Dossier ORECA - Epopées et souvenirs victorieux avec Hugues de Chaunac 

En 42 ans d’une histoire qui s’écrit encore, nombreuses sont les victoires qui ont jalonné la construction d’un nom aussi réputé qu’ORECA dans le monde de la course automobile.

Les évoquer permet de prendre conscience de l’ampleur du travail accompli par Hugues de Chaunac et ses hommes, alors que le palmarès continue de s’étoffer. 

C’est indéniablement au cœur des années 1990 puis 2000 que l’entité ORECA a mis son empreinte la plus visible sur l’Histoire du sport, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. 

On pourrait citer l’épopée du Paris-Dakar en 1990 avec la Samara-Porsche, la victoire aux 24 Heures du Mans avec Mazda en 1991, les nombreux succès décrochés sur le Trophée Andros, la domination insolente des Dodge Viper outre-Atlantique comme au Mans en 1998, ou encore les victoires aux 24 Heures de Daytona en 2000 ou aux 12 Heures de Sebring en 2011. 

Autant de couronnes de lauriers qui témoignent à la fois de la diversité et de l’étendue des accomplissements d’ORECA partout où il y a eu un engagement, que ce soit sous son propre nom ou en soutien d’un partenaire. 

Une passion assouvie grâce aux victoires

Ce qui frappe rapidement lorsque l’on a l’occasion de rencontrer Hugues de Chaunac et d’évoquer le chemin parcouru, c’est sa volonté de se tourner sans cesse vers l’avenir. Difficile alors, quand on est tout sauf un homme du passé, de se retourner sur quarante années glorieuses. Néanmoins, il y a toujours des moments qui marquent plus que d’autres, tout aussi nombreux qu’ils soient. 

"Je suis un passionné complet de sport automobile, et j'ai développé mon entreprise pour assouvir ma passion, comme un grand chef qui adore la cuisine mais doit faire tourner son entreprise", rappelle Hugues de Chaunac à Motorsport.com. "Nous avons connu de très grandes victoires, des victoires difficiles, qui ont amené un trop-plein d'émotions très fort, donc il y en a quelques-unes qui marquent." 

"C’est sûr que celle qui est récente et fut la plus forte en terme d’émotions, c'est Sebring [en 2011]. Parce que nous battons Audi officiel, nous battons Peugeot officiel, nous battons Honda, alors que nous arrivions avec une voiture qui était un peu considérée comme "la grand-mère"."

A l’époque, ORECA exploitait en fait la Peugeot 908 de l’année précédente, ne disposant pas des évolutions et du travail de développement effectué sur les prototypes du constructeurs français pour la saison 2011. 

"Nous avions fait une course sans faute, les ingénieurs avaient fait un boulot extraordinaire… Et là c'est le summum de l'émotion, que j'ai vécu en live. Ça reste marquant. De temps en temps, aller voir un peu la vidéo permet de se dire que nous avons vécu quelque chose de grand."

L’épopée de la Dodge Viper

Pour toute une génération, le nom d’ORECA est également associé à la saga victorieuse de la Dodge Viper, capable de signer un doublé épatant aux 24 Heures du Mans 1998 dans la catégorie GT2. Une voiture exploitée pendant plusieurs années et qui garde une place très particulière dans le coeur de Hugues de Chaunac, autant professionnellement que personnellement. 

"C’est une très grande place, qui est liée en même temps au fait que j'ai découvert les Etats-Unis et les Américains, en y travaillant, en faisant pendant deux ans les championnats américains, en remportant toutes les grandes épreuves en GT (Sebring, Daytona)", raconte-t-il. "C’est une période très forte, pendant laquelle nous gagnions tout avec la Viper. La Porsche était à l'époque la GT qui dominait, et nous sommes arrivés et nous avons tout gagné pendant quatre ans. C'était une grande page."

Un "gros coup de cœur" pour les pilotes

Mais surtout, il n’y aurait pas de si grandes victoires et de souvenirs aussi marquants sans aventures humaines. Dans le rôle qui est le sien, de Chaunac n’a jamais cessé de vouer une admiration sans faille aux pilotes avec lesquels il a travaillé. Un rôle central, presque sacré, au coeur d’une relation particulière tissée par un homme plus que bienveillant. 

"Ils m'ont tous marqué pour des raisons différentes, que ce soit Alain Prost, Jean Alesi, Nicolas Lapierre, Loïc Duval, Olivier Panis… J'ai toujours eu une relation très forte avec les pilotes, c'est un lien qui est fort." 

"J’entretiens une relation avec les pilotes Toyota qui est également privilégiée car j'ai un gros coup de cœur pour les pilotes et j'ai une relation qui est un peu celle du grand frère qui les admire, qui parle avec eux."

Les pilotes qui ont collaboré, à un moment ou un autre de leur carrière, avec ORECA, forment une liste impressionnante qui pourrait tenir lieu de palmarès à elle seule. Parmi eux, Nicolas Lapierre entretient en effet une relation étroite et particulière avec Hugues de Chaunac.

"C’est lui qui m’a amené en Endurance alors que j’étais encore en GP2 et que mon objectif était vraiment ciblé sur la Formule 1", raconte l'ancien pilote Toyota à Motorsport.com. "Il a réussi à me convaincre de tourner la page et de passer dans un monde que je ne connaissais pas du tout. Après on a quand même fait tout notre chemin en Endurance ensemble : la Courage, l’Oreca, la Peugeot et puis Toyota. C’est quelqu’un qui est très paternaliste avec ses pilotes, qui est très proche de ses pilotes mais aussi de ses ingénieurs et de son équipe. Il gère vraiment ses équipes comme une petite famille et c’est sa grande force."

"Si j’ai le choix entre deux LMP2 par exemple, je vais me diriger plus facilement vers ORECA, c’est sûr. J’aime bien Hugues, j’ai de bons rapports avec David Floury… ORECA c’est une équipe qui est assez particulière pour moi. Donc je préfère rouler avec eux et c’est toujours un plaisir de travailler avec eux."

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A propos de cet article
Séries 24 heures du Mans , WEC
Type d'article Contenu spécial
Tags dossier, histoire, oreca, sebring, souvenirs