LMP1 - Jusqu'à 80 km/h de différence avec les GT en virage ?

La gestion du trafic représente toujours l'un des aspects les plus importants des 24 Heures du Mans, mais prend un nouveau visage cette année.

LMP1 - Jusqu'à 80 km/h de différence avec les GT en virage ?
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid : Neel Jani, Andre Lotterer, Nick Tandy
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#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid : Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima
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#4 ByKolles Racing CLM P1/01: Oliver Webb, Dominik Kraihamer, Marco Bonanomi
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#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid : Anthony Davidson, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima
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B.V., Le Mans - En effet, le plateau est plus fourni que jamais avec un record de 60 voitures au départ, alors que les LMP2 atteignent une rapidité sans précédent, notamment en ligne droite, où elles sont plus rapides que les LMP1 !

"Le trafic change énormément de philosophie", reconnaît André Lotterer, pilote Porsche en LMP1. "Du fait que les P2 sont plus rapides, on les double beaucoup moins, donc la moyenne de dépassements est plus basse, ce qui est plus agréable."

"Par contre, quand il faut les doubler, c'est plus compliqué car il y a moins de différence de vitesse entre les deux voitures – surtout en bout de ligne droite où eux ont plus de chevaux que nous. On va plus vite qu'eux sur un tour mais en bout de ligne droite ils sont aussi rapides, voire plus rapides."

Les GT sont lentes... partout !

Sébastien Buemi, qui court pour le constructeur rival Toyota, apprécie néanmoins le différentiel de vitesse réduit avec les LMP2.

"L'avantage des LMP2 plus rapides, c'est qu'en fait, vous les rattrapez moins souvent, donc ça donne l'impression qu'il y a moins de voitures sur la piste", explique Buemi pour Motorsport.com. "J'ai peut-être été un peu chanceux à la Journée Test parce que j'ai vraiment trouvé que c'était beaucoup mieux, même s'il y avait 60 voitures. Mes collègues m'ont dit que ce n'était pas mieux, donc ça dépend aussi de la chance que vous avez."

"Dans l'idée, je trouve que les LMP2 plus vite, ça va bien en les dépassant en début de ligne droite. Dans les virages, elles vont quasiment à la même vitesse que nous. Elles accélèrent un peu moins fort, et c'est tout."

En revanche, en ce qui concerne les 29 GT présentes dans le peloton, la situation est tout autre. "Les GT, c'est une grosse différence", confirme le Suisse. "Elles ne vont pas vite en ligne droite, elles ne vont pas vite à l'accélération et elles ne vont pas vite du tout dans les lignes droites."

"Des fois, vous arrivez derrière dans les virages Porsche, et la différence de vitesse est tellement grande ! C'est une chicane à éviter ! Je ne sais pas quelle est la différence de vitesse, mais ça doit être 50 à 80 km/h dans certains virages. C'est de la folie ! Si les GT allaient dix secondes au tour plus vite, ça ne me poserait pas de problème."

Cet avis est partagé par Dominik Kraihamer, qui pilote la seule LMP1 privée, la ByKolles #4, qui ne comprend aucun système hybride.

"Avec toutes ces voitures, ces vitesses, c'est horrible", commente l'Autrichien à notre micro. "Je trouve ça très très dangereux. Je pense qu'il font des tours en dessous des tours en 3'30, ce qui n'était même pas prévu à l'origine pour les LMP1 hybrides. Avec les LMP2, les LMP1 Hybrides, ça risque d'être difficile. Je ne dis pas que ce n'est pas bien d'avoir toutes ces voitures, c'est la vitesse qui m'inquiète."

Des amateurs qu'on voit de loin

Enfin, il y a le facteur de l'homme au volant. Car sur les 87 pilotes de GT, régulièrement dépassés par les prototypes au fil de la course, on retrouve 32 amateurs (pilotes classés bronze ou silver).

"Les amateurs, en général, il y a quand même une tendance, ils sont de mieux en mieux", relativise Sébastien Buemi. "Mais il y en a quand même. On les reconnaît rapidement, je peux vous le dire ! Après, ça fait partie de la course. C'est à nous de gérer le mieux possible."

Avec Basile Davoine et Guillaume Nédélec

 

 

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