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Championnat IndyCar 2016 - Les forces en présence

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Championnat IndyCar 2016 - Les forces en présence
Par :
, Rédacteur en Chef USA
Traduit par: Jean-Philippe Vennin
11 mars 2016 à 14:00

Alors que les essais libres débutent ce vendredi après-midi en Floride avant la course de dimanche, tour d'horizon d'un plateau dont le niveau paraît plus relevé que jamais.

Sage Karam, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Mikhail Aleshin, Schmidt Peterson Motorsports Honda
Max Chilton, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Helio Castroneves, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Tony Kanaan, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Tony Kanaan, Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Carlos Munoz, Andretti Autosport Honda
Marco Andretti, Andretti Autosport Honda
Luca Filippi, Dale Coyne Racing Honda
Will Power, Team Penske Chevrolet
Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Ryan Hunter-Reay, Andretti Autosport Honda
Takuma Sato, A.J. Foyt Enterprises Honda
Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Luca Filippi, Dale Coyne Racing Honda
Sébastien Bourdais, KV Racing Technology Chevrolet
Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing Honda
Josef Newgarden, Ed Carpenter Racing Chevrolet
Ed Carpenter, Ed Carpenter Racing Chevrolet
Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
James Hinchcliffe, Schmidt Peterson Motorsports Honda
Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Spencer Pigot, Rahal Letterman Lanigan Racing Honda
Conor Daly, Dale Coyne Racing Honda
Jack Hawksworth, A.J. Foyt Enterprises Honda
Charlie Kimball, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Josef Newgarden, Ed Carpenter Racing Chevrolet
Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing Honda
Takuma Sato, A.J. Foyt Enterprises Honda
Sébastien Bourdais, KV Racing Technology Chevrolet
Alexander Rossi, Herta - Andretti Autosport Honda

Cette année est celle de la 100e édition des 500 Miles d'Indianapolis, et l'ombre du fameux Borg Warner Trophy devrait planer sur le premier tiers de la saison. À juste titre.

Mais les cinq courses précédant la grande classique de mai poseront les fondations de la campagne pour le titre. Des champions trébuché dans la première moitié de la saison, se retrouvant avec trop à faire dans la seconde même une fois obtenu le genre de résultats qu'ils méritaient.

Cela étant dit, les deux derniers titres de Dixon ont prouvé que lui et la Dallara-Chevrolet n°9 du Chip Ganassi Racing pouvaient rattraper un retard pris en début de saison. En 2013, le Kiwi a même rattrapé un déficit de 90 points pour coiffer la couronne.

Mais si cela fait du Champion en titre un des favoris, impossible de ne pas en citer de nombreux autres. Le niveau de qualité est tout simplement trop élevé pour cela.

“Ça va être difficile d'exceller cette année, même les top teams ont vraiment souffert pour trouver de la régularité ces deux dernières années”, disait un ingénieur lors des récents tests de Phoenix. “Regardez la grille, il n'y a aucun pilote qui ne soit pas bon. Quand vous remontez ne serait-ce que cinq ans en arrière, ce n'était pas le cas. Du tout. Et en fait, tous ces gens qui continuent de regretter les grandes années du CART doivent regarder le plateau de l'époque. Il y avait bien quelques seconds couteaux en fond de peloton.”

“Désormais, vous avez juste un groupe de pilotes qui vont de très talentueux à fantastiques. Le niveau général a augmenté, et nous devrons tous y répondre sous d'être considérés comme des seconds couteaux.”

Chip Ganassi Racing-Chevrolet

Scott Dixon, Tony Kanaan, Charlie Kimball, Max Chilton

Les rois des retours, que cela soit sur l'ensemble d'une saison ou un week-end de course. Dominé par le Team Penske en qualifications en 2015, et passé un peu à côté niveau réglages sur les circuits urbains selon Dixon, le Chip Ganassi Racing a malgré tout été en lice pour le titre que le Kiwi a remporté lors de la fameuse finale de Sonoma.

L'équipe de mécaniciens de la n°9 a beaucoup changé, certains ayant eu l'opportunité de rejoindre le programme Ford GT, mais ce ne sont que des mutations internes et tout le monde est au standard de l'organisation.

Kanaan n'a remporté qu'une victoire en deux saisons chez Ganassi, cela bien qu'ayant haussé son niveau de jeu sur les circuits urbains. Il reste à son meilleur sur les ovales, mais il faudra bien le surveiller ce week-end à St Petersburg où il a un instinct précis que lui-même ne peut expliquer.

