Formule E
C
E-Prix d'Ad Diriyah
22 nov.
-
23 nov.
Prochain événement dans
8 jours
C
E-Prix de Santiago
17 janv.
-
18 janv.
Prochain événement dans
64 jours
C
E-Prix de Mexico
14 févr.
-
15 févr.
Prochain événement dans
92 jours
C
E-Prix de Rome
03 avr.
-
04 avr.
Prochain événement dans
141 jours
C
E-Prix de Paris
17 avr.
-
18 avr.
Prochain événement dans
155 jours
C
E-Prix de Séoul
02 mai
-
03 mai
Prochain événement dans
170 jours
C
E-Prix de Berlin
20 juin
-
21 juin
Prochain événement dans
219 jours
C
E-Prix de New York
10 juil.
-
11 juil.
Prochain événement dans
239 jours
C
E-Prix de Londres
25 juil.
-
26 juil.
Prochain événement dans
254 jours

2018-19 : l'éclosion des rookies en Formule E

partages
commentaires
2018-19 : l'éclosion des rookies en Formule E
Par :
23 juil. 2019 à 11:37

Les débutants ont brillé lors de la saison 2018-19 de Formule E. Revenons en détail sur leurs performances.

Depuis la création de la Formule E il y a cinq ans, un seul rookie a remporté une course dans le championnat tout électrique – si l'on excepte la toute première campagne, bien évidemment. C'était Felix Rosenqvist à l'E-Prix de Berlin 2017, sur tapis vert après la disqualification de Sébastien Buemi en raison de pressions pneumatiques trop basses.

Lire aussi :

Contre toute attente, aucun débutant n'est venu s'ajouter à la liste en 2018-19, mais ce n'est pas faute de belles performances ! Retour sur un excellent cru de nouveaux pilotes en Formule E.

Cliquez sur les flèches pour passer d'un pilote au suivant.

Diapo
Liste

Maximilian Günther (Dragon) : 17e, 20 points (10 courses)

Maximilian Günther (Dragon) : 17e, 20 points (10 courses)
1/8

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Maximilian Günther n'a pas eu la tâche facile cette saison, mais s'est clairement imposé comme le plus performant des pilotes Dragon. Déjà pilote de réserve de l'écurie américaine l'an passé, Günther n'est pas parvenu à marquer de points lors des trois premiers E-Prix de la saison, au volant de l'une des monoplaces les moins compétitives du plateau ; il était pourtant huitième à Santiago lorsqu'une perte de puissance l'a contraint à l'abandon.

C'est alors que Dragon a décidé de le remplacer par Felipe Nasr pour une durée indéterminée et de le rétrograder au poste de pilote de réserve. Démontrant une attitude professionnelle au possible, Günther a pris son mal en patience et a eu l'opportunité de reprendre le volant pour l'E-Prix de Rome, quand Nasr a donné la priorité à l'IMSA. Dans la capitale italienne, l'Allemand a brillé avec une apparition en Super Pole, même s'il est ensuite parti en tête-à-queue au premier tour.

Or, Nasr n'est finalement jamais revenu, mais Günther a dû composer avec une incertitude constante, n'étant jamais confirmé que pour la course suivante et non pour la fin de la campagne. Pas de quoi le décontenancer, puisqu'il a signé deux belles cinquièmes places à Paris et à Berne : il a ainsi marqué 20 des 23 points de Dragon cette saison (87%). Pas mal !

Felipe Massa (Venturi) : 15e, 36 points (13 courses)

Felipe Massa (Venturi) : 15e, 36 points (13 courses)
2/8

Photo de: Dan Bathie / Motorsport Images

Felipe Massa était certainement le rookie le plus en vue cette saison, compte tenu de son palmarès conséquent en Formule 1 : 11 victoires en Grand Prix, un titre de vice-Champion… mais la Formule E n'est pas facile à apprivoiser pour autant ! Confirmé chez Venturi dès mai 2018, Massa a eu tout le temps de se préparer ; divers incidents l'ont écarté des points lors des trois premières courses, mais par la suite, le Brésilien est régulièrement apparu dans le top 10. En point d'orgue, un premier podium mérité à Monaco.

Surtout, Massa ne s'en est pas mal tiré par rapport à son coéquipier Edoardo Mortara, dont c'était la deuxième campagne dans la discipline, avec 36 points contre 52… même s'il convient de souligner que l'Italo-Suisse a subi un manque de réussite remarquable, avec six abandons en sept courses, dont quatre liés à des accidents. Mortara est d'ailleurs le premier pilote à abandonner six fois lors d'une même saison de Formule E. Bref, tous deux resteront chez Venturi pour la saison 2019-20, et Massa pourra tenter de poursuivre sa progression vers l'avant de la grille.

