Interview

IndyCar

Simon Pagenaud - "C'est le début d'une belle aventure"

René Fagnan

Mis à jour: 7 juil. 2015, 13:47

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Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet et Tim Cindric

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet mène au départ

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Le poleman Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Le poleman Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

Simon Pagenaud, Team Penske Chevrolet

La première saison de Simon Pagenaud avec Penske n’est sans doute pas à la hauteur de ses attentes pour l’instant. Si ses prestigieux équipiers Will Power, Helio Castroneves et Juan Pablo Montoya font partie du groupe de tête du Championnat, le Français lutte pour rester dans le top 10. Reste que la performance est là, incontestablement. Alors, comment expliquer ces résultats décevants?

Motorsport.com l’a rencontré le week-end de la course de Toronto en juin, durant lequel il gardait un œil très intéressé sur les 24 Heures du Mans...

 

Simon, qu’est-ce que cela signifie pour vous de courir pour l’écurie Penske?

Je dirais que c’est l’équivalent de courir pour Ferrari en Formule 1. Penske, c’est environ 50 ans de course automobile, à peu près 400 victoires en comptant la NASCAR et l’IndyCar. C’est l’écurie “top du top” aux États-Unis. C’est super d’avoir joint les rangs. C’est une chance unique et une belle opportunité pour ma carrière, c’est évident.

Comment ça se vit, de faire partie d’une des plus importantes écuries américaines de sport auto ?

Bien! Pour moi, c’est le début d’une nouvelle ère. Je ne suis pas là pour un an ou deux. L’objectif est de construire, de me construire aussi, et de bâtir un avenir brillant, et c’est ce qu’on est en train de faire.

Nous en sommes à la première année. En ce qui a trait aux résultats, ils n’ont pas vraiment reflété ce qui se passe, mais les qualifications ont été super bonnes. C’est le début d’une belle aventure, c’est sûr.

Votre inexpérience de Penske et de son mode de fonctionnement peut-il expliquer ce manque de résultats?

Non. C’est un peu dur à dire, mais lors des courses, j’ai eu un peu de malchance. Ça m’est rarement arrivé, et à ce point-là, c’est étonnant. Il y a des années “avec” et des années “sans”.

Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’en performance, on est là. n a des super mécanos, un crew chief exceptionnel [Ben Bretzman]. Petit à petit, ça va se mettre en route et il faut savoir être patient, car l’essentiel est d’avoir la vitesse et ensuite faudra avoir le reste. Mais ça, c’est comme dans toute équipe, il faut le temps de se construire.

Pour l’Europe, l’IndyCar, c’est une grosse GP2, peu raffinée. Pourtant l’IndyCar se rapproche de la technologie de la Formule 1...

Oui, on est proche des vitesses de la Formule 1 aussi. Les IndyCar sont des voitures qui disposent de beaucoup d’appui aérodynamique. On a des pneus Firestone qui ont beaucoup d’adhérence. On dispose aussi de deux types de pneus: tendres et durs. Enfin, on a des moteurs V6 turbo, comme en F1.

Nous ne disposons pas du système hybride, mais nous avons quand même plus de 700 chevaux sous le pied. Le tout sans aucune assistance. C’est un pilotage pur, de belles courses, les voitures sont quasiment toutes les mêmes entre Chevrolet et Honda.

Côté aérodynamique, c’est assez poussé, car nous avons [depuis cette année] des kits aérodynamiques spécifiques Chevrolet et Honda. Alors, c’est la grosse bataille.

C’est une belle catégorie, et c’est surtout du sport avant tout. C’est donc pas mal différent de tout ce qui se passe autour.

Y a-t-il moins de politique en IndyCar?

C’est justement ça, l’avantage en IndyCar. Une petite équipe, comme celle de Dale Coyne, peut gagner une course. Le gros avantage, c’est l’opportunité de pouvoir démontrer son talent de pilote, et puis de se retrouver dans une grosse écurie après.

Par contre, ce n’est pas parce qu’on dispose de la meilleure voiture qu’on va nécessairement gagner toutes les courses! C’est ça qui est intéressant pour les fans, pour les pilotes et pour les équipes.

Comptez-vous disputer à nouveau les 24 Heures du Mans?

Ah oui! Ça a lieu ce week-end et toutes les minutes je regarde ce qui se passe là-bas! J’adore la technologie des voitures LMP1, j’aime ces voitures-là, et j’aime le Mans surtout. J’ai fini 2e à 12 secondes!

Mais j’ai un boulot à finir. Je suis heureux ici. J’ai encore une longue carrière devant moi en IndyCar et on verra ensuite, mais c’est sûr que j’aimerais y retourner.

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