La Formule E étudie de nouveaux circuits en Asie et aux États-Unis

Le Japon, la Chine, l’Inde et les États-Unis sont sur la liste du directeur général de la Formule E pour être ajoutés au calendrier du championnat.

La Formule E étudie de nouveaux circuits en Asie et aux États-Unis

Dès 2016, Motorsport.com évoquait le fait que Tokyo et Yokohama étaient envisagées comme de potentielles villes hôtes pour accueillir des courses de Formule E à partir de la saison 2018, malgré les inquiétudes qu'exprimait alors Alejandro Agag, cofondateur du championnat, au sujet des restrictions appliquées par une police "stricte". Par ailleurs, Okayama, déjà hôte du Super GT et de la Super Formula, a été pressenti comme circuit de réserve pour la saison 2021 ; on se souvient que c'est là que s'était déroulé le Grand Prix du Pacifique de Formule 1 en 1994 et 1995.

Jamie Reigle, le directeur général de la Formule E, fait désormais du Japon une cible majeure pour une future course. Cela viendrait s'ajouter au retour du championnat dans une grande ville chinoise, après les épreuves organisées à Pékin en 2014 et 2015 ou encore à Sanya en 2019. Il assure en effet "regarder les marchés sur lesquels [la FE] doit avoir un impact". Il précise : "Sans ordre particulier, le Japon figure en bonne place sur cette liste. La Chine continentale, dans une ville de niveau 1 (Pékin, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen), se trouve également en bonne place sur cette liste."

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L’Inde figure elle aussi parmi les candidates. "L'Inde, plus j'y pense, plus je suis enthousiaste", assure Reigle à l'idée d’un premier E-Prix dans le pays, lui qui avait d'ailleurs prévu une visite sur place avant qu'elle ne soit annulée sous l'effet de la pandémie. Dilbagh Hill, directeur de l’équipe Mahindra Racing, avait justement expliqué en novembre à Motorsport.com que le constructeur "soutiendrait la Formule E pour réaliser cette ambition".

"Ce marché a une population urbaine jeune, une perspective internationale", souligne le directeur général de la Formule E. "Le segment que nous visons est généralement anglophone, et il y a l'opportunité de sauter une génération en matière de mobilité électrique et de vitrine du futur. Je ne dis rien de controversé en mentionnant que ce sont des villes très peuplées et qu'il y a beaucoup de pollution. [Les voitures] électriques peuvent réellement transformer la qualité de vie sur ce marché. Il y a des défis, mais je me concentre vraiment sur ce sujet et j’ai eu de bonnes conversations avec Dilbagh et les personnes de Mahindra pour voir si nous pouvons accélérer [les plans pour une course indienne]."

Appuyer la présence aux USA

Le dernier objectif majeur pour Jamie Reigle est l'organisation d’une course en Californie, ce qui renforcerait la place de la Formule E aux États-Unis, parallèlement aux courses déjà organisées sur la côte est, sur le circuit de Brooklyn Street à New-York. Un marché particulièrement intéressant pour l'électrique : "Quand vous parlez avec les principaux constructeurs, ils vendent tous beaucoup de voitures en Californie. Si on pouvait aller là-bas, ce serait cool."

Alors qu'un tout premier E-Prix espagnol aura lieu sur le circuit permanent Ricardo Tormo, à Valence, le 24 avril prochain, le directeur général réaffirme la volonté de la Formule E d’utiliser des circuits urbains. "Être dans les villes est vraiment important. Nous resterons fidèles à cette idée. Nous avons de très bons dialogues avec certaines villes, que nous annoncerons, je l'espère, ce printemps pour [2022-23]."

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