Felipe Nasr (Dragon) : 24e, 0 point (3 courses)

Felipe Nasr (Dragon) : 24e, 0 point (3 courses)
3/8

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Trois petits tours et puis s'en va. Voilà comment on pourrait résumer l'éphémère carrière de Felipe Nasr en Formule E. L'ancien pilote de F1 était censé prendre ses marques avec Dragon lors du Rookie Test de Marrakech, mais des problèmes contractuels l'ont empêché de prendre la piste ; il a ensuite remplacé Maximilian Günther pendant trois E-Prix. Les résultats se sont toutefois avérés catastrophiques, avec un déficit moyen de 0"328 sur José María López en qualifications, une course passée en fond de peloton à Mexico et deux abandons au premier ou second tour à Hong Kong et à Sanya.

Nasr a alors donné la priorité à la défense de son titre en IMSA, dont une course coïncidait avec l'E-Prix de Rome… pour ne jamais revenir. Il restera peut-être dans l'Histoire comme l'un des 19 pilotes à avoir disputé trois courses ou moins en Formule E, fait qui a tendance à se raréfier alors que les line-ups restent généralement stables sur une saison complète de nos jours.

Gary Paffett (HWA) : 19e, 9 points (13 courses)

Gary Paffett (HWA) : 19e, 9 points (13 courses)
4/8

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Gary Paffett avait qualifié la Formule E de "challenge majeur", et le moins que l'on puisse dire, c'est que le Britannique a peiné à tirer son épingle du jeu. Du haut de ses 38 ans, Paffett a été clairement dominé par son coéquipier Stoffel Vandoorne en qualifications, encaissant un 9-3 avec un écart moyen de 0"181 à l'avantage du Belge sur les séances pertinentes. Certes, il a atteint la Super Pole à deux reprises, mais à chaque fois, il était classé derrière Vandoorne dans les deux phases des qualifications (phase de groupes et Super Pole).

Or, Paffett n'est pas parvenu à concrétiser ses rares bonnes positions sur la grille. Quatrième au départ à Hong Kong comme à Berlin, il n'a pu faire mieux que huitième lors de cette première course avant de couler comme une pierre en Allemagne pour franchir la ligne d'arrivée 16e.

Neuf points au compteur et la 19e place du championnat, voilà qui est loin d'être convaincant, mais Paffett garde espoir d'obtenir l'un des baquets Mercedes pour la saison 2019-20 – la marque à l'étoile remplacera alors HWA en Formule E.

Oliver Rowland (Nissan e.dams) : 10e, 71 points (13 courses)

Oliver Rowland (Nissan e.dams) : 10e, 71 points (13 courses)
5/8

Photo de: Alastair Staley / Motorsport Images

Parmi tous les débutants du plateau, Oliver Rowland est certainement celui qui avait le plus grand défi à relever. N'étant certes techniquement pas rookie d'un point de vue officiel – il avait participé à l'E-Prix de Punta del Este 2015 avec Mahindra – Rowland a vu Nissan e.dams faire appel à lui à la dernière minute, pour pallier le départ précipité d'Alexander Albon vers la Formule 1. Le Britannique n'a eu droit qu'à une journée d'essais à Valence pour découvrir la Gen2, qui plus est perturbée par la pluie, avant de se lancer dans le grand bain à Ad Diriyah!

Dans ces circonstances, Rowland n'a vraiment pas démérité. En témoignent ses performances en qualifications : face à son redoutable coéquipier Sébastien Buemi (recordman du nombre de pole positions), l'Anglais a certes encaissé un 10-3 dans la phase de poules des qualifications mais a quand même signé trois poles – seul ce même Buemi fait aussi bien !

Ces pole positions n'ont cependant pas été concrétisées en victoire. À Sanya, Rowland a longtemps mené avant de se faire surprendre au freinage par Jean-Éric Vergne et a dû se contenter de la deuxième place. À Paris, le pilote Nissan e.dams a percuté le mur dès le premier tour à cause d'un gros blocage de roue ; il s'est ensuite rendu coupable d'un accrochage avec Alexander Sims, qui lui a valu une pénalité sur la grille à Monaco… où il était le plus rapide en Super Pole ! Il a néanmoins pris la deuxième place en Principauté derrière un intouchable Vergne, se défaisant de Pascal Wehrlein.

Bref, dans ces circonstances, deux podiums est un bilan loin d'être honteux, d'autant que Rowland en a perdu un à Mexico à cause d'un mauvais calcul de l'équipe concernant la consommation d'énergie. Il était d'ailleurs devant Buemi au championnat suite à l'E-Prix de Monaco, avant que le Champion 2015-16 ne prenne son envol pour s'emparer du titre de vice-Champion grâce à une série phénoménale de quatre podiums consécutifs. Rowland a impressionné Nissan e.dams par son adaptation rapide, et il serait intéressant de voir ce dont il pourrait être capable la saison prochaine avec un vrai programme d'essais préalable – il n'est pas encore confirmé pour 2019-20.

Alexander Sims (BMW i Andretti) : 13e, 57 points (13 courses)

Alexander Sims (BMW i Andretti) : 13e, 57 points (13 courses)
6/8

Photo de: Joe Portlock / Motorsport Images

Alexander Sims est le premier de trois rookies à avoir frôlé la victoire cette saison. Le pilote BMW i Andretti, très rapide, avait tenté de s'emparer de la tête de l'E-Prix de Marrakech, mais la résistance intransigeante de son coéquipier António Félix da Costa leur a coûté cher. Félix da Costa s'est retrouvé dans le mur, tandis que Sims a pu repartir après une excursion par l'échappatoire, mais a perdu une probable victoire et même le podium, franchissant la ligne d'arrivée au quatrième rang.

