López a "eu du mal" face à un Alonso "très rapide"

Si Toyota a dominé la 86e édition des 24 Heures du Mans, grâce notamment à un travail de préparation minutieux autour de la fiabilité, encore fallait-il départager les deux équipages en l'absence de coup du sort affectant l'un ou l'autre.

López a "eu du mal" face à un Alonso "très rapide"
Sur le podium du classement général : les vainqueurs Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso, Toyota Gazoo Racing
Les vainqueurs #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso franchissent la ligne
Vainqueurs, l'équipage de la #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso
#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez
Vainqueurs, l'équipage de la #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso
Sur le podium du classement général : le vainqueur Fernando Alonso, Toyota Gazoo Racing
Les vainqueurs, l'équipage de la #8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima, Fernando Alonso
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Kazuki Nakajima
Les mécaniciens de Toyota Gazoo Racing attendent pour un arrêt aux stands
#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez

B.D., Le Mans - Il y a bien eu cette pénalité d'une minute touchant la Toyota #8 en début de nuit, après un excès de vitesse dans une Slow Zone. Et d'ailleurs, on a pu imaginer que cela donnait la voie libre au trio de la #7. Mais les relais nocturnes ont fait la différence inverse, notamment avec ce quadruple relais de nuit déterminant réalisé par Fernando Alonso.

L'Espagnol a invariablement réduit l'écart avec la Toyota de tête dans cette phase de la course, avant de passer le relais à un Kazuki Nakajima tout aussi efficace. Alors que le double Champion du monde de F1 était au volant de l'une des deux TS050 Hybrid, José María López était dans le baquet de l'autre.

"Je dois d'abord féliciter la voiture #8 et toute l'équipe Toyota", a d'abord tenu à souligner López. "Il y a beaucoup de gens qui travaillent derrière nous – simulations d'endurance, voyages, beaucoup de jours loin de chez eux – alors c'est un énorme accomplissement pour Toyota et c'était l'essentiel pour nous. Nous nous sommes battus entre coéquipiers, une lutte fair-play, mais pouvoir apporter le trophée à Toyota est vraiment une bonne chose."

Après la course, l'Argentin n'a cherché ni excuse ni circonstance atténuante, reconnaissant simplement que l'équipage le plus rapide l'avait emporté, et qu'il avait lui-même manqué de rythme. Y compris parce que la position de leader en début de nuit poussait à la prudence légitime.

"Concernant la course, j'ai eu du mal. J'ai toujours pris la piste en même temps que Fernando. Nous avons eu une belle bagarre et je crois que l'on peut dire qu'ils ont trouvé un très bon rythme. Fernando était très rapide. À ce moment-là aussi, je ne voulais prendre aucun risque car nous étions en tête. Mais dans tous les cas, ils ont toujours eu un rythme un peu meilleur."

"Dans une course de 24 heures, ça se termine toujours comme ça, si vous êtes un peu plus rapide de quelques dixièmes, ça fait une grosse différence au bout de 24 heures. Je suis satisfait de cette deuxième place. Je suis vraiment fier de mes coéquipiers Kamui et Mike, nous avons tout donné. Ça n'a pas suffi mais nous sommes prêts pour une autre bagarre."

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