Les débuts d'un rookie aux 24 Heures du Mans en LMP1

Rares sont les pilotes qui font leurs premiers tours de roue sur le Circuit de la Sarthe dans la catégorie reine qu'est le LMP1. Louis Delétraz revient sur ces 24 Heures du Mans pas comme les autres.

Les débuts d'un rookie aux 24 Heures du Mans en LMP1
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Pour Louis Delétraz, Le Mans était loin d'être une destination inconnue avant sa première participation aux 24 Heures. Le double tour d'horloge sarthois, course légendaire s'il en est, exerce une sorte de fascination chez les fans comme chez les pilotes. Né en 1997, Delétraz y est souvent venu dans son enfance, accompagnant son père Jean-Denis, auteur de neuf participations entre 1995 et 2012, dont deux victoires dans la catégorie LMP675 en 2001 et en 2002.

Une vingtaine d'années plus tard, le jeune Suisse a débarqué en LMP1 chez Rebellion, avec un grand sourire. "À 23 ans, débuter en LMP1 dans un team suisse pour un Suisse, ce n'est pas tous les jours !", s'exclame-t-il. "Partager le volant à trois, faire la nuit au Mans… Tout le monde dit que c'est magique, que c'est la course la plus dure, mais je n'ai pas vécu ça – je l'ai vécu à travers mon père seulement."

"Je suis venu plus de cinq fois quand j'étais petit. Ce qui m'avait marqué, c'est l'ambiance qu'il y avait, la parade des pilotes, les campings… J'ai vécu la magie du Mans en tant que spectateur, et c'était très sympa de pouvoir partager cette année avec [mon père], parce qu'il est venu. En F2, on discute beaucoup, mais je peux moins m'appuyer sur ses conseils. Là, je n'avais aucune expérience du Mans, donc qu'il soit là et avoir Romain Dumas comme coéquipier, c'était très utile."

#3 Rebellion Racing Rebellion R-13 - Gibson: Louis Delétraz

Pandémie de COVID-19 oblige, le programme de ces 24 heures du Mans a été fortement remanié. La course a été reportée de juin à septembre, la Journée Test a été annulée, et les essais ont été concentrés sur le jeudi, avec dix heures d'essais libres et trois quarts d'heure de qualifications, avant une demi-heure d'hyperpole le vendredi et un warm-up d'un quart d'heure le samedi. Très clairement, cela a compliqué la vie des nombreux rookies.

"J'ai découvert la piste et une voiture que je ne connaissais pas forcément bien, qu'il fallait partager, en plus de faire les réglages", explique Delétraz, qui avait remporté les 24 Heures du Mans Virtuelles trois mois plus tôt. "Les trois premiers tours que j'ai faits sur le circuit, je me suis dit : 'Mais qu'est-ce qu'on fout là ?' Ça va très, très vite, c'est un circuit urbain assez bosselé. C'était génial, mais ça fait vraiment bizarre, au début. Les deux ou trois premiers tours, on prend dix secondes et on se dit : 'Comment je vais faire pour trouver dix secondes ?' Le circuit est tellement long que c'est très facile de perdre du temps ; c'est comme la Nordschleife, j'imagine. Pas besoin d'être lent pour perdre beaucoup de temps. Et le trafic dans les esses Porsche… venant de la monoplace, c'est quelque chose que je ne connais pas."

"Dans mon premier run, j'ai fait 11 tours de suite, un relais complet. Après trois ou quatre tours, on commence à prendre le rythme, et à la fin de ce premier relais, j'avais le sourire aux lèvres, je me suis dit : 'C'est fantastique, je comprends mieux pourquoi il y a la magie du Mans, pourquoi les pilotes aiment tant ce circuit et tout ce qui va avec'."