Par la suite, Sims a connu une longue période de vache maigre, impliqué dans de nombreux accrochages sans jamais en être responsable. Ses performances en qualifications étaient pourtant convaincantes, avec neuf top 8 en 13 manches. Et même après cinq courses consécutives sans points, l'Anglais gardait le sourire à notre micro : "La vie est belle ! Je suis pilote de course, je manie des bolides pour BMW. Il n'y a pas de quoi être déprimé !"

Sims a toutefois par sortir la tête de l'eau à New York, où il était extrêmement compétitif et s'est classé quatrième et deuxième des deux courses, avec la pole position le dimanche à la clé. Des résultats particulièrement bienvenus dans la mesure où ils lui donneront un coup de pouce évident pour convaincre BMW qu'il reste l'homme de la situation pour 2019-20, n'ayant marqué que 36,5% des points de l'écurie cette saison. Cet amoureux des véhicules électriques a pourtant un potentiel qui semble loin d'être libéré.

Stoffel Vandoorne (HWA) : 16e, 35 points (13 courses)

Stoffel Vandoorne (HWA) : 16e, 35 points (13 courses)
7/8

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images

Compte tenu du niveau de performance qu'il a affiché, il paraît ubuesque que Stoffel Vandoorne ait dû attendre la septième épreuve de la saison pour finir une course dans le top 15. Le pilote HWA a largement dominé son coéquipier Gary Paffett et a affiché un rythme impressionnant sur un tour dès le début de la saison : quatrième de la phase de groupes des qualifications à Ad Diriyah et à Santiago, avant une pole position à Hong Kong… mais Vandoorne a commis quelques erreurs de pilotage et a également été surement frappé par les problèmes d'arbre de transmission du groupe propulseur Venturi.

Le Belge a toutefois signé son premier podium à Rome après avoir passé l'intégralité de la course à la troisième place, et est ensuite entré dans le top 10 à quatre reprises en six courses, pour marquer 79,5% des points de HWA. Le contexte n'était pas évident au sein de la nouvelle écurie qu'était HWA, mais Vandoorne a indéniablement tiré son épingle du jeu et surtout prouvé sa rapidité, avec cinq qualifications en Super Pole – seuls Sébastien Buemi et Pascal Wehrlein font mieux. Reconversion parfaitement réussie pour l'ancien pilote McLaren !

Pascal Wehrlein (Mahindra) : 12e, 58 points (12 courses)

Pascal Wehrlein (Mahindra) : 12e, 58 points (12 courses)
8/8

Photo de: Dan Bathie / Motorsport Images

Aussi surprenant que cela puisse paraître, deux pilotes seulement ont passé davantage de tours en tête que Pascal Wehrlein (44) cette saison : Jean-Éric Vergne (109) et Sébastien Buemi (72). Le nouveau pilote Mahindra a en effet mené l'E-Prix de Mexico jusqu'au tout dernier tour où, sous la pression de Lucas di Grassi, il a coupé la chicane avant d'être doublé par le Brésilien sur la ligne d'arrivée pour une véritable photo-finish. Wehrlein allait de toute façon être (logiquement) pénalisé pour non-respect des limites de la piste et rétrogradé au sixième rang.

Cette performance, qui faisait suite à une remarquable pole position avec trois dixièmes d'avance, montre néanmoins à quel point Wehrlein s'est bien adapté à la Formule E, bien que contraint de faire l'impasse sur la première course de la saison en raison de difficultés contractuelles avec HWA, qui l'employait en 2018. Certes aidé par le format de qualifications qui a souvent placé son coéquipier dans un groupe moins favorable, l'Allemand a infligé un 9-3 à Jérôme d'Ambrosio dans cet exercice, et lorsqu'il était battu, il était souvent très proche.

Le plus impressionnant, outre six apparitions en Super Pole, c'est qu'à l'exception de la dernière course de la saison, lorsque Wehrlein était à l'arrivée, il marquait au moins un point. C'est ce qui lui a permis d'engranger 58 unités lors des 11 dernières courses de la saison, quand D'Ambrosio n'en obtenait que 27. En point d'orgue, une deuxième place à Santiago, tandis qu'une petite erreur lui a coûté un second podium à Monaco. En d'autres termes, des résultats convaincants, sans que l'on puisse être véritablement convaincu d'avoir vu ce dont Wehrlein est capable.

Article suivant
Pourquoi Lotterer a préféré Porsche à Techeetah

Article précédent

Pourquoi Lotterer a préféré Porsche à Techeetah

Article suivant

Clashs FE/WEC : les 6H de Spa-Francorchamps vont être décalées

Clashs FE/WEC : les 6H de Spa-Francorchamps vont être décalées
Charger les commentaires