Six prétendants à la couronne, six parcours

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Six prétendants à la couronne, six parcours
Par : Jean-Philippe Vennin
28 août 2015 à 17:30

Ce ne sont pas moins de six pilotes qui prendront, dimanche soir à Sonoma en Californie, le départ de la dernière course de la saison d’IndyCar avec une chance de remporter le titre.

Le prétendant au titre Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Juan Pablo Montoya, Team Penske Chevrolet
Le prétendant au titre Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing
Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing Honda, remporte la victoire
Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing
Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing Honda
Graham Rahal, Rahal Letterman Lanigan Racing
Le prétendant au titre Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Scott Dixon, Chip Ganassi Racing Chevrolet
Le prétendant au titre Will Power, Team Penske Chevrolet
Will Power, Team Penske Chevrolet
Le prétendant au titre Helio Castroneves, Team Penske Chevrolet
Helio Castroneves, Team Penske Chevrolet
Josef Newgarden, CFH Racing
Josef Newgarden, CFH Racing Chevrolet
Josef Newgarden, CFH Racing Chevrolet

Cela est dû, pour trois d’entre eux, à la double attribution de points adoptée pour la dernière manche. Cette option avait été très critiquée en Formule 1 la saison dernière. Et elle a de quoi l’être en IndyCar. Le doublement des points pour les trois épreuves de 500 miles (à Indianapolis, Pocono et Fontana) en 2014 avait une raison d’être. Celui de le conserver cette année pour l’Indy 500, aussi. Mais l’IndyCar a pris la décision de faire ce choix également pour la dernière course.

L’objectif était bien sûr de prolonger au maximum le suspense et d’avoir le plus grand nombre possible de prétendants à la couronne pour cette dernière manche. Pari qui s’annonçait gagné d’avance, et qui l’est peut-être au-delà de toute espérance pour les organisateurs du Championnat.

Montoya, le métronome

Aucun pilote n’a remporté plus de deux victoires dans cette saison une nouvelle fois très disputée, pas même Juan Pablo Montoya qui a occupé la tête du classement général pratiquement d’un bout à l’autre de ladite saison. C’est la régularité du Colombien, pour la deuxième année de son retour dans la discipline – et en monoplace après sept ans passés en NASCAR –, qui lui a permis d’occuper ce rang et fait toujours de lui le favori logique.

En plus de ne compter “que” deux victoires, Montoya n’a signé aucune 2e place en 2015. Mais il compte pas moins de 12 arrivées parmi les dix premiers à son actif en 15 courses déjà disputées. Et il totalise neuf Top 5 avec deux 3e, deux 4e et une 5e places (voir tableau ci-dessous).

Enfin, celui qui s’est imposé comme le leader du Team Penske cette année n’a abandonné qu’une fois, quand un souci mécanique l’a envoyé dans le mur sur l’Iowa Speedway.

Rahal, l’invité surprise

S’il en est un qu’on n’attendait pas à cette place, c’est bien celui-là. Aucun élément ne jouait en faveur de Graham Rahal. Depuis plusieurs saisons, sa carrière ne tenait pas les promesses entrevues lors de ses débuts chez Newman-Haas en 2007 (comme le temps passe). L’équipe de son père Bobby, où il avait trouvé refuge en 2014 – faute de mieux, est-on tenté d’écrire – avait obtenu ces dernières saisons des résultats bien éloignés de ceux qu’elle avait pu avoir dans le passé. Et Honda est apparu dépassé par Chevrolet dans tous les domaines (moteur et kit aéro) en cette saison 2015.

Pourtant, Rahal ne comptait que neuf points de retard sur Montoya au départ de Pocono, avant-dernière manche de la saison, dimanche dernier. L’écart est passé à 44 points après son abandon dû à un accrochage avec Tristan Vautier, mais il n’en demeure pas moins 2e du classement.

S’il compte deux victoires, une après être revenu du diable vauvert à Fontana et l’autre plutôt chanceuse à Mid-Ohio, Rahal n’a signé aucune pole, aucun record du tour en course et n’a jamais été celui qui avait mené le plus longtemps une course. Mais sur ses dix Top 10, huit sont en fait des Top 5 (dont quatre ont été synonymes de podium). Cela fait toute la différence.