"C'était très chargé durant les quatre jours, très intense aussi pour les mécaniciens et les ingénieurs qui dorment encore moins que nous. Faire Le Mans sur quatre jours, ce n'est pas facile : jeudi, nous avons roulé pendant dix heures, nous avons fini à minuit. Entre minuit et le lendemain, où ça roulait à 11h30, les mécaniciens ont reconstruit une voiture. Parce qu'il faut une voiture neuve pour la course ; le warm-up n'était que de 15 minutes, et il risquait de pleuvoir, donc pour pouvoir faire quelques tours avant la course, la voiture a été reconstruite entre le jeudi et le vendredi."

Pas besoin de gérer les pneus !

Delétraz ne manque pas de souligner qu'il vient de la monoplace ; c'est une remarque pertinente, même s'il avait déjà fait quelques courses en GT. Champion de Formule Renault 2.0 et vice-Champion de Formule V8 3.5, le Suisse évolue depuis 2017 en Formule 2, compétition où la gestion des pneus joue un rôle crucial. Ainsi, par rapport à la Dallara F2 2018, piloter la Rebellion R13 représente une sensation… "Très différente. C'est une façon de piloter complètement opposée. Ça fait les mêmes chronos, mais pas du tout de la même façon."

#3 Rebellion Racing Rebellion R-13 - Gibson: Romain Dumas, Nathanael Berton, Louis Deletraz

"La plus grosse différence, ce sont les pneus : les Pirelli, ça fait quatre ans que je suis en F2 et que je ne peux plus faire deux tours de suite à fond. Je monte dans la LMP1 en pneus neufs, on sort des stands à fond. J'ai fait cinq relais de suite dans la nuit, à fond, et le dernier tour est à une seconde du meilleur tour. Sur un circuit de 13 kilomètres. C'est quand même très différent !"

"La LMP1 va très vite dans les virages rapides, c'est très impressionnant dans les virages Porsche au Mans, même si nous avons un kit à faible appui. Je pense que c'est aussi parce que les pneus acceptent plus. Par contre, dans les virages lents, la F2 a plus de grip mécanique. C'est plus léger, ça reste une monoplace. C'est beaucoup plus agile dans les virages lents et serrés."

Dans ce contexte, Delétraz a eu la chance d'être épaulé par deux pilotes d'expérience : Nathanaël Berthon, dont c'était la septième participation aux 24 Heures du Mans et la seconde en LMP1, et Romain Dumas, pour sa 20e apparition en Sarthe, où il s'est imposé au général en 2010 avec Audi et en 2016 avec Porsche.

"Romain, on n'en parle plus, il l'a gagné plusieurs fois dans des voitures d'usine", rappelle un Delétraz admiratif. "Nathanaël l'a aussi fait plusieurs fois. Je ne le connaissais pas bien du tout avant qu'on ne commence ce programme avec Rebellion, mais il est vraiment fantastique, je peux aussi compter sur lui, il a aussi de l'expérience. Pour moi, c'était un plaisir de partager cette voiture avec eux deux. Nous parlons tous français et nous nous sommes très bien entendus avec les mêmes objectifs."

Un chrono qui inquiète Toyota en EL3

Manifestement, le pilote Rebellion a connu une prompte adaptation, en témoigne son meilleur temps signé dès le début des Essais Libres 3 en 3'19"158. Ce chrono n'allait pas être battu lors de ces quatre heures de tests et a même causé l'inquiétude de Sébastien Buemi (Toyota). Pourtant, Delétraz aurait apparemment pu faire bien mieux.

"Ce qui est assez drôle, c'est que j'ai fait 3'19"1 dans mon premier tour, puis j'ai commencé mon deuxième tour et j'étais en train d'améliorer de deux secondes… jusqu'au moment où Buemi s'est raté à Arnage", relate-t-il. "Il était devant moi, il roulait doucement dans les Esses Porsche, il ne m'a pas vu et il m'a bloqué. J'étais en train de faire un 3'17"2, j'étais en violet dans les deux premiers secteurs ! J'ai envoyé un petit message à Seb, je lui ai dit : 'Je te vois au Mans depuis que je suis tout petit, je n'aurais jamais pensé dire que toi, dans une Toyota, tu allais me bloquer dans les esses Porsche quand j'étais en train de faire un 3'17 !'"

