Aitken voit le soutien de Renault comme un avantage en GP3

Double Champion de Formule Renault 2.0 l'an passé, avec des titres en Eurocup et en Alps, Jack Aitken a obtenu le soutien du Losange en intégrant la Renault Sport Academy. Un avantage certain en GP3, selon lui.

C'est aux côtés d'Oliver Rowland, Louis Delétraz et Kevin Jörg (ce dernier évoluant également en GP3) qu'Aitken a rejoint l'académie Renault.

Jörg et Aitken sont toutefois loin d'être les deux seuls pilotes du championnat à bénéficier du soutien d'une écurie de Formule 1, comme le montre le tableau ci-dessous avec la position de chacun au championnat.

 PiloteTeam GP3Team F1
1er  Charles Leclerc ART Ferrari/Haas
3e  Antonio Fuoco Trident Ferrari
5e  Nyck de Vries ART McLaren
8e Nirei Fukuzumi ART Honda
10e  Jack Aitken Arden Renault
13e  Santino Ferrucci DAMS Haas
15e  Kevin Jörg DAMS Renault
24e  Giuliano Alesi Trident Ferrari

Aitken y voit en tout cas des bénéfices certains, notamment en termes de préparation physique. "Cela nous donne un avantage", déclare-t-il pour Motorsport.com. "Par exemple, ma forme physique s'est beaucoup améliorée cette année, et c'est parce qu'ils ont des infrastructures dédiées chez Renault et qu'ils sont très exigeants avec nous."

"Mais il y a huit pilotes qui sont soutenus par une équipe de F1. Nous sommes donc nombreux, et je suis sûr qu'ils font des choses similaires. Je pense que c'est l'une des grilles les plus compétitives que j'aie jamais vues."

"Chez Renault, c'est un petit groupe. En ce moment, c'est juste moi et les trois autres. Avoir Kevin [Jörg] et Oliver [Rowland, pilote GP2] dans le même paddock est très agréable, car nous pouvons nous aider mutuellement, travailler ensemble un peu. Renault nous soutient beaucoup, ils font ce qu'ils peuvent pour nous aider à apprendre et nous éduquer."

Moins de temps de piste en GP3

Lorsque nous lui avons demandé d'évoquer les différences entre la Formule Renault 2.0 et le GP3, Aitken a souligné le manque de temps de piste dans l'antichambre du GP2. Tirer le maximum des 45 minutes d'essais libres y est crucial.

"Je pense que la plus grande différence, c'est qu'il y a beaucoup moins de temps de piste", confirme le Britannique. "Il n'y a que les qualifications le samedi, donc on n'a pas le droit à l'erreur, il faut trouver le rythme rapidement car sinon, on ne le trouve pas en course."

"Il faut s'habituer aux pneus Pirelli par exemple, ils sont très différents aussi, mais le principal, c'est d'être présent dès la première séance."

La dixième place d'Aitken au championnat pourrait paraître légèrement décevante, mais le pilote Arden a marqué des points dans sept des huit dernières courses et a signé le meilleur résultat de son équipe avec une deuxième place à Hockenheim.

"Le début de saison a été très mauvais", estime-t-il, insatisfait. "Nous avons manqué de chance ; bon, tout le monde le dit, mais il nous a manqué un peu de régularité au début."

"À Barcelone, nous n'avons pas eu de chance avec des problèmes d'embrayage au départ. En Autriche et à Silverstone, les qualifications n'ont pas vraiment été parfaites, ce qui nous a mis en difficulté, mais nous avons un assez bon rythme quand tout se passe bien."

"Nous sommes de plus en plus performants au fil des courses, et une bonne partie du championnat reste à faire, donc je ne m'inquiète pas trop pour l'instant", conclut le jeune pilote Renault.

Propos recueillis par Dávid Grúz

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