Kimball rappelle rarement le pilote qui s'est imposé si brillamment à Mid-Ohio en 2013, mais a la capacité de surprendre et demeure difficile à dépasser. Avec seulement une saison d'Indy Lights derrière lui, Chilton manque d'expérience des courses américaines et tout dépendra de son envie d'apprendre de ses expérimentés équipiers et ingénieurs.

Team Penske-Chevrolet

Juan Pablo Montoya, Helio Castroneves, Will Power, Simon Pagenaud

Si Dixon estime que les circuits urbains ont été le point faible de Ganassi en 2015, Penske pourrait en dire autant des ovales. On a vu trop souvent son quatuor de pilotes très haut sur la grille pour se retrouver en milieu de peloton à mi-course (à l'exception toutefois de l'Indy 500 !), comme si les voitures n'avaient été réglées que pour être efficaces dans un air “propre”.

Quelle qu'en soit la cause, cela a coûté cher. Une amélioration d'une place une des courses de la saison aurait offert le titre à Montoya et Penske...

Ce dernier sera encore à suivre cette année, ses progrès pour la seconde année de son retour ayant été remarquables en 2015. Et à l'exception de Sonoma, il n'a pas commis d'erreur susceptible de lui faire perdre une course.

Castroneves demeure plus bouillant que jamais, et sa campagne 2015 sans victoire ne doit pas l'écarter du lot des favoris. Il est toujours aussi affuté et courageux, comme sa pole position dans des conditions de piste allant en détériorant à Barber l'a démontré.

Power a vu la défense de son titre 2014 gâchée par la malchance et les difficultés générales de l'équipe sur les ovales. Il reste le plus rapide de tous et doit avoir confiance en ses propres instincts en terme de choix des set-ups qui lui conviennent pour la course.

La saison loin d'être inoubliable de Pagenaud en 2015 ne se renouvellera pas. Il était souvent dans le rythme l'an dernier mais était très discret sur d'autres courses. En tirant partie des moyens à sa disposition, il devrait retrouver le chemin de la Victory Lane.

Andretti Autosport-Honda

Carlos Muñoz, Marco Andretti, Ryan Hunter-Reay, Alexander Rossi

Passer une demi-saison à comprendre le kit aéro Honda a anéanti les chances de titre de l'équipe l'an dernier. La version 2016 apparemment simplifiée semble avoir éliminé le comportement qui avait mis à mal la confiance de tous les pilotes HPD, mais Michael Andretti et le team manager Rob Edwards ont confié à Motorsport.com que la traînée aéro était encore source d'inquiétude.

Hunter-Reay reste un des grands talents de la série, et parions que lui et son ingénieur Ray Gosselin signeront de nouvelles victoires. Mais tous deux sont plus prudents quant à leurs chances de titre.

Muñoz, qui n'a jamais l'air content de signer un podium mais avait promis qu'il fêterait dignement une victoire, avait semblé peu excité par celle de Détroit l'an dernier. Pourquoi ? “C'était la folie ce jour-là”, dit-il, “on a gagné grâce à la tactique.” Bon, on peut aussi être exigeant. Munoz, comme Pagenaud, a sans doute le talent pour être Champion un jour, mais manque peut-être de confiance en lui pour guider l'équipe en termes de set-up.

Marco Andretti sera fort sur ovales, mais reste une énigme sur les circuits routiers et urbains. Il s'est montré le meilleur des pilotes AA quand les voitures étaient à leur pire niveau l'année dernière, mais a été incapable de bien faire quand l'équipe mettait la main sur les bons set-ups. L'augmentation de l'appui procurée par le kit aéro seconde génération pourrait convenir à sa préférence d'un arrière digne de confiance – mais comme toujours avec lui, rien n'est moins sûr.

Engagé par Andretti-Herta, Rossi, avec du temps pour apprendre les circuits et l'expérience de quelques réjouissances comme les pneus tendres (rouges), pourrait être capable de devancer ses équipiers sur les tracés urbains et routiers. Reste à voir comment ce pilote au cursus très européen s'adaptera aux ovales.

Rahal Letterman Lanigan Racing-Honda

Graham Rahal, et Spencer Pigot pour trois courses

Il est sans doute temps de cesser d'exprimer de la surprise face aux performances de cette équipe en 2015. Ça en devient un peu fortuit, pour ne pas dire insultant. Reste que voir une équipe d'une seule voiture se battre pour le championnat est une chose rare.