À noter également qu’il affronte seul des pilotes faisant partie d’équipes qui alignent quatre voitures : Penske, Ganassi et Andretti Autosport. Et qu’il a dérobé plus souvent qu’à son tour à ceux d’Andretti la place de premier concurrent Honda.

Dixon, le vieil habitué

Déjà trois fois Champion alors que ses rivaux ne comptent qu’un (Montoya et Power) ou aucun (les autres) titre, Scott Dixon est un peu le point de repère parmi les prétendants. S’il n’a pas reproduit son parcours de l’année dernière où il était grandement monté en puissance aux alentours de la mi-saison, il a su, sans faire grand bruit, se positionner pour viser une quatrième couronne.

Comme quatre de ses cinq adversaires, Dixon a signé deux victoires (à Long Beach et au Texas) mais il ne compte bizarrement qu’un seul autre podium avec une 3e place dans l’Alabama.

Le sentiment qui prédomine est que Dixon a été discret mais là et bien là tout au long de la saison. Et que son parcours, s’il ne prête pas le flanc à la critique, n’en paraît pas non plus renversant.

Power, Castroneves et Newgarden, les outsiders

Will Power n’a remporté qu’une course cette saison, au GP d’Indianapolis – à comparer aux cinq de 2010, six de 2011 et trois de 2012, 2013 et 2014. Certes, il pourrait en compter deux dimanche soir mais s’il ne remporte pas le titre, pour lequel il est le premier encore en lice à compter plus de 50 points de retard sur Montoya, il ne faudra peut-être pas en chercher la raison beaucoup plus loin.

Leader incontesté de Penske depuis plusieurs saisons, l’Australien a-t-il été piqué au vif par la constance autant que la rapidité de Montoya ? Il a en tout cas commis plusieurs erreurs (même s’il avait déjà tendance à en commettre plus que la moyenne les saisons précédentes) et a aussi connu son lot de malchance (mais pas trop). Il a pourtant signé cinq poles (le record en 2015), est parti trois autres fois en première ligne et a mené à quatre reprises le plus grand nombre de tours.

Helio Castroneves, lui, n’a remporté aucune victoire cette année – ce qui, depuis la saison 2000 et ses débuts chez Penske, ne lui était arrivé qu’une seule fois ! C’était en 2011.

Quatre fois vice-Champion, le Brésilien de 40 ans a été en lice pratiquement chaque année mais a relativement peu de chances d’être enfin titré alors que des rumeurs sur son possible retrait de l’IndyCar ont couru ces dernières semaines. La pointe de vitesse, pourtant, est toujours là : Castroneves a signé sa quatrième pole de l’année à Pocono, portant son total personnel à 45.

Enfin, Josef Newgarden est le petit dernier de ce groupe de six. Après les promesses entrevues les deux saisons précédentes, le jeune Américain a “éclaté” cette année avec deux victoires, deux deuxièmes places et quatre fois le plus grand nombre de tours menés. Il a largement pris la mesure de son coéquipier de patron (ou patron de coéquipier) Ed Carpenter sur le terrain de jeu favori de ce dernier : les ovales.

Le décor est planté, les acteurs connus – mais une grosse poignée d’autres, relégués au rang de second rôle sur cette course, devraient venir mettre leur grain de sel...

Les six candidats en chiffres

PiloteÉquipe/moteurPtsVT5T10PMTTM
 Juan Pablo Montoya Penske/Chevrolet 500 2 9 12 2 1 2
 Graham Rahal Rahal/Honda 466 2 8 10 0 0 0
 Scott Dixon Ganassi/Chevrolet 453 2 6 11 2 2 3
 Will Power Penske/Chevrolet 439 2 8 10 0 0 0
 Helio Castroneves Penske/Chevrolet 423 0 6 9 4 2 0
 Josef Newgarden CFH/Chevrolet 413 2 5 9 1 0 4

Légendes : V = Victoires, T5 = Top 5, T10 = Top 10, P : Poles, MT = Meilleur tour en course, TM = Plus grand nombre de tours menés.

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À propos de cet article

Séries IndyCar
Événement Sonoma
Lieu Sonoma Raceway
Auteur Jean-Philippe Vennin
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