Les envies de Button : piloter et engager son équipe au Mans

Bientôt de retour en course au volant d'une GT3, Jenson Button assure qu'il n'en a pas terminé avec le pilotage à haut niveau. Ses ambitions sont également élevées pour l'équipe qu'il dirige.

Les envies de Button : piloter et engager son équipe au Mans

On peut avoir 40 ans passés et se chercher encore ! Retiré de la Formule 1 depuis plusieurs années et la fin de son aventure avec McLaren, Jenson Button a multiplié les expériences dans d'autres disciplines tout en essayant de donner la priorité à sa vie familiale. En quête d'un nouveau défi qui puisse réellement le séduire, après avoir notamment conquis un titre en Super GT au Japon, le Champion du monde 2009 de F1 avoue ne pas être rassasié. Le pilotage lui manque, mais il veut pouvoir s'y consacrer dans un projet qui mobilise toute son attention.

"J'ai quitté la F1 en 2016, c'est fou, ça fait déjà quatre ans", rappelle-t-il dans les colonnes d'Autocar. "J'ai fait deux courses en 2017, l'une à Monaco en F1 et l'autre à Suzuka en Super GT. Et ces deux dernières années j'ai couru en Super GT, ce que j'ai adoré. J'ai l'impression que ça fait dix ans que je n'ai pas piloté alors que ça ne fait que huit mois. Mais c'est difficile de trouver quelque chose qui me plaise et dans quoi je puisse réellement me plonger."

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En dépit de quelques touches en IndyCar, Button lorgne clairement du côté de l'Endurance. Au départ des 24 Heures du Mans en 2018 avec SMP Racing en LMP1, il a apprécié l'expérience et aimerait la renouveler. "Au Mans, l'âge n'a pas d'importance tant que l'on est encore affamé", assure-t-il. "Je suis toujours en super forme et j'ai faim." Cependant, les opportunités pour renouer avec le Circuit de la Sarthe dans des conditions qui lui conviennent ne sont pas forcément légion. "Le Mans traverse une période étrange", estime Button. "J'adore l'idée de la nouvelle réglementation LMDh, mais ce ne sera pas avant 2022, et quels seront les constructeurs impliqués ? Nous ne le savons pas."

"Je fais énormément de karting", ajoute-t-il. "C'est la seule chose que je puisse faire pour rester alerte, avoir les bons réflexes et rouler avec des gars de 17 ans. Je veux courir, il faut juste trouver la direction à suivre. Il y a eu des opportunités pour faire un test en IndyCar, mais c'est tombé à l'eau à cause de la pandémie. Je serais vraiment intéressé de courir sur les circuits urbains en IndyCar, mais les ovales ce n'est pas trop mon truc. Il y a aussi le GT3, même si je n'en ai jamais piloté, et puis il y a toujours Le Mans."

Le GT3, c'est justement par là que Button va renouer avec la compétition au début du mois prochain. Propriétaire de sa propre équipe avec Chris Buncombe, il a engagé une McLaren 720S supplémentaire pour la manche de Silverstone dans le championnat britannique. Le Jenson Team Rocket RJN continue doucement son évolution, avec des perspectives qui se veulent ambitieuses.

"J'adore l'Endurance, et c'est là que Chris et moi voulons voir l'équipe", insiste Button. "Il n'y est pas uniquement question de rythme pur ou d'un individu seul, c'est un véritable effort collectif. Nous aimerions voir l'équipe courir les 24 Heures du Mans, affronter les meilleurs. Ce doit être un objectif. Pourquoi ne le serait-il pas ? […] J'ai toujours aimé l'idée de diriger une équipe. En voyant son équipe évoluer, on se sent aussi bien que lorsque l'on gagne dans le cockpit, et je n'aurais jamais pensé que ce soit le cas lorsque je courais."

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