Peuvent-il remettre ça ? Eh bien, un Graham Rahal en confiance est un très bon pilote – rapide mais aussi agressif et incisif. Il n'y a qu'à se rappeler des derniers tours à Barber en 2015, quand il slaloma entre les trois derniers Champions de la série sur une piste où l'on ne dépasse pas en théorie. Rien n'indique que lui et son ingénieur Eddie Jones puissent être moins bons cette année.

Pigot est un Champion en titre méritant de l'Indy Lights, et a montré ne pas craindre ceux qui pourraient vouloir profiter de son statut de rookie. Il n'a à ce jour que trois courses pour briller, mais espérons qu'il en aura d'autres.

KVSH Racing-Chevrolet

Sebastien Bourdais, et Matt Brabham pour deux courses

Au premier regard, on peut attendre la même chose qu'en 2015 – des victoires occasionnelles mais sans vraiment jouer le titre. Mais il pourrait y avoir quelques améliorations.

Bourdais et son compatriote d'ingénieur Olivier Boisson devraient être boostés par cette incroyable performance de Milwaukee l'an dernier, et le copropriétaire Jimmy Vasser réalise parfois des chefs d'œuvres de tactique – le cas typique d'un ancien pilote qui comprend ce qu'il faut faire, et quand. Sans la distraction due à une seconde voiture souvent coûteuse en tempe et en énergie, l'équipe devrait être plus concentrée mais la présence de Brabham, même débutant, sera utile à Bourdais.

Schmidt Peterson Motorsports-Honda

James Hinchcliffe, Mikhail Aleshin

Deux pilotes sur la touche durant la plus grande partie de 2015, mais qui peuvent créer des surprises. Le populaire Hinchcliffe semblant n'avoir rien perdu dans son crash d'Indy, on peut s'attendre à le voir jouer la victoire à l'occasion quand les circonstances le lui permettront. Aleshin peut être très rapide, agressif et semble n'avoir peur de rien.

Les points d'interrogation concernent la qualité du package Honda et la propension de ces pilotes à guider l'équipe.

Ed Carpenter Racing-Chevrolet

Josef Newgarden, et Ed Carpenter pour les cinq courses sur ovale

Carpenter insiste sur le fait que le départ de ses associés, Sarah Fisher et Wink Hartman, n'a eu que peu d'effets durant l'intersaison – et c'est déjà une bonne chose.

L'équipe a boxé au-dessus de sa catégorie en 2015, et seul Dixon a inscrit plus de victoires que Newgarden. D'accord, le triomphe de Toronto fut quelque peu chanceux en termes de stratégie, mais le nombre de fois où l'Américain s'est qualifié et a joué avec les Penske et Ganassi n'est pas rien. Ce n'était pas un secret que son contrat arrivait à terme fin 2015, et il y a toujours des rumeurs selon lesquelles il pourrait finir par trouver un volant dans l'une des deux grosses équipes. Mais en tant que spectateur, on ne peut que se réjouir de voir une star en devenir tirer son équipe vers le haut au point de la voir se battre avec les grosses cylindrées du championnat.

AJ Foyt Racing-Honda

Jack Hawksworth, Takuma Sato

Larry Foyt a confiance dans le fait de voir progresser l'équipe de son illustre père, qui a engagé l'ancien team manager d'Andretti Autosport, George Klotz, mais on demande à voir.

Trois ans se sont écoulés depuis l'impressionnante victoire de Sato à Long Beach, et le Japonais n'a jamais été proche de la rééditer depuis. Lui et Hawksworth ont des éclairs de rapidité mais ce dont l'équipe a besoin est de montrer sa capacité à s'améliorer par rapport aux autres, et cela du vendredi jusqu'au dimanche. Et elle a le personnel pour tirer avantage des opportunités se présentant.

Dale Coyne Racing

Conor Daly, Luca Filippi

En considérant que Dale Coyne pourra prolonger le contrat de Filippi pour toute la saison, DCR a sans doute son duo de pilotes le plus fort sur un championnat complet.

Daly a montré tous les signes d'un grand espoir, et ses anciens patrons et ingénieurs pensent que c'est le cas. Sam Schmidt le décrit comme du niveau de Josef Newgarden quand tous deux couraient en Lights, et se souvient que Daly commettait moins d'erreurs.

Filippi, doublure de Carpenter sur les circuits routiers et urbains en 2015, n'a pas été intimidé à Phoenix pour ses premiers tests sur ovale et semble prêt pour une saison complète. Avec les ingénieurs Michael Cannon et Kyle Brannan, de retour, Coyne a de quoi être optimiste.  

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Auteur David Malsher