Buemi au Mans : "On a une réelle deuxième chance"

Ravi de retrouver le Circuit de la Sarthe, Sébastien Buemi se lance dans sa sixième tentative aux 24 Heures du Mans, aux côtés d'Anthony Davidson et Kazuki Nakajima. Le tout un an après le psychodrame de 2016.

Buemi au Mans : "On a une réelle deuxième chance"
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima
Sébastien Buemi, Toyota Gazoo Racing
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima
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#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima

B.D., Le Mans - Tout juste revenu de Berlin, où il a disputé la double manche de Formule E avec notamment une victoire à la clé, Sébastien Buemi s'est replongé dans le grand bain du Mans. Dix jours après la Journée Test qui a vu Toyota dominer Porsche sur le plan chronométrique, le Suisse admet ce petit avantage qui semble pencher pour le moment en faveur du constructeur nippon, mais impossible toutefois d'oublier le scénario cruel de 2016. 

Toyota, favori du chrono mais pas de l’Histoire ?

Préparer Le Mans ne laisse pas la place à la moindre approximation. Comme chaque année, de nombreuses simulations d'endurance ont eu lieu, et elles donnent à l'équipe japonaise le sentiment d'arriver bien préparée. Et si Buemi ose le mot "confiance", il n'en oublie pas moins que les certitudes peuvent être à tout moment remises en causes dans la Sarthe.

"Je dirais qu'on a une voiture qui est très compétitive, c'est peut-être même la Toyota la plus rapide qu'on ait jamais eue, donc on est contents et on se réjouit de pouvoir voir ce qu'elle peut faire ce week-end", admet-t-il. "C'est vrai que, quand on regarde les deux premières courses, en les ayant gagnées, on peut partir du principe qu'on est favoris. Mais ce n'est pas forcément le cas. On n'a jamais gagné Le Mans, Porsche l'a gagné 18 fois, donc pour nous, on n'est pas favoris ici, même si du point de vue de la performance, on semble un peu devant."

"En termes de performance pure, si on analyse les premières courses du championnat et la Journée Test, on est plus rapides. Moi, je pense qu'on est un peu plus rapides, il faudra le prouver en qualifications. Si on regarde le chrono, on est peut-être favoris, mais pas si on regarde l'Histoire."

Être à nouveau en situation de gagner

Dans le clan Toyota, on assure que le traumatisme de 2016 et de la victoire envolée à moins de cinq minutes de l'arrivée appartient au passé. D'une manière ou d'une autre, il trotte pourtant inévitablement dans certaines têtes, mais Buemi a bien l'intention d'en faire une force pour enfin aller chercher la victoire.

"Honnêtement, chaque individu est différent", souligne le Suisse. "Il y en a qui ne s'en sont pas remis, il y en a qui n'ont pas eu de problèmes du tout à passer à autre chose. Après, on est des compétiteurs. On ne va pas sauter d'un pont à cause de ce qui s'est passé l'année dernière. Maintenant c'est derrière nous. On aurait vraiment préféré marquer l'Histoire des 24 Heures d'une autre manière mais ça serait d'autant plus beau de gagner cette année." 

"Digérer ça entièrement, c'est sûr que c'est difficile, car c'est quand même une victoire qui nous tendait les bras et que l'on n'aura jamais. C'est du passé. Il y a eu plein de courses entre deux, on a gagné les deux premières courses du championnat, on se sent confiants, on a une bonne voiture."

"Le plus dur, je dirais, c'est qu'on se rend compte à quel point c'est difficile de se mettre en position de gagner les 24 Heures, qu'on se dit que ce n'est pas sûr que l'on sera à nouveau dans cette situation-là. On revient ici en ayant en tête que l'on peut les gagner. On a vraiment une voiture qui peut nous permettre de les gagner. Et ça fait du bien de se dire que l'on a une réelle deuxième chance. Ce n'est pas comme en 2015, où l'on savait avant même le début de la course qu'il nous manquait quatre secondes au tour et qu'on ne pouvait rien faire."

Propos recueillis par Guillaume Nédélec

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