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Ultime occasion de gros points pour DS Penske

Les deux dernières manches du championnat du monde de Formule E se dérouleront ce week-end sur les bords de la Tamise, sur un circuit atypique avec une partie indoor.

Stoffel Vandoorne, DS Penske

En 2022, les deux courses déjà organisées fin juillet au même endroit avaient davantage souri à Stoffel Vandoorne qu’à Jean-Éric Vergne, poussé hors de la piste par un autre concurrent. Sur le chemin de son premier titre mondial (alors avec Mercedes), le pilote belge avait signé une deuxième puis une quatrième place sur la piste la plus spécifique de tout le calendrier.

Car après les allées de Battersea Park, c’est à l’ExCeL London, un parc des expositions au format XXL, que s’est installée en 2021 la Formule E. Construit sur les bords de la Tamise, dans le quartier de Newham, cet endroit dont le bâtiment dépasse le kilomètre de longueur accueille toutes sortes de manifestations sur les anciens docks du Royal Victoria.

Inauguré en 2000, il a notamment été le théâtre des Jeux Olympiques de 2012 avec des épreuves diverses (lutte, boxe, tennis de table, haltérophilie…) mais n’avait jamais accueilli de course automobile. La Formule E a réussi ce tour de force, rendu possible par le caractère électrique de ses monoplaces.

Stoffel Vandoorne, DS Penske

Stoffel Vandoorne (DS Penske)

Photo : DPPI

Une nouvelle édition en préparation

Portées par un joli succès populaire des deux dernières éditions, deux courses vont à nouveau avoir lieu à l’ExCel London les 29 et 30 juillet. Long de seulement 2,14 km pour 22 virages, le tracé présente la particularité d’être à environ 25% indoor, autrement dit avec près de 600 mètres à l’intérieur.

Les voitures pénètrent le bâtiment par une rampe d’accès et y trouvent une autre physionomie de circuit, ainsi qu’une adhérence changeante sur un sol recouvert d’une résine abrasive. Cette donnée est particulièrement importante en cas de précipitations, les voitures devant affronter dans ce cas deux sortes de circuit avec les mêmes pneus (en Formule E les gommes pluie n’existent pas).

S’agissant de nouvelles voitures et de nouveaux pneus (Hankook a remplacé Michelin au début de la saison), qu’en sera-t-il cette année en cas d’intempérie ? C’est typiquement la situation où l’expérience des pilotes sera payante, et où les vétérans de la discipline, comme Jean-Éric Vergne chez DS Penske, Sébastien Buemi chez Virgin Racing ou Lucas Di Grassi chez Mahindra pourraient faire la différence. Pour Buemi, qui doit assurer des points à Envision Racing dans la course au titre constructeurs devant le public de son employeur, la pression sera forte. Mais chez Vergne ou Di Grassi, qui vont rouler libérés, on pourrait voir plus de spectacle sur fond de performance de fin de saison.

Alors que les deux titres sont encore incertains, que va donner cette finale où Jaguar, Porsche, Envision et Avalanche Andretti vont tout donner ? De quelle manière DS Penske, souvent au rendez-vous cette saison, sera arbitre de la partie ? La réponse viendra à compter de samedi après-midi.

Jean-Eric-Vergne, DS Penske

Jean-Éric-Vergne (DS Penske)

Photo : DPPI

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