24 Heures du Mans 24 Heures du Mans

Une BoP "bien équilibrée" et un "show" qui fonctionne en Hypercar

Les écarts et la variété observés lors des essais qualificatifs des 24 Heures du Mans vont dans le sens d'un objectif atteint pour la catégorie Hypercar.

#35 Alpine Endurance Team Alpine A424: Paul-Loup Chatin, Ferdinand Habsburg-Lothringen, Charles Milesi

Arrivé au Mans pour superviser le retour d'Alpine dans la catégorie Hypercar, Bruno Famin se réjouissait jeudi matin de voir ses troupes en mesure d'intégrer l'Hyperpole, qui se jouera dans la soirée. Les qualifications disputées mercredi ont en effet accouché d'un résultat serré et assez inattendu, et l'équipe tricolore a même été le cinquième constructeur différent à intégrer le top 5 (avant l'annulation des chronos de la Toyota n°7), par ailleurs regroupé en moins d'une demi-seconde.

Pour le patron d'Alpine Motorsport, cette hiérarchie, qui a par ailleurs placé BMW en pole position provisoire devant Cadillac et Ferrari, traduit le bon fonctionnement du système de Balance de Performance (BoP) qui régit la catégorie.

"Concernant la BoP, les régulateurs ont remis les compteurs à zéro pour Le Mans", observe Bruno Famin lors de la conférence de presse tenue par Alpine jeudi. "Jusqu'à présent, je n'ai pas vu beaucoup de constructeurs se plaindre de la BoP. Elle me paraît plutôt juste, plutôt bien équilibrée. Quand on voit cinq constructeurs différents aux cinq premières places des qualifs, je pense que le régulateur a plutôt bien fait son travail."

Bien entendu, la présence d'Alpine en Hyperpole avec l'équipage n°35, grâce à au chrono réalisé mercredi soir par Paul-Loup Chatin, n'est pas une fin en soi. Bruno Famin le rappelle avec lucidité, le projet d'Alpine avec l'A424 demeure très jeune et incite au pragmatisme.

"On est dans les temps de passage, parce que la voiture est plutôt bien née", se félicite-t-il. "Dès les premiers roulages ça s'est plutôt bien passé. Tous les membres de l'équipe ont appris à travailler ensemble plutôt rapidement. Maintenant, le projet est encore super jeune, ça ne fait pas très longtemps que ça roule et ce n'est que la quatrième course, ne l'oublions pas. On a donc pas mal de petits risques fiabilité que l'on a identifiés, plus tous ceux qui vont nous tomber dessus et que l'on n'a pas encore identifiés. Mais le démarrage du programme se passe plutôt bien, on a plutôt hâte de voir ce que ça va donner en course."

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Pour Toyota, les essais qualificatifs ont eu un goût amer puisque le constructeur japonais est privé d'Hyperpole, à laquelle devait théoriquement accéder la GR010 Hybrid n°7 avant que Kamui Kobayashi ne parte à la faute dans l'enchaînement des virages Porsche. Malgré cette déception à encaisser sur le plan du résultat, le constructeur convient que l'objectif est atteint par la catégorie désormais, compte tenu des écarts serrés qui ont été observés.

"En termes de show, ça semble fonctionner", reconnaît le directeur technique David Floury auprès de Motorsport.com. "Après on verra en course, c'est elle qui dira si le show est bon. Mais oui, clairement ça fonctionne dans le sens où ça permet malgré tout de limiter les coûts et qu'en théorie, il y a un groupe qui est vraiment resserré. Mais encore une fois, attendons de voir la hiérarchie en course pour pouvoir en juger."

Toyota ne sera pas en Hyperpole cette année au Mans.

Toyota ne sera pas en Hyperpole cette année au Mans.

Photo de: Andreas Beil

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