Vainqueur, Di Grassi est passé "de l'enfer au paradis"

Lucas Di Grassi a remporté l'une des victoires les plus mémorables de la jeune Histoire de la Formule E lors de l'ePrix de Mexico, remontant de la dernière place à la première à la faveur d'une stratégie savamment orchestrée.

Vainqueur, Di Grassi est passé "de l'enfer au paradis"
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Le départ
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Le vainqueur Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Le vainqueur Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Podium : le vainqueur Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Esteban Gutiérrez, Techeetah, devant Lucas di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport
Podium : le vainqueur Lucas Di Grassi, ABT Schaeffler Audi Sport

Les qualifications s'étaient mal passées pour Lucas Di Grassi, seulement 18e de la séance, même s'il a pu prendre le départ de la 15e position au profit des pénalités. Cependant, dès le premier tour, le pilote Audi Abt s'est vu violemment percuté à l'arrière par Maro Engel, un contact qui a fortement endommagé son aileron arrière.

L'intervention de la voiture de sécurité a permis à Di Grassi de changer d'aileron arrière tout en restant au contact du peloton grâce à un travail remarquable des mécaniciens du team allemand. Puis le Brésilien a fait le pari d'effectuer son changement de voiture obligatoire au bout de 17 tours sur 45.

"À trois reprises, je me suis dit que c'était fini", déclare-t-il pour Motorsport.com"L'aileron arrière, je n'y pouvais rien. Puis il y a eu une voiture de sécurité, j'ai rétrogradé au dernier rang et nous avons adopté une stratégie très intelligente. On ne peut faire marcher cette stratégie qu'avec une combinaison voiture/pilote très efficace en termes d'énergie."

La situation se présentait alors très favorablement pour Di Grassi. Même s'il disposait d'environ un tiers d'énergie en moins à cause des sept tours supplémentaires au volant de sa seconde monoplace, sa tactique lui a permis de creuser un écart de 43 secondes sur José María López et Jean-Éric Vergne, leaders des pilotes sur la stratégie traditionnelle. Avance qui a été réduite à néant lorsque la voiture de sécurité a fait son retour en piste au 28e tour.

"Si la troisième voiture de sécurité n'était pas arrivée, je pensais pouvoir gérer l'écart sur Jean-Éric Vergne, mais quand elle est arrivée, je me suis rendu compte que ça allait être extrêmement dur", relate Di Grassi.

D'Ambrosio, l'allié de choix

Le pilote Audi Abt a toutefois pu compter sur un allié de choix : Jérôme d'Ambrosio, seul concurrent à avoir fait le même pari. Plus lent, le Belge a résisté à ses poursuivants pour la deuxième place pendant 12 tours avant de s'effondrer, permettant au leader de prendre une avance cruciale de près de six secondes pour en garder deux lorsqu'il a franchi le drapeau à damier.

"Il a fait un travail fantastique en les retenant, cela m'a énormément aidé à gagner la course", reconnaît Di Grassi. "Avec la différence en énergie que nous avions, je pensais que ce serait très difficile, presque impossible."

Ainsi, alors que l'on pouvait s'attendre à ce que Di Grassi perde encore du terrain sur le leader du championnat Sébastien Buemi à Mexico, le Brésilien a repris 25 points à son rival. En effet, le pilote Renault e.dams a échoué à finir dans le top 10 en raison d'un tête-à-queue en fin de course, même s'il a inscrit le point du meilleur tour.

"J'étais au paradis, deuxième en EL2 à quelques centièmes, puis j'ai connu l'enfer en qualifications et j'ai pris le départ en fond de grille. Puis j'étais de retour au paradis, puis en enfer, au paradis et en enfer pendant la course, et j'ai fini au paradis", conclut Di Grassi.

Propos recueillis par Scott Mitchell

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