FR 3.5 - Plus de peur que de mal pour Berthon

Le week-end de Barcelone était l’occasion pour Nathanael Berthon de signer un bon résultat pour finir la saison

Le week-end de Barcelone était l’occasion pour Nathanael Berthon de signer un bon résultat pour finir la saison. Après des qualifications difficiles lors de la première course, le Français a pris un bon départ pour finir dans les points.

La deuxième course se présentait un peu mieux, mais après le premier virage, Berthon est parti en tonneaux à la suite d’un contact avec Robert Wickens, futur champion de la catégorie. Plus de peur que de mal pour le pilote ISR, qui doit tout de même se reposer avant de reprendre le volant d’une monoplace.

"C’est à vous dégoûter de prendre un bon départ ! Pour cette deuxième et dernière course du week-end, le mien avait été canon. J’étais en 4ème ligne, juste derrière Jean-Eric Vergne. Lorsque j’ai voulu le doubler, après le premier virage, il s’est rabattu sur la droite, j’ai essayé à gauche, mais j’ai vite compris qu’il fallait faire attention, car il avait l’air décidé. Jean-Eric a fermé la trajectoire à Wickens, forcé de ralentir. Robert est venu sur moi, nos roues se sont chevauchées, je suis parti en l’air. J’avais déjà fait deux tonneaux en kart," a déclaré Berthon.

"Cela s’est passé exactement de la même façon. Le film s’est déroulé au ralenti. Jusqu’au choc, très violent. Tout a explosé : le train arrière, le réservoir, le moteur aussi a pris un gros tampon. J’ai eu le plus grand mal à m’extraire de la voiture, tellement elle était tordue. L’ambulance m’a conduit au centre médical, où j’ai passé un scanner du crâne – vu l’état de mon casque – et une radio de la main gauche qui me faisait mal. Mais il n’a pas été décelé de fracture, j’en suis quitte pour une bonne entorse. Ouf ! Bien sûr, je rêvais d’un tout autre épilogue de la saison. Mais c’est comme ça. Ce qui m’embête, c’est que je devais participer à une séance d’essais WSR 3.5 avec Draco sur ce même circuit mardi... C’est cuit maintenant. J’espère au moins rouler comme prévu les 19-20 octobre avec Racing Egineering pour de nouveaux tests en GP2…"

Avant de venir à Barcelone, Nathanael Berhont a passé du temps dans le simulateur de l’équipe Lotus ART, qui court en GP2 Series. Il estime que cet entraînement lui a été bénéfique et qu’il aimerait retenter l’expérience afin de mieux se préparer.

"Jeudi dernier, je suis arrivé en pleine forme à Barcelone, au lendemain d’une journée de simulateur GP2 chez ART, à Villeneuve-la-Guyard. C’est vraiment génial pour la concentration ! Ce serait super si je pouvais en faire plus souvent. Il faut vraiment bien se concentrer: après 85 tours, j’étais lessivé. Les sensations sont très proches de ce qu’on éprouve réellement au volant ; si on touche un vibreur un peu trop fort, on peut partir en l’air pareil. Question feeling, cela se rapproche assez de la réalité. Visuellement, cela reste un gros jeu vidéo," a ajouté le Français.

Avec l’absence de Daniel Ricciardo, retenu par la F1 à Suzuka, Berthon n’a pas eu d’équipier avant la journée du samedi, puisque Williamson était en Angleterre pour soutenir Red Bull Racing. Il a pu profité de chacun des membres de l’équipe ISR pour améliorer le comportement de sa monoplace.

"L’équipe ISR a pu se concentrer davantage sur ma voiture, en l’absence de Daniel Ricciardo. Ils étaient aux petits soins, Peter et Erik, les deux ingés, tout le monde... Le matin, la voiture était bien, la perfo était là. J’étais à 2/10e d’Albert Costa. Mais l’après-midi, nous n’avons pas réussi à progresser, malgré les pneus neufs. C’est en décryptant les MAP, en fin de journée, que nous avons mis le doigt sur un loup qui avait déjà probablement gâché mes courses du Paul Ricard. Un basculeur était cassé, la suspension arrière ne fonctionnait qu’une fois sur deux. Voilà pourquoi ma voiture réagissait parfois de façon différente à deux tours d’intervalle !"

Après avoir retrouvé de bonnes sensations au volant de sa monoplace, Berthon était parti pour réaliser une bonne performance en qualifications avant de commettre une erreur stratégique. Cependant, le Français est parvenu à remonter pour finir dans les points.

Le dimanche, la fin de la saison de Berthon est déjà connu, alors qu’il était en passe de réaliser une belle course, après avoir pris un magnifique envol.

"J’ai vu tout de suite que l’auto était performante. Je me suis dit : enfin je retrouve ma voiture de Silverstone ! Sans forcer, j’avais le cinquième chrono, lorsque la séance a été interrompue par les drapeaux rouges, suite à l’explosion du moteur de Brendon Hartley, qui a aspergé d’huile le secteur le plus rapide. Au vert, il ne restait plus que quelques tours pour améliorer. J’ai trop temporisé, j’attendais le signal de mon stand dans la radio. Lorsqu’on m’a enfin annoncé l’écart avec la pole, c’était trop tard, j’étais pris dans le trafic, et j’ai dû me contenter du 12ème temps. L’après-midi, j’ai pris un départ de fou de la 6e ligne, j’avais gagné 6 places au premier virage," a expliqué Berthon.

"Malheureusement l’embrayage est resté collé, et dans la ligne droite, j’ai reperdu tout ce que j’avais gagné. Les tours suivants ont été juste horribles, malgré deux dépassements sur Daniel Zampieri et Arthur Pic. Et même pire à la fin, lorsqu’une fuite d’huile à aspergé un pneu arrière, rendant le pilotage assez délicat. Aux deuxièmes qualifs, j’aurais fait le tour parfait, si j’avais réussi le 2e secteur aussi bien que le 1er et le 3e... J’y ai laissé les 2/10e qui me séparaient de Jean-Eric Vergne sur la grille. C’est malheureusement ce qui a fait que je me suis retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. La suite, vous la connaissez !"

[Avec un communiqué de Nathanael Berthon]

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A propos de cet article
Séries Formule Renault
Pilotes Robert Wickens , Brendon Hartley , Daniel Ricciardo , Albert Costa , Nathanaël Berthon , Daniel Zampieri , Jean-Éric Vergne , Arthur Pic
Équipes Red Bull Racing , Williams
Type d'article Actualités