#3 Rebellion Racing - Rebellion R-13 - Gibson: Nathanae?l Berthon, Romain Dumas, Louis Delétraz

"Le but était de préparer l'hyperpole, voir ce que la voiture était capable de faire. Cela m'a un peu rassuré : 'Je suis compétitif, je suis dans les chronos qu'il faut faire, et maintenant je peux rouler plus relax, parce que je suis dans le coup et je peux faire le travail'. C'était sympa que Rebellion me fasse confiance là-dessus." L'hyperpole a effectivement été confiée à Louis Delétraz pour la voiture #3, avec la quatrième place en 3'18"330 à la clé.

Le plus dur restait à faire : la course. Nathanaël Berthon a mené un premier run solide pour la Rebellion #3, Romain Dumas lui emboîtant le pas. Louis Delétraz a pris le relais en début de soirée et n'a pas été épargné par les neutralisations de la course. "Je devais faire un quadruple relais, et j'ai fini par faire 3h50 dans la voiture – le temps maximum est de quatre heures. J'ai fait deux relais sous drapeau vert, et après j'ai eu des slow zones, des voitures de sécurité, des restarts… C'était vraiment très long et très compliqué, car les pneus refroidissent. Contrairement à la Toyota, nous n'avons pas quatre roues motrices, donc les pneus avant sont toujours froids. C'était très glissant et très piégeux, cela m'a demandé beaucoup de concentration et m'a vraiment fatigué."

La Rebellion #3, qui n'a pas fait la totalité de la saison 2019-2020 de FIA WEC contrairement à la #1 du trio Menezes-Nato-Senna, a progressivement perdu du terrain sur la voiture sœur. "Oui, nous étions plus lents que la #1, ce qui est un peu normal, car ils connaissent la voiture depuis le début de la saison", admet Delétraz. "Eux, ils attaquaient pour mettre la pression sur Toyota. Nous étions clairement un peu plus lents ; ils ont trois pilotes rapides. Il n'y a pas de honte à ça : c'est un peu nos débuts, c'est normal. C'est la même chose pour l'équipe de mécaniciens, c'est aussi leur première course de l'année. C'est normal que nous perdions une ou deux secondes çà et là, lors des arrêts au stand."

#3 Rebellion Racing Rebellion R-13: Romain Dumas, Nathanaël Berthon, Louis Delétraz

Quand un animal se fait écraser…

Le prototype au numéro 3 a toutefois surtout laissé filer un certain temps lorsqu'un incident insolite s'est produit lors du second passage de Delétraz au volant, entre 3h30 et 7h environ : il a percuté un animal non identifié dans la ligne droite des Hunaudières, et son bolide ne s'en est pas tiré indemne…

"J'étais au bout de la ligne droite, après la deuxième chicane, et tout d'un coup j'ai entendu un gros boum. Je n'ai rien vu, mais j'ai eu très peur. Le premier réflexe que j'ai eu, c'est de me dire que je n'avais pas vu un drapeau jaune et que j'avais tapé quelque chose. J'étais vraiment inquiet, je me suis demandé ce que j'avais fait."

"Tout de suite après, j'ai freiné pour Mulsanne, et j'ai vu un truc poilu remonter sur le splitter avant et le pare-brise. Il y avait la jambe qui volait avec un peu de sang partout. C'était dégueulasse, ça puait dans la voiture, ça sentait la viande brûlée. C'était vraiment horrible. J'ai dit à la radio que j'avais shooté un animal et que je pensais avoir des dégâts. Il était bloqué à l'avant, donc j'ai essayé de zigzaguer en ligne droite pour l'enlever, je n'y arrivais pas. Je crois que dans les esses Porsche, il est parti."

"J'ai essayé de refaire un tour, mais ça m'a trop endommagé la voiture, je n'avais plus d'aéro. J'ai dû rentrer au stand. Effectivement, il y avait de gros dégâts sur le splitter avant, ça devait être un très gros lièvre – c'était gris et poilu – ou quelque chose comme ça. Il y avait pas mal de viande et de boyaux dans la voiture."

Les dégâts provoqués par la collision avec un animal sur la #3 Rebellion Racing Rebellion R-13 - Gibson: Romain Dumas, Nathanaël Berthon, Louis Delétraz
Les dégâts provoqués par la collision avec un animal sur la #3 Rebellion Racing Rebellion R-13 - Gibson: Romain Dumas, Nathanaël Berthon, Louis Delétraz

Les freins et l'embrayage font des leurs

La #3 a ainsi perdu un tour, et ce n'était manifestement que le début des ennuis, alors qu'elle avait pris trois boucles d'avance sur la Toyota #7, restée coincée au stand pendant une demi-heure à cause d'un problème d'échappement.

"Dès trois heures du matin, quand je suis monté dans la voiture, on m'a dit qu'on commençait à être un peu short sur les freins, qu'il fallait commencer à les sauver", raconte Delétraz. "Je faisais déjà du lift-and-coast, nous avions décidé que la performance pure n'était plus… Nous n'avions personne à qui mettre la pression devant, il fallait juste que nous roulions et que nous allions au bout."

7h, quand j'ai donné la voiture à Nathanaël, elle a commencé à avoir des problèmes d'embrayage. Nous avons un système d'embrayage qui est automatique, il n'y a pas de pédale d'embrayage. Il faut un bouton pour démarrer la voiture, et il faut relâcher une palette. Le problème, c'est qu'il y a de l'air qui rentre dans le système ; il faudrait faire des purges, mais ça fait perdre du temps. Et là, Nathanaël a mis 15 ou 20 secondes avant de parvenir à faire démarrer la voiture."

Ce problème a effectivement empiré lorsque Delétraz a pris le volant pour les trois dernières heures de course. "Ce n'est même pas que je calais, c'est que la voiture ne démarrait pas. Vu que l'embrayage n'est pas purgé, même quand on est à fond sur cette palette, ce n'est pas débrayé. J'appuyais sur le starter, qui faisait avancer la voiture tout doucement, par à-coups. Cela faisait démarrer le moteur mais ça ne démarrait pas, parce que ce n'était pas complètement débrayé."

#3 Rebellion Racing Rebellion R-13 - Gibson: Romain Dumas, Nathanaël Berthon, Louis Delétraz

Un accident à deux heures du but

Puis, vers 13h20, Delétraz est sorti large du virage d'Indianapolis et a légèrement touché le mur de pneus, endommageant l'avant de son prototype. "J'étais sincèrement très déçu et énervé après ce qui s'est passé, contre moi-même mais aussi en général", déplore-t-il. "Ce problème d'embrayage nous faisait perdre beaucoup de temps, il y avait quand même une Toyota qui était loin, mais pas si loin derrière nous si nous continuions à avoir ces problèmes. Je suis monté dans la voiture, et le premier truc qu'on m'a dit, c'est 'on n'est pas bien au niveau des freins, il faut les sauver beaucoup, autrement on n'arrivera pas au bout de la course'. Je n'étais pas là pour faire un chrono, je n'étais pas là pour prendre des risques. Je lâchais les gaz 300 mètres avant le virage, j'appuyais doucement sur les freins. La pédale devenait de plus en plus longue, et ça, Romain Dumas l'avait déjà au run d'avant."

"Quand je suis arrivé à Indianapolis, j'ai freiné. J'avais déjà lâché les gaz 200 ou 300 mètres avant, donc je n'étais pas en train d'attaquer. Je n'ai pas d'explication exacte, mais ça n'a pas bien freiné. Je suis donc arrivé trop vite dans le virage, j'ai essayé de faire ce que je pouvais. J'ai légèrement touché le mur extérieur, ça a arraché le splitter avant. Sur le moment, ça arrive vite, mais c'était tellement lent, tellement frustrant ! De toute façon, je devais ravitailler en essence ; ils ont changé le splitter avant, et l'aileron arrière par précaution."

"Là, ils posent la voiture par terre, et elle ne redémarre plus du tout ! Nous avons perdu 30 secondes, ils ont commencé à rentrer la voiture [au garage], et là, elle a démarré. Ils l'ont posée, elle a calé. Ils l'ont relevée et rentrée dans le box pour faire une purge. C'était un moment de panique pour toute l'équipe, nous ne pouvions pas finir la course si ça continuait comme ça. Nous avons perdu le podium, nous avons tout perdu."

"J'étais énervé, car j'ai quand même touché le mur, c'est la dernière chose que je voulais faire. Sur le principe, est-ce que je me sens coupable ? Oui et non. On sait que nous avions des problèmes sur la voiture. J'aurais été très énervé si j'avais eu cet accident en voulant faire un chrono et montrer à tout le monde ce que je pouvais faire. Là, je ne peux pas m'en vouloir, car je n'ai pas fait quelque chose de stupide. Beaucoup de gens m'ont dit que c'était Le Mans. [Berthon et Dumas] sont venus me voir et m'ont dit : 'Voilà, c'est comme ça. On a essayé et on n'a pas réussi'."

#3 Rebellion Racing Rebellion R-13 - Gibson: Romain Dumas, Nathanael Berton, Louis Deletraz

La Toyota #7 s'est alors emparée de la troisième position et la Rebellion #3 a vu le podium lui échapper. Berthon, Delétraz et Dumas ont néanmoins pris la quatrième place de la course. Le Suisse en garde malgré tout un goût amer : "Ce qui a été très dur pour moi, c'est qu'à la télé, on voit le crash et on ne voit pas forcément ce qui s'est passé. Il fallait que ça tombe sur quelqu'un, c'est tombé sur moi. À part ça, ces 24 Heures du Mans ont été fantastiques, c'était une expérience énorme pour moi, même s'il y a eu cet accident à la fin : on peut toujours faire les choses différemment, et j'accepte totalement que j'aurais peut-être pu freiner deux mètres plus tôt, même si le tour d'avant, je n'ai pas freiné plus tôt."

C'était par ailleurs la dernière course de Rebellion Racing, écurie qui a participé aux 13 dernières éditions des 24 Heures du Mans avec de nombreuses places d'honneur et deux podiums au général, dont la deuxième place de la #1 en 2020. Delétraz a tenu à saluer l'héritage de la structure menée par Alexandre Pesci, et à remercier ce dernier, qualifiant le palmarès de Rebellion de "vraiment énorme".

Il s'agit désormais de préparer un éventuel retour en Sarthe l'an prochain, lors d'une édition peut-être plus "normale" avec un pesage en centre-ville et la parade des pilotes. "Je me voyais faire toutes ces choses-là que je n'ai pas eu l'occasion de faire, et c'est pour ça que je veux être de retour l'année prochaine, ce serait le but. J'ai toujours dit que l'Endurance n'était pas un plan B mais un vrai désir, une vraie envie. J'ai vécu un Le Mans spécial et j'aimerais faire le vrai Le Mans le plus vite possible."

"Quand on voit le futur qui va avec le LMDh et l'Hypercar, pour moi, c'est clairement un objectif. J'ai vraiment envie d'être dans ces voitures et de pouvoir retourner au Mans, car je pense que j'ai quelque chose qui n'a pas été fini cette année, et j'ai une vraie passion pour ce sport et cette course. Beaucoup de gens me le demandent, beaucoup de jeunes pilotes me disent : 'GT, LMP1, ça ne m'intéresse pas', ils ne voudraient pas faire les programmes que je fais. Moi, je trouve que c'est une opportunité en or."

En attendant, le pilote de réserve Haas F1 Team va conclure sa quatrième campagne en Formule 2, où il occupe la septième place du championnat, et peut-être enfin remporter cette première victoire qui lui échappe encore et toujours dans l'antichambre de la F1. Auteur de neuf podiums déjà, Delétraz a encore quatre courses pour concrétiser, avant de changer de voie l'an prochain ?

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