WEC
22 févr.
-
23 févr.
EL1 dans
1 jour
18 mars
-
20 mars
Prochain événement dans
25 jours
WSBK
C
Phillip Island
28 févr.
-
01 mars
SBK EL1 dans
6 jours
C
Losail
13 mars
-
15 mars
Prochain événement dans
20 jours
Formule E
14 févr.
-
15 févr.
Événement terminé
C
E-Prix de Marrakesh
27 févr.
-
29 févr.
Prochain événement dans
5 jours
MotoGP
C
GP du Qatar
05 mars
-
08 mars
EL1 dans
14 jours
19 mars
-
22 mars
Prochain événement dans
26 jours
Formule 1
12 mars
-
15 mars
EL1 dans
20 jours
C
GP de Bahreïn
19 mars
-
22 mars
EL1 dans
28 jours
WRC
12 févr.
-
16 févr.
Événement terminé
12 mars
-
15 mars
Prochain événement dans
19 jours

1942-2018 : Le Mans pleure Gérard Welter

partages
commentaires
1942-2018 : Le Mans pleure Gérard Welter
Par :
1 févr. 2018 à 16:27

Créateur de prototypes capables d'affoler les compteurs sur le circuit des 24 Heures du Mans, Gérard Welter est décédé mercredi 31 janvier. Il était également le père de la célèbre Peugeot 205.

Décédé à l'âge de 75 ans, Gérard Welter était l'architecte d'une lignée de prototypes particuliers qui ont couru les 24 Heures du Mans à travers pas moins de cinq décennies. Les autos WM et WR, construites essentiellement dans son propre garage, n'étaient pas tant conçues dans l'optique de réaliser des résultats mais surtout pour faire les gros titres.

Les prototypes WM GTP et Groupe C ont couru au Mans entre 1976 et 1989 avec l'objectif d'atteindre la vitesse de pointe la plus élevée dans la ligne droite des Hunaudières, à une époque où celle-ci n'était pas entrecoupée de chicanes. L'écurie avait ensuite fait son retour dans la Sarthe dans les années 90 sous le nom de Welter Racing, avec des prototypes ouverts et très légers aspirant à accrocher la pole position.

À leur époque, les WM propulsées par un moteur Peugeot étaient bel et bien parmi les plus véloces dans les Hunaudières, à tel point que Roger Dorchy détient encore le record de 405 km/h : une vitesse atteinte lors de l'édition 1988 au volant de la P88. Sept ans plus tard, un prototype WR-Peugeot piloté par William David s'emparait de la pole position, emmenant même un doublé.

Dans cette quête de vitesse pure, il est à noter que François Migault avait atteint les 416 km/h avec le prototype P87 en 1987, sur une autoroute fermée près de Reims.

Thierry Boutsen, qui a fait ses débuts aux 24 Heures du Mans au volant d'une WM en 1981, se souvient à quel point ces prototypes étaient "faits pour la vitesse de pointe et rien d'autre". Un souvenir identique à celui de Didier Theys, présent au départ de la classique mancelle à deux reprises au début des années 80 : "Ils taillaient cette voiture pour les lignes droites, mais nous n'avions pas d'appui aérodynamique. C'est sûr, la voiture était rapide dans les Hunaudières, mais les temps au tour étaient horribles. C'était effrayant à piloter, tellement instable."

Le meilleur résultat au Mans d'une auto conçue par Walter remonte à 1980, quand Roger Dorchy et Guy Fréquelin avaient pris la quatrième place à bord d'une WM-Peugeot P79/80. C'est d'ailleurs l'une des rares fois où l'un de ces prototypes a vu le drapeau à damier. 

#37 Gerard Welter WR Zytek: Philippe Salini, Stéphane Salini, Tristan Gommendy

Au quotidien, Gérard Welter travaillait pour Peugeot depuis ses 18 ans, devenant même le directeur du centre de style de la marque de 1998 à 2007, année de sa retraite. Il est ainsi le père des lignes de la fameuse 205 et de ses versions sportives, mais il est également à l'origine de nombreux concept-cars du Lion : Proxima, Oxia, Asphalte, Touareg, Féline, 907... Peugeot l'autorisait à utiliser sa soufflerie et ses bancs d'essai pour la conception de ses modèles de course, sans toutefois financer – officiellement du moins – ses travaux.

Dans les années 2000, WR engageait encore des prototypes motorisés par des blocs Peugeot, avant de passer au V8 Zytek en 2008. La dernière apparition de l'équipe remonte à l'édition 2010 avec une WR LMP2008-Zytek alors confiée à Philippe Salini, Stéphane Salini et Tristan Gommendy dans la catégorie LMP2.

WR avait également conçu le châssis de la GreenGT, prototype expérimental à hydrogène qui aurait pu participer à la course en 2013 via le 56e Garage, dédié aux nouvelles technologies.

L'histoire de WR reste également marquée par l'accident qui avait coûté la vie à Sébastien Enjolras en 1997, après un crash terrible survenu entre Arnage et les virages Porsche en marge des pré-qualifications.

Suite à l'annonce du décès de Gérard Welter, Pierre Fillon, président de l'Automobile Club de l'Ouest, a rendu hommage cet homme, cette intelligence, totalement dédiés à l’automobile et au sport automobile, avec un état d’esprit enthousiasmant et générateur d’énergie positive. Gérard Welter était un élément moteur, véritablement". 

Welter Racing WR Peugeot : Yojiro Terada, Patrice Roussel, William Binnie
Article suivant
Lammers va participer une 24e fois aux 24 Heures du Mans

Article précédent

Lammers va participer une 24e fois aux 24 Heures du Mans

Article suivant

Kristensen : "Alonso est très bien renseigné sur Le Mans"

Kristensen : "Alonso est très bien renseigné sur Le Mans"
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries 24 heures du Mans
Équipes Welter Racing
Auteur Gary Watkins