Mecachrome et Ginetta main dans la main pour avancer

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Mecachrome et Ginetta main dans la main pour avancer
Par : Basile Davoine
14 juin 2018 à 17:35

B.D., Le Mans - Directeur du département Motorsport de Mecachrome, Bruno Engelric s'est entretenu avec Motorsport.com pour expliquer et préciser les problèmes qui ont affecté les deux prototypes LMP1 du CEFC TRSM Racing lors des essais de mercredi.

#5 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Charles Robertson, Michael Simpson, Leo Roussel
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Oliver Rowland, Alex Brundle, Oliver Turvey
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Oliver Rowland, Alex Brundle, Oliver Turvey
#5 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Charles Robertson, Michael Simpson, Leo Roussel
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Oliver Rowland, Alex Brundle, Oliver Turvey
#5 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Charles Robertson, Michael Simpson, Leo Roussel
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Oliver Rowland, Alex Brundle, Oliver Turvey
#5 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1: Charles Robertson, Michael Simpson, Leo Roussel
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1
#6 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1
#5 CEFC TRSM RACING Ginetta G60-LT-P1

Bruno Engelric, que s'est-il passé lors de la séance de mercredi soir ? 

Lorsque l'on a démarré, la voiture s'est arrêtée au Tertre Rouge. Ils nous ont ramené la voiture ici, toute l'équipe a travaillé pour la redémarrer, pour trouver l'origine du problème. On l'a plus ou moins trouvée, après quelques autres tours, ce qui nous a fait perdre la première séance. Mais la deuxième séance s'est plutôt bien passée de notre côté, sans souci particulier. Nous sommes en train d'apprendre à faire marcher cette voiture, car on n'a pas de kilomètres.

Qu'est-il arrivé à l'autre voiture, dont le moteur a été changé entre les deux séances ?

Elle est sortie, il y a eu des problèmes, de boîte de vitesses, de changements de rapports, électriques, pas mal de petits soucis. Ça s'est conclu à un moment donné par un problème électrique sur le moteur, que l'on a eu du mal à comprendre, et que l'on n'a toujours pas bien compris aujourd'hui même après avoir renvoyé le moteur cette nuit à Aubigny. C'est un problème électrique ou électronique : c'est l'environnement général de la gestion du moteur qui fait que l'on a des phénomènes difficilement compréhensibles, plutôt erratiques, et qui ont fait que le pilote a eu le sentiment à un moment donné d'avoir perdu un banc de cylindres, comme s'il n'y avait plus que trois cylindres sur le V6. Mais c'est revenu, puis reparti.

Le problème, c'est que c'est arrivé vingt minutes avant la fin de la première séance, alors qu'il y avait une coupure de deux heures. Il y avait deux solutions : la première était de savoir trouver l'origine du problème et changer les composants. Mais soit on est sûrs de notre coup et on peut repartir dans les deux heures, soit on décide de changer le moteur. Le couperet est tombé et nous n'avions pas vraiment détecté la problématique, on ne savait pas comment résoudre le problème, donc la seule solution était de changer le moteur, qui a fait la deuxième séance et qui continue aujourd'hui. Mécaniquement, le moteur est sûr. C'est l'environnement qui pose problème.

Aujourd'hui, ces problèmes découlent-ils essentiellement du manque de roulage ?

Si l'on a la chance de finir la course, on aura fait plus de kilomètres en course qu'en préparatifs. Ce serait un miracle ! Je n'ai jamais vu quelqu'un venir courir au Mans et qui termine sans avoir fait les séances d'essais.

Comment se répartissent les domaines d'intervention sur la voiture ?

Tout ce qui est sur le moteur, c'est nous qui nous en occupons. En revanche, quand le moteur fait arrêter la voiture, toute l'équipe est en difficulté, et quand la voiture fait qu'elle s'arrête, toute l'équipe est en difficulté, nous y compris. Avec Ginetta, tout se passe très, très bien, on a vraiment une bonne coopération. Loin de moi l'idée de dire que ce n'est pas un problème moteur. On a eu des problèmes, que l'on n'a pas su résoudre et détecter dans la voiture. Le seul moyen qu'on avait, c'était de sortir le moteur et d'en remettre un pour ne pas louper une séance d'essais. Sinon, on aurait trouvé le problème mais on n'aurait pas pu faire la séance. C'était le seul moyen simple qu'on avait pour résoudre un problème bénin.

Si l'on résume, le système est suffisamment robuste mécaniquement. Mais on l'utilise dans un environnement qui est différent de la F2 ou du GP3. Je ne pense pas qu'on va avoir un problème mécanique. Il y a un motoriste et des gens qui travaillent sur le châssis, et tout le monde travaille ensemble. On est une équipe, on est là pour faire avancer le système et chacun prend la part de ses problèmes.

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À propos de cet article

Séries 24 heures du Mans
Événement 24H du Mans
Lieu Circuit de la Sarthe
Équipes Manor Motorsport
Auteur Basile Davoine
Type d'article Interview