fond mais on n'atteint pas les 28 kW, et gérer la température est difficile